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Je suis stressé.e. Pourquoi j’ai mal aux épaules?

Quand on parle de stress, on pense souvent à ce qui se passe dans notre tête. Une charge mentale élevée, la gestion des émotions, la pression au travail, etc. Pourtant, le stress ne se limite pas à la sphère mentale. Le corps peut lui aussi être soumis à des contraintes bien réelles, comme une mauvaise posture, un effort répétitif ou une blessure liée à un sport.

Avec le temps, ces différentes sources de stress peuvent s’additionner et influencer la façon dont le corps fonctionne au quotidien. On peut alors ressentir de la fatigue, des raideurs ou certains inconforts sans nécessairement comprendre d’où ils viennent.

Le corps fait-il la différence entre un stress physique et un stress mental? Et surtout, pourquoi ces 2 formes de stress peuvent-elles entraîner des effets similaires? Pour répondre à ces questions, il faut s’intéresser au fonctionnement du système nerveux.

Puisqu’il est le système maître du corps humain, le système nerveux reçoit en continu une foule d’informations. Il les analyse, les interprète et détermine la réponse la plus appropriée afin de permettre une adaptation adéquate et une fonction optimale des autres systèmes, et ce, même en présence de stress.

Dans cet article, nous explorerons comment le système nerveux réagit et s’adapte aux différentes sources de stress, pourquoi leurs manifestations peuvent parfois être similaires et comment elles peuvent influencer l’équilibre global du corps humain.

Comment mon corps s’adapte-t-il aux différentes formes de stress?

À chaque instant (stress ou non), le corps est en adaptation à son environnement. Il utilise toutes les ressources nécessaires pour fonctionner de façon optimale et demeurer en équilibre. Dans un environnement où certains éléments stressants sont présents, il pourra avoir différentes réactions afin de nous faire savoir que sa capacité d’adaptation est perturbée :

  • Lors d’une mauvaise posture prolongée, il peut répondre en créant des tensions musculaires ou des douleurs locales.
  • Dans des situations où le mental est fortement sollicité, il peut générer des sentiments d’inquiétude, de pression ou de fatigue.
  • Lorsqu’un facteur externe lui est imposé, comme un manque de sommeil, il peut entraîner une baisse d’énergie, une récupération plus difficile ou une plus grande difficulté à s’adapter à son environnement.

Même si ces situations sont différentes, elles ont un point commun : elles envoient une information au système nerveux.

Dès qu’un élément (mental ou physique) nécessite une adaptation, le système nerveux se met en action. Il évalue la situation, puis active des mécanismes spécifiques en fonction de l’intensité et de la nature du stimulus. Par le passé, cette adaptation était essentielle, puisqu’elle permettait à l’homme de mobiliser l’énergie nécessaire lorsqu’il devait réagir rapidement pour assurer sa survie face à un danger physique.

Aujourd’hui, même si les menaces ne nous plongent plus vraiment dans un état où notre survie en dépend, l’objectif reste tout de même de permettre au corps de fonctionner optimalement dans son environnement. Alors, même si le stress physique et le stress mental sont distincts à l’origine, leurs effets peuvent parfois se ressembler et le système nerveux doit toujours travailler pour maintenir un état d’équilibre.

Je me sens stressé.e. Pourquoi j’ai des symptômes physiques?

Avez-vous déjà remarqué que vos épaules se contractent en période de stress? Sentez-vous que votre dos devient plus sensible lorsque vous avez une grosse semaine au travail? Ces manifestations physiques ne sont pas un hasard, et elles démontrent très bien à quel point le mental et le physique sont étroitement liés.

Même en l’absence d’une blessure ou un traumatisme, l’activation du système nerveux influence directement le fonctionnement du corps, et, progressivement, certains signes et symptômes physiques peuvent s’installer.

