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Douleur à la hanche, au genou ou au pied : causes fréquentes et rôle de la chiropratique

Les conditions neuromusculosquelettiques du membre inférieur représentent une part importante des consultations en chiropratique. Les douleurs à la hanche, au genou, à la cheville et au pied peuvent affecter les déplacements, les activités quotidiennes, la posture et limiter la capacité globale du corps à fonctionner optimalement. Elles influencent donc directement la qualité de vie.

Sans compter l’apparition de douleur, une atteinte à l’une de ces structures peut rapidement entraîner différentes compensations, amenant le corps à bouger autrement pour éviter l’inconfort, ce qui peut surcharger d’autres régions, ainsi que le système nerveux, et entretenir la douleur dans le temps.

Dans cet article, vous découvrirez comment les conditions du membre inférieur sont évaluées en chiropratique, ainsi que les problématiques les plus fréquemment rencontrées au niveau de la hanche, du genou, de la cheville et du pied. L’importance d’une approche globale visant à mieux comprendre l’origine de la douleur et à soutenir une fonction optimale du corps y sera également abordée.

Le membre inférieur : quand la synergie fait toute la différence

Le mouvement du membre inférieur fonctionne de façon à ce que chaque articulation influence la suivante. Les actions de la hanche, du genou, de la cheville et du pied sont étroitement coordonnées et régulées afin de permettre de bouger avec fluidité, tout en maintenant un équilibre et une posture optimale au quotidien. Le système nerveux est donc grandement sollicité pour s’assurer que les muscles entrent en action au bon moment, que les articulations restent stables et que le corps s’adapte rapidement aux changements d’environnement afin de se maintenir en équilibre à chaque instant.

En conséquence, une altération des fonctions ci-dessous peut engendrer un déséquilibre local, c’est-à-dire au niveau du membre inférieur, mais aussi à distance (au niveau vertébral et au haut du corps) :

  • La mobilité articulaire du membre inférieur
  • La stabilité d’une articulation (proprioception)
  • La force musculaire
  • La sensation (engourdissement, perte de sensibilité)

Outre les déséquilibres engendrés, une attente de ces différentes fonctions peut également mener à l’apparition de douleur ou de blessure au membre inférieur.

Diagnostics fréquents du membre inférieur vus en chiropratique

1. Région de la hanche et du bassin

Dysfonction coxo-fémorale

L’articulation coxo-fémorale correspond à la hanche. Une dysfonction de cette articulation peut entraîner une diminution de l’amplitude des mouvements et provoquer une douleur locale, mais aussi des inconforts à distance, notamment au dos ou au genou.

Elle peut être causée par plusieurs facteurs, et, en conséquence, une évaluation approfondie par un professionnel de la santé, tel que le chiropraticien, est essentielle pour identifier la source exacte du problème et déterminer quelles structures précises sont impliquées.

Dysfonction sacro-iliaque

La dysfonction de l’articulation sacro-iliaque peut provoquer une douleur référée vers la fesse, la hanche ou la cuisse. Elle peut également entraîner une raideur, une sensation de blocage ou d’instabilité dans le bas du dos et le bassin.

Cette condition peut être liée à des déséquilibres posturaux, des compensations musculaires ou des mouvements répétitifs, et, en raison de la douleur qu’elle peut provoquer, elle peut aussi influencer la mobilité et la fonction du membre inférieur de façon globale.

Conditions de surutilisation ciblant la hanche

Certaines douleurs de la hanche peuvent survenir suite à une surutilisation des structures articulaires (muscles, ligaments, articulations, tendons). Parmi les conditions les plus fréquentes, on retrouve :

  • Tendinites (fessiers, tenseur du fascia lata, adducteurs, abducteurs)
  • Bursite trochantérique, caractérisée par une douleur latérale de la hanche, souvent exacerbée par la marche, la montée d’escaliers ou la position couchée sur le côté

Ces conditions apparaissent souvent chez les personnes pratiquant des activités répétitives ou à fort impact, comme la course, le vélo, la marche, le soccer ou le tennis.

Si la technique sportive joue un rôle, d’autres facteurs sont tout aussi déterminants : une surcharge répétée, un équipement inadéquat et un manque de récupération peuvent contribuer à l’apparition de ces douleurs.

Conditions congénitales de la hanche

Certaines douleurs peuvent découler d’une malformation congénitale. Une fois de plus, elles prouvent que l’évaluation par un professionnel de la santé qualifié est souvent nécessaire afin de permettre un suivi adéquat.