Le stress mental peut donc :

  • Contribuer à l’apparition de tensions musculaires
  • Avoir un impact sur la posture, souvent de façon inconsciente
  • Participer à une diminution dans la fluidité du mouvement
  • Influencer l’apparition de douleurs physiques comme les maux de tête et les douleurs entre les omoplates

Si le stress persiste, ces adaptations persistent également. Le corps demeure dans un état de vigilance constant, ce qui peut diminuer sa capacité à récupérer efficacement. C’est souvent dans ce contexte que des inconforts ou des douleurs apparaissent, même sans élément déclencheur physique précis, comme une blessure ou un traumatisme. Le stress mental peut donc contribuer à l’apparition de changements bien concrets dans le corps!

Le mental influence le physique, mais est-ce que le contraire est possible?

Bien sûr! Si le stress mental peut créer des symptômes physiques, l’inverse est tout aussi vrai : une contrainte physique peut avoir un impact direct sur l’état mental.

Une douleur persistante, une limitation de mouvement ou même une simple tension peuvent influencer le quotidien de façon très concrète. Elles demandent une adaptation constante et sollicitent elles aussi le système nerveux.

Un stress physique ou une douleur peuvent donc :

  • Perturber ou limiter le sommeil en raison de l’inconfort en position couchée
  • Diminuer le niveau d’énergie suite à une douleur qui persiste
  • Augmenter la sensation d’impuissance lorsque la douleur limite les capacités physiques
  • Créer un sentiment d’inquiétude face à la performance au travail en raison d’une douleur
  • Etc.

Avec le temps, ces effets peuvent s’accumuler. Un sommeil moins réparateur peut entraîner plus de fatigue, ce qui peut réduire la capacité d’adaptation et de récupération du corps. Ultimement, de nouvelles blessures peuvent apparaître, et cette cascade peut même contribuer à la chronicité de la douleur.

Il n’y a aucun doute que le physique et le mental s’influencent directement : la douleur peut augmenter la sensation de stress, et le stress peut, en retour, contribuer à l’apparition et à la persistance de la douleur.

Quand l’adaptation du système nerveux fait partie du quotidien

Nous le répétons : l’adaptation au stress est un mécanisme essentiel au bon fonctionnement du corps. Elle permet de répondre à une demande, de s’ajuster à une situation et de mobiliser l’énergie nécessaire pour faire face à un défi, qu’il soit physique ou mental.

Elle est importante, certes, mais qu’en est-il lorsqu’elle devient quotidienne?

À court terme, le stress est utile. Cependant, lorsque cette réponse se prolonge dans le temps, elle peut influencer la capacité de réponse du système nerveux.

Lorsque le corps est constamment sollicité, certains mécanismes peuvent rester activés plus longtemps. Le système nerveux demeure donc en état d’alerte, ce qui peut avoir un impact sur la façon dont le corps fonctionne au quotidien. La réponse à l’état de stress devient donc la nouvelle réalité du corps, et, avec le temps, cela peut se traduire par :

  • Des tensions musculaires persistantes
  • Des sensations de raideur
  • Une capacité de récupération plus lente
  • Une sensation de fatigue physique et mentale
  • Un état d’hypervigilance du corps (le corps est en réaction constante à son environnement)

Lorsque le stress fait partie intégrante du quotidien, les ressources du corps peuvent parfois devenir moins efficaces, limitant ainsi sa capacité à récupérer pour lui permettre d’exprimer son plein potentiel de santé.

En conséquence, une question s’impose : comment faire pour diminuer mon stress? Le simple fait de prendre conscience qu’il est présent est déjà une excellente nouvelle!

Voici ce qui peut être mis de l’avant :

  • Adopter et maintenir une bonne routine de sommeil afin d’avoir des périodes de récupération efficaces
  • Nourrir son corps avec des aliments de bonne qualité pour qu’il puisse avoir toute l’énergie nécessaire et être supporté tout au long de la journée
  • Planifier des périodes de calme et de retour à soi de façon régulière (ex.: méditation)
  • Autant que possible, limiter les contraintes physiques pour le corps en s’assurant que les postures dans lesquelles il se retrouve sont adéquates (ex.: posture à l’écran, utilisation du téléphone)

Est-ce que la chiropratique peut m’aider si je me sens stressé.e?