  • Malformation osseuse
  • Legg Calve Perthes (dysplasie congénitale)
  • Asymétrie de la longueur des jambes

2. Région de la cuisse

Syndrome sacro-iliaque

Le syndrome sacro-iliaque se caractérise par une dysfonction de l’articulation sacro-iliaque, qui peut entraîner une douleur locale, mais aussi irradier vers le côté de la cuisse, et ce, jusqu’au genou.

Atteintes musculaires (points gâchettes)

Il n’est pas rare que les différents groupes de muscles de la cuisse (quadriceps, ischiojambiers, adducteurs, abducteurs) puissent être hypertoniques et présenter des zones hypersensibles. Les points gâchettes peuvent être associés à la surutilisation, la compensation ou un mouvement effectué de façon inadéquate.

Atteinte nerveuse

Une atteinte des racines nerveuses lombaires, comme celles qui composent le nerf sciatique, peut entraîner une douleur irradiant dans la cuisse ou la jambe, parfois accompagnée d’engourdissements ou de faiblesse musculaire. Une évaluation neurologique est essentielle afin de différencier l’origine articulaire, musculaire ou nerveuse de la douleur. D’ailleurs, puisque le nerf sciatique est le plus long nerf du corps humain, son atteinte peut engendrer des douleurs partant du dos, et ce, jusqu’au pied.

3. Région du genou

Syndrome fémoro-patellaire

Le syndrome fémoro-patellaire est une cause fréquente de douleur au genou. Il peut être associé à :

  • Mauvais alignement du fémur et/ou de la patella
  • Hypermobilité articulaire (ciblée au genou ou généralisée, selon les cas)
  • Pied plat (diminution de l’arche du pied)
  • Trouble du ligament patellaire
  • Déviation de l’axe normal du genou (ex.: genu varum, genu valgum, genu recurvatum)
  • Atteinte musculaire (ex.: faiblesse du vaste médial du quadriceps, hypertonicité du vaste latéral du quadriceps)

Blessures traumatiques du genou

Le genou est vulnérable aux traumatismes, que ce soit au quotidien ou dans le sport. Un mauvais mouvement peut provoquer une entorse ou une déchirure des ligaments et ménisques, et parfois même de façon concomitante.

Le syndrome de la bandelette ilio-tibiale

Le syndrome de la bandelette ilio-tibiale provoque une douleur souvent associée à une brûlure sur le côté externe du genou. Elle est parfois accompagnée de douleur à la cuisse et à la hanche. Il est souvent associé à la surutilisation, notamment chez les coureurs.

La bandelette ilio-tibiale est une bande fibreuse épaisse et résistante qui longe la face externe de la cuisse, de la hanche jusqu’au tibia. Elle est étroitement associée au Tenseur du fascia lata (TFL), puisque ce dernier se fixe sur cette dernière.

Gonarthrose ou l’arthrose du genou

L’arthrose du genou peut provoquer une douleur, de la raideur et une diminution d’amplitude de mouvement. En chiropratique, l’approche vise à optimiser et maintenir la mobilité articulaire afin de réduire la douleur, à améliorer la fonction du genou et à tenter de ralentir la progression de la condition.

4. Région de la cheville et du pied

Entorse de cheville

Les entorses de cheville peuvent entraîner des lésions ligamentaires et une altération de la proprioception. Sans prise en charge adéquate, une instabilité peut s’installer, augmentant le risque de récidive et de compensation ailleurs dans le membre inférieur.

Dysfonction articulaire

Comme dans n’importe quelle articulation, une dysfonction articulaire peut entraîner une diminution de l’amplitude de mouvement. Au niveau de la cheville et du pied, ce genre de condition peut affecter le reste des articulations du membre inférieur. Au niveau de la cheville, il n’est pas rare de voir une dysfonction articulaire persister suite à une entorse pour laquelle la guérison n’a pas été optimale.

Fasciite plantaire et épine de Lenoir

La fasciite plantaire est relativement commune. Elle est associée à une irritation et une inflammation du fascia plantaire, et se manifeste par une douleur à l’insertion du fascia sur le talon, surtout à la mise en charge. Lorsque la fasciite plantaire persiste, la traction exercée par le fascia plantaire sur l’os du talon (calcanéum) peut causer l’apparition de l’épine de Lenoir. Elle est facile à diagnostiquer par radiographie, puisqu’elle se caractérise par la formation d’un bec osseux directement sur le calcanéum.