La chiropratique s’intéresse à la relation entre le système nerveux et le système neuromusculosquelettique.

Lorsque certaines contraintes sont présentes, le corps peut être influencé de différentes façons :

  • Modification de la mobilité articulaire
  • Augmentation de la sensation de raideurs et de tensions musculaires
  • Apparition de douleurs

Le suivi chiropratique vise à soutenir la capacité d’adaptation du corps à son environnement, y compris celle au stress. Est-ce que son rôle est d’éliminer le stress? Bien sûr que non! Cependant, cela pourrait avoir un impact sur la façon dont le corps y répond. Puisque la chiropratique a comme objectif de soutenir le fonctionnement du système neuromusculosquelettique, elle pourrait être une alliée précieuse dans votre quotidien afin de supporter votre corps face aux différentes contraintes quotidiennes. N’hésitez pas à consulter!

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La douleur, ce mal nécessaire : est-ce qu’elle peut partir seule?

Il serait irréaliste de penser qu’on puisse vivre sans jamais ressentir de douleur. En effet, la perception d’une douleur fait partie intégrante de l’expérience physique, puisqu’elle agit comme un mécanisme de défense essentiel en signalant la présence d’un dysfonctionnement au niveau du corps humain. Sans faire de jeu de mots, on pourrait dire que la douleur est un “mal nécessaire”! L’expérience douloureuse persistera-t-elle? Est-ce nécessaire de consulter dès l’apparition d’une douleur? Le corps peut-il régler le problème sans l’intervention d’un professionnel de la santé? Cet article répondra à toutes ces questions et vous guidera afin de mieux comprendre le mécanisme associé à l’apparition et la gestion de la douleur neuromusculosquelettique.

Quels sont les rôles associés à la douleur?

Comme mentionné d’entrée de jeu, l’apparition de la douleur neuromusculosquelettique est associée à une dysfonction au niveau du corps humain. Elle fait généralement partie des symptômes présents dans différentes conditions.

De façon imagée, ce type de douleur peut être vue comme un signal d’alarme lorsqu’une structure anatomique est affectée :

Dans la plupart des cas, à l’exception des blessures ou des traumatismes directs, comme les chutes ou les accidents, la douleur neuromusculosquelettique se manifeste lorsqu’un déséquilibre ou une dysfonction dans le corps empêche celui-ci de s’adapter correctement. Les déséquilibres et les dysfonctions peuvent être attribués à différentes situations :

Globalement, la douleur agit alors comme un mécanisme d’alerte, signalant que des dommages peuvent s’installer au niveau des structures anatomiques neuromusculosquelettiques. S’ensuit alors un processus de protection mis en place par le corps afin d’aggraver la situation. Vous l’aurez deviné, la douleur sera souvent au premier plan de ce processus, mais d’autres signes et symptômes pourront faire partie du tableau clinique en lien avec la condition sous-jacente :

Fait intéressant : le déséquilibre ou la dysfonction peuvent être présents un bon moment avant que la douleur soit ressentie. En fait, il n’est pas rare que ce soit la douleur qui s’installe en dernier dans la cascade d’événements. Le corps est excellent pour s’adapter, mais jusqu’à un certain point, surtout lorsque les éléments causant le déséquilibre persistent.

Il est donc important de comprendre que, bien que la douleur soit associée à une dysfonction ou un problème quelconque, il ne faut pas croire, en contrepartie, que l’absence de douleur soit un signe d’absence de problème (vous pouvez relire cette affirmation plus d’une fois pour bien l’intégrer 😉). En gros, ne pensez pas que l’absence de douleur soit un signe que tout est toujours sous contrôle!

Est-ce que ma douleur disparaîtra toute seule?