Hallux valgus

L’hallux valgus (oignon) est une déformation du gros orteil qui apparaît souvent avec l’âge. Cette condition pouvant être très limitante, il est important de consulter un professionnel de la santé, comme le chiropraticien, pour une gestion et des conseils adaptés.

La fracture de stress

La fracture de stress du pied survient souvent à cause de la surutilisation, lorsque les muscles et tendons de la région touchée ne peuvent plus absorber l’impact répété. Elle touche fréquemment les coureurs. Même sans traumatisme, il s’agit d’une vraie fracture qui nécessite du repos pour permettre à l’os de se régénérer avant de reprendre l’activité.

Conditions du membre supérieur : rôle du système nerveux et de la chiropratique

Le système nerveux régule tous les autres systèmes du corps humain. La coordination, la proprioception et la capacité d’adaptation du corps sont donc, elles aussi, gérées par lui et jouent un rôle essentiel dans le bon fonctionnement du membre inférieur.

Puisque les diagnostics du membre inférieur sont complexes et souvent interreliés, une approche chiropratique fondée sur une analyse clinique approfondie permet d’identifier les causes sous-jacentes de la douleur, de cibler les dysfonctions et de favoriser une prise en charge efficace et durable du système neuromusculosquelettique. Cette approche vise à optimiser la fonction neurologique afin de soutenir un mouvement efficace, sécuritaire et durable.

Par sa vision complète et globale, la chiropratique pourrait faire partie intégrante de la prise en charge des conditions du membre inférieur, tant pour soulager la douleur que pour améliorer la fonction (articulaire et neuromusculaire) et prévenir les récidives.

N’hésitez pas à consulter!

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La cheville et le pied : diagnostics communs et pistes de solution

Le pied et la cheville sont souvent ciblés par des conditions neuromusculosquelettiques. D’origines multiples, ces conditions ont des impacts différents dans le quotidien de ceux qui en sont atteints. Afin de faire le point sur ce qui peut causer des douleurs à la cheville et au pied, cet article mettra en lumière différents diagnostics et permettra d’avoir une idée plus précise sur ce qui peut être mis de l’avant afin de les comprendre, les soulager et les prévenir. Gageons qu’avec nos précieux conseils, vous pourrez une fois de plus améliorer votre santé globale et celle des membres de votre famille!

Le pied et la cheville : comprendre leur synergie

Le pied et la cheville travaillent en synergie afin de permettre une multitude de mouvements. Ces mouvements sont possibles grâce à la présence de plusieurs os, articulations, muscles, tendons et ligaments. Ces structures sont essentielles au bon fonctionnement du pied et de la cheville, mais elles ont également un impact sur les articulations du genou et de la hanche. Raison de plus pour s’assurer que tout fonctionne optimalement!

Au niveau osseux, le pied compte 26 os :

  • Le calcanéum
  • Le talus
  • Le cuboïde
  • Le naviculaire
  • Les cunéiformes (3)
  • Les métatarses (5)
  • Les phalanges proximales (5)
  • Les phalanges intermédiaires (4) (le gros orteil n’en compte pas)
  • Les phalanges distales (5)

Afin de compléter l’articulation de la cheville, 2 os doivent s’ajouter :

  • Le tibia
  • La fibula (péroné)

 

Considérant le nombre total d’os présents et que chacun d’entre eux s’articule avec ceux qui lui sont adjacents, il est facile de comprendre que le pied et la cheville comptent à eux seuls un bon nombre d’articulations! Ces articulations permettent donc une multitude de mouvements :

  • flexion plantaire (pointer le pied vers le sol)
  • flexion dorsale (pointer le pied vers le haut)
  • inversion (flexion plantaire tout en portant le pied vers l’intérieur)
  • éversion (flexion plantaire tout en portant le pied vers l’extérieur)
  • pronation (amener le pied vers l’intérieur)
  • supination (amener le pied vers l’extérieur)
  • adduction (dans le plan horizontal, amener le pied vers l’intérieur)
  • abduction (dans le plan horizontal, amener le pied vers l’extérieur)

Les articulations du pied sont pour la plupart des articulations synoviales, c’est-à-dire qu’en plus des ligaments et d’une capsule articulaire, elles contiennent du liquide synovial agissant à titre de lubrifiant afin d’éviter le frottement entre les os.

Le tibia et la fibula sont liés avec le talus pour former l’articulation de la cheville. Bon nombre de ligaments supportent cette articulation. Vous comprendrez plus loin dans le texte pourquoi elle peut parfois être instable.

Le pied et la cheville : différents âges, différentes conditions

1. Le pied bot

Le pied et la cheville peuvent être la cible de conditions particulières dès la naissance. En effet, il n’y a pas que les entorses et l’épine de Lenoir qui peuvent toucher ces articulations!

Le pied bot est une condition congénitale dans laquelle les os du pied sont positionnés de façon inadéquate les uns par rapport aux autres. On observe des déformations osseuses, une déformation et une mauvaise orientation des surfaces articulaires ainsi qu’une rigidité de mouvement associée à des rétractions des muscles, tendons et ligaments.

Le pied bot ne se corrige pas seul et nécessite une intervention auprès des professionnels du domaine médical afin de rétablir autant que possible la mauvaise position des os et les rétractions présentes. Cette condition n’est pas liée au positionnement intra-utérin et est le plus souvent d’origine inconnue.

2. Le pied plat

Les nouveau-nés ont les pieds plats à la naissance, mais l’arche se développe pendant les premières années de vie. Le pied plat se caractérise par une diminution de l’arche plantaire. En conséquence, la courbe naturelle sous le pied n’est pas présente et la surface d’appui en contact avec le sol est augmentée. Une arche plantaire diminuée amène le pied dans une position d’hyperpronation et peut avoir un impact sur le genou, la hanche et le dos puisque cette posture influence potentiellement l’alignement de toute la jambe.

Une évaluation par un professionnel de la santé comme le chiropraticien peut être grandement utile afin d’évaluer la présence d’un pied plat. Ensuite, selon les cas, le chiropraticien pourra traiter en conséquence et collaborer avec un podiatre, par exemple, afin de déterminer la nécessité ou non de porter des orthèses pour corriger l’arche.

3. L’entorse de la cheville

L’entorse de la cheville survient lorsque l’amplitude de mouvement de la cheville dépasse les limites normales. Généralement, l’entorse se produit accidentellement :

  • Mettre le pied dans un trou sur un terrain accidenté
  • Porter des chaussures qui ne supportent pas adéquatement le pied pendant la pratique d’un sport

Elle peut aussi être associée à une hyperlaxité ligamentaire, ce qui amène les ligaments à faire leur travail moins efficacement en laissant l’articulation aller dans des amplitudes plus grandes que la normale.

Dans d’autres cas, l’entorse peut se produire suite à la mauvaise réhabilitation d’une première entorse. Puisque l’entorse entraîne l’articulation dans des amplitudes plus grandes que la normale, les ligaments sont étirés, ce qui influence les récepteurs associés à la proprioception du pied. Si la réhabilitation n’est pas complète, la capacité du système nerveux à reconnaître la position du pied dans l’espace peut ne pas être optimale. Ceci peut entraîner un déséquilibre postural et augmenter le risque de récidive.

L’entorse de la cheville peut être traitée en chiropratique. Les manipulations articulaires ainsi que les conseils axés sur la réhabilitation favorisent généralement une récupération optimale et un retour aux activités sans risque de récidive.

4. La fracture de stress

La fracture de stress est associée à la surutilisation. Au niveau du pied, elle se développe lorsque la mise en appui de façon répétitive dépasse la capacité des muscles et des tendons à absorber et amortir l’impact. La fracture de stress au niveau du pied peut toucher, par exemple, les coureurs qui augmentent rapidement la durée ou l’intensité de leur course, et ce, sans nécessairement inclure le repos dans leur plan d’entraînement.

Même si la fracture de stress n’est pas traumatique, elle demeure quand même une fracture! En conséquence, elle demande une période de repos afin que le cortex de l’os  puisse se régénérer et rendre possible la reprise de l’exercice.

5. La fasciite plantaire

La fasciite plantaire est caractérisée par une douleur localisée sous le talon, directement à l’insertion du fascia plantaire sur le calcanéum. Le fascia plantaire est, quant à lui, une grosse structure fibreuse qui maintient le pied et donne la forme à l’arche plantaire.

Parfois, l’inflammation peut s’installer au niveau de l’attache du fascia sur le calcanéum, ce qui crée la fasciite. Les causes sont souvent associées à une tension accrue dans le fascia. Cette tension crée des microdéchirures dans le fascia et conséquemment, l’apparition d’inflammation.