C’est une excellente question! Peut-être que oui, mais peut-être que non. La douleur est un phénomène très complexe, et, surtout, multifactoriel! Pour cette raison, il est toujours préférable de ne pas attendre qu’elle disparaisse avant de consulter. L’avis d’un professionnel n’est jamais à négliger.

Le corps humain s’adapte à chaque instant pour trouver un équilibre dans lequel il pourra s’exprimer de façon optimale. En conséquence, l’un de ses objectifs sera de vous aider à ressentir le moins de douleur possible. S’il peut faire en sorte que la douleur disparaisse, il ne sera cependant pas toujours capable de mettre un frein à la source du problème, ce qui aura comme résultat de peut-être enlever le symptôme, ou bien repousser le prochain épisode ou même créer une condition secondaire ailleurs.

Donc, pour répondre à la question, il est effectivement possible que la douleur disparaisse par elle-même. Cependant, son absence ne sera pas nécessairement signe de guérison, et cette nuance vient mettre en lumière le rôle de la chiropratique dans la gestion de la douleur et du bien-être global.

La chiropratique et la gestion de la douleur : un duo gagnant

Le mot chiropratique vient du grec kheir qui signifie « mains » et praktikos, qui signifie « faire ou exercer ». La chiropratique est une science, un art et une philosophie. Elle vise le recouvrement et le maintien de la santé globale en libérant le système nerveux de ses entraves anatomiques, et ce, particulièrement au niveau de la colonne vertébrale. Parce que le système nerveux régule et contrôle l’ensemble des fonctions du corps (musculaires, sensitives, digestives, respiratoires…), une contrainte physique (accompagnée ou non d’inflammation) peut entraîner une diminution fonctionnelle d’un ou de plusieurs systèmes.

Un des fondements de la chiropratique est la capacité inhérente du corps humain de se guérir (la coupure de la peau est un bon exemple de cette guérison spontanée) par lui-même. Un système nerveux libre d’interférence facilite cette autoguérison et contribue au soulagement des douleurs ainsi qu’au recouvrement de la santé, sans nécessairement avoir recours à des médicaments ou une intervention chirurgicale.

Le chiropraticien est formé pour détecter et corriger ces interférences nerveuses, causées notamment par la subluxation vertébrale. La subluxation vertébrale est au cœur du travail du chiropraticien et représente en fait une dysfonction mécanique et neurologique associée à une articulation. Elle peut être causée par différents facteurs. Elle peut toucher n’importe quelle articulation, mais le chiropraticien portera une attention plus particulière à celles de la colonne vertébrale puisque cette dernière a comme rôle de protéger la moelle épinière, et par conséquent, une partie du système nerveux.

Puisque ce dernier influence les autres systèmes, la chiropratique a comme objectif de l’aider à fonctionner de façon optimale afin de favoriser la santé globale des patients. La gestion de la douleur fait donc partie de la mission chiropratique.

Cependant, sachant que l’absence de douleur n’est pas automatiquement associée à une absence de condition, le volet préventif de la chiropratique vient ajouter un point de vue intéressant quant au suivi des patients. En effet, en consultant en chiropratique de façon préventive, c’est-à-dire sans nécessairement ressentir une douleur, les subluxations vertébrales sont traitées sur une base régulière, ce qui permet au système nerveux et au corps d’exprimer leur plein potentiel de santé en tentant d’éviter l’apparition de symptômes. En conséquence, le corps n’a pas nécessairement le temps de “s’adapter” au déséquilibre qui cause la subluxation : les changements posturaux ou les limitations de mouvement risquent moins de s’installer, et, par le fait même, la douleur aussi.

Le corps humain est une machine exceptionnelle et complexe à la fois. Il a la capacité de s’autoréguler, certes, mais ne peut pas nécessairement y parvenir lorsque des éléments extérieurs ne sont pas pris en considération. Effectivement, vous comprendrez qu’il pourrait être difficile de traiter une douleur associée à une mauvaise posture de travail sans modifier la posture elle-même, ce qui revient à ce qui a été mentionné d’entrée de jeu : la douleur est un phénomène complexe et sa gestion, multifactorielle!

Pour cette raison, le chiropraticien pourra, en plus de traiter la subluxation vertébrale, donner des conseils pratiques en lien avec les habitudes de vie qui pourraient influencer l’apparition et la persistance de certaines douleurs.

Alors, douleur ou non, n’attendez pas! Pensez à consulter votre chiropraticien! Ses connaissances et son expertise en santé globale pourraient vous être grandement bénéfiques!

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Douleur chronique : astuces et pistes de solution

La douleur peut se définir comme une sensation physique désagréable. Lorsqu’elle persiste pendant plus de 3 mois, on parle alors de douleur chronique. Qu’elle soit chronique ou non, légère ou vive, la douleur sera ressentie par tous et chacun à un moment ou un autre, et ce, sans exception. La douleur chronique est un phénomène très complexe et cet article saura mettre en lumière ses différentes facettes tout en vous exposant des pistes de solution afin de mieux l’apprivoiser.

La douleur : un phénomène complexe et subjectif

La douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable. Elle est subjective, c’est-à-dire qu’elle varie selon les individus. Elle peut être influencée par plusieurs facteurs :

  • Les croyances
  • La culture
  • Les conditions de santé associées
  • L’état émotionnel (ex.: sentiment de peur, d’anxiété)
  • L’environnement

C’est ce concept de “facettes multifactorielles” qui la rend si complexe. Vous n’avez qu’à penser aux femmes qui choisissent et peuvent accoucher de façon physiologique (sans aide médicale) en comparaison à celles qui demandent une médication afin de soulager la douleur. Il s’agit d’un exemple très facile à comprendre. La douleur est modulée et perçue de façon différente pour chaque femme, selon ses expériences, ses besoins et son environnement. Au départ, ses croyances, sa culture et ses expériences l’orienteront vers l’une ou l’autre des 2 options mentionnées précédemment. Au cours de l’accouchement, l’expérience vécue (douleur, émotions, environnement) influencera sa prise de décision.

La douleur : quel chemin emprunte-t-elle?

La perception de la douleur passe nécessairement par le système nerveux. Son chemin est précis, allant de la zone impliquée (exemple : endroit où l’on se blesse) jusqu’à la zone d’intégration au niveau du cerveau qui créera une réponse physique.

Lorsqu’on est en contact avec un stimulus douloureux, le corps réagit : c’est ce que l’on appelle un arc réflexe.

  1. Le corps est en contact avec un stimulus douloureux
  2. Un neurone sensitif au niveau de la peau ressent le stimulus
  3. Ce neurone se rend jusqu’à la moelle épinière
  4. Rendu à la moelle épinière, il entre en contact avec un second neurone qui se dirige vers le cerveau pour intégrer l’information douloureuse
  5. Un autre neurone (neurone moteur) part de la moelle épinière et se rend à un muscle qui fera en sorte que le corps s’éloigne du stimulus

Ce concept est mis à l’avant dans un contexte de stimulus douloureux précis, dans le sens où le corps est exposé à un élément de douleur :

  • Mettre la main sur un rond de poêle chaud
  • Se piquer le doigt sur une aiguille
  • Marcher sur un jouet
  • etc.

Le retrait du membre impliqué se fait instantanément lorsque le cerveau intègre la douleur puisque le corps cherche à se protéger. La douleur a donc un rôle essentiel puisqu’elle permet de fuir un élément potentiellement dangereux.

L’intégration de la douleur au cerveau est complexe. Plusieurs structures cérébrales participent au “décodage” de la douleur. Une fois rendu à la moelle épinière, le chemin pris par la douleur se rend au tronc cérébral. Ensuite, le thalamus entre en ligne de compte. C’est lui qui joue le rôle d’intégration de la douleur. Il reçoit les informations nerveuses, les analyse et les transmet au cortex cérébral.