Pour traiter la fasciite plantaire, le chiropraticien peut effectuer des manipulations articulaires, proposer des exercices d’étirement et suggérer la modification de certaines habitudes de vie comme celles-ci :

  • Adopter des habitudes qui favorisent la perte de poids
  • Abandonner le tabagisme
  • Porter des chaussures adéquates
  • Diminuer la posture debout de façon prolongée

6. L’épine de Lenoir

Lorsque la fasciite plantaire persiste, la traction exercée sur le calcanéum par le fascia plantaire peut causer l’apparition de l’épine de Lenoir. L’épine de Lenoir est facile à diagnostiquer par radiographie puisqu’elle se caractérise par la formation d’un bec osseux directement sur le calcanéum.

Le traitement de l’épine de Lenoir vise principalement à soulager la douleur en diminuant la tension (et ainsi limiter la traction sur le calcanéum) dans le fascia plantaire.

L’épine de Lenoir a longtemps été pointée du doigt pour expliquer les douleurs au talon. Aujourd’hui, la science a plutôt démontré qu’elle n’était pas en cause. En effet, de nombreuses personnes ont une épine de Lenoir sans nécessairement ressentir de douleur. C’est plutôt l’inflammation à l’insertion du fascia plantaire (fasciite plantaire) qui est à l’origine de la douleur. L’épine de Lenoir est donc une conséquence de la fasciite plantaire et peut être asymptomatique.

7. La bursite

Une bursite est une condition caractérisée par l’inflammation d’une bourse séreuse. Les bourses séreuses sont de petites poches remplies de liquide situées près des articulations, entre les tendons, les muscles et les os. Elles jouent un rôle crucial en réduisant le frottement entre les différentes structures articulaires et en permettant une fluidité de mouvement.

L’inflammation peut être causée par plusieurs facteurs, notamment des mouvements répétitifs, des blessures et même des infections. Les symptômes typiques d’une bursite comprennent la douleur locale assez importante, la sensibilité au toucher, un gonflement souvent marqué et une limitation de mouvement de l’articulation touchée.

Au niveau du pied, on compte 3 bourses :

  • Entre le talus et le tendon d’Achille
  • Entre le tendon d’Achille et la peau
  • Sous le calcanéum, près de l’insertion du fascia plantaire

Le traitement de la bursite inclut généralement le repos et l’application de glace pour commencer. En consultant en chiropratique, un diagnostic précis pourra être établi et un plan de traitement approprié à votre condition sera proposé afin d’optimiser votre santé.

8. Névrome de Morton

Le névrome de Morton se caractérise par une hypertrophie bénigne de la gaine d’un nerf interdigital dans le pied, le plus souvent celui situé entre le 3e et le 4e orteil. Il peut survenir en lien à des forces compressives dans cette région du pied et donc être associé à certaines habitudes et/ou conditions :

  • Le port de chaussures à bouts pointus
  • Le port de chaussures à talons hauts
  • Les gens ayant les pieds plats
  • Etc.

Lorsque le nerf est comprimé par les structures qui l’entourent, une douleur peut s’installer et on peut même ressentir un épaississement de ce nerf. La douleur peut être très localisée, mais lorsque plusieurs structures sont comprimées, elle peut être diffuse.

9. L’hallux valgus (oignon)

L’hallux valgus (oignon) est une difformité de l’articulation entre le métatarse et la phalange proximale du 1er orteil. Cette condition apparaît souvent avec l’âge. Selon l’importance de la difformité, certains conseils peuvent aider à soulager la douleur :

  • Porter des chaussures souples
  • Éviter des chaussures à talon et à bout pointu
  • Massage doux de la région
  • Glace au besoin

L’hallux valgus peut être très limitant. Il est donc important de consulter un professionnel de la santé comme le chiropraticien afin qu’il puisse vous guider optimalement dans la gestion de cette condition.

10. L’ostéoarthrose

L’ostéoarthrose s’installe généralement avec l’âge. Elle peut parfois être secondaire à un traumatisme et survenir plus tôt. Dans tous les cas, l’objectif est de maintenir les amplitudes de mouvement afin de limiter l’atteinte des articulations. Les manipulations articulaires peuvent très bien être indiquées afin de préserver ce mouvement.

Tant de conditions possibles pour une si petite région anatomique, n’est-ce pas? Sachant que le pied et la cheville vous permettent de vous déplacer et faire en moyenne 10 000 pas par jour, ne négligez pas les symptômes associés à ces structures. Pensez à consulter votre chiropraticien!