Douleur aiguë et douleur chronique : quelle est la différence?

La douleur aiguë est une douleur qui est récente. Elle est présente depuis moins de 3 mois. Comme mentionné précédemment, elle est nécessaire afin de permettre au corps de s’ajuster à un stimulus potentiellement nocif. En conséquence, le corps la perçoit et débute un processus de protection (guérison ou autre, selon le cas). Lorsqu’elle dépasse cette période, elle devient chronique. La chronicité de la douleur n’apporte plus l’information nécessaire au corps afin qu’il régule la situation. La douleur chronique devient donc en elle-même une condition à traiter et non une réaction à une problématique externe.

Une douleur chronique peut s’installer de différentes façons :

  • Mauvaise communication dans la chaîne de transmission des informations sensorielles (neurones, tronc cérébral, thalamus, cortex…)
  • Mauvais fonctionnement d’une des structures impliquées dans l’encodage de la douleur (AVC ciblant ces structures, trouble neurologique quelconque)
  • Secondaire à une condition chronique (cancer, arthrite, diabète, etc.)
    Une condition chronique envoie des informations douloureuses en continu dans le système nerveux. En conséquence, il y a une adaptation et la douleur devient chronique.
  • Secondaire à un traumatisme non traité ou chronique (hernie discale, séquelle d’entorse, etc.)
    Les traumatismes peuvent provoquer des modifications dans la transmission de l’information nerveuse. Il peut en résulter des sensations de douleurs malgré l’absence de stimulus douloureux.
  • Secondaire à un syndrome douloureux primaire (migraine chronique, lombalgie, etc.)
  • Le côté environnemental dans lequel on se retrouve
    Certains facteurs environnementaux (côté psycho social, travail, famille, etc.) peuvent avoir un impact sur la chronicité de la douleur.

Des millions de Canadiens sont atteints de douleurs chroniques diverses :

En plus de la douleur qu’ils ressentent, ils sont souvent plus à risque de développer d’autres conditions comme la détresse psychologique et l’insomnie. Ils font également partie de ceux qui s’absentent plus souvent du travail.

Douleur chronique : pistes de solution naturelles

La douleur chronique peut être aidée de différentes façons.

1. La chiropratique

Ayant comme objectif d’optimiser le fonctionnement du système nerveux, la chiropratique pourrait grandement faire partie du plan de match des patients atteints de douleur chronique.

2. Mettre de côté les aliments transformés

En favorisant une alimentation saine, équilibrée et naturelle, le corps humain s’assure de recevoir les nutriments essentiels. De plus, les aliments de bonne qualité ne contribuent pas à l’inflammation, ce qui est bénéfique pour la fonction du système nerveux.

3. Être actif

Bouger fait partie des conseils de base pour bien des conditions, même s’il est question de douleur. L’activité physique permet au corps de se régénérer et à l’esprit de s’aérer. En conséquence, les bienfaits sont majeurs. L’apport en oxygène aide grandement au niveau de la gestion de la douleur.

4. Avoir un esprit reposé

Comme mentionné précédemment, l’environnement dans lequel on se retrouve agit directement sur nos perceptions. Être dans un environnement stressant n’aide en rien à améliorer la condition de santé. En ce sens, favoriser le calme est essentiel. Le yoga, la méditation, certaines techniques de respiration et une hygiène de sommeil sont des moyens efficaces pour cultiver un état de bien-être physique et mental.

En considérant le corps humain dans sa globalité, gageons que vous saurez désormais quoi faire afin d’optimiser votre santé et éloigner la chronicité!

 

Source, telle que consultée le 22 novembre 2023

https://www.merckmanuals.com/fr-ca/professional/troubles-neurologiques/douleur/douleur-chronique#:~:text=Une%20douleur%20chronique%20entra%C3%AEne%20ou,exp%C3%A9rience%20globale%20de%20la%20douleur