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Douleur à l’épaule et chiropratique : un duo gagnant

Tout en étant l’articulation avec la plus grande amplitude de mouvement du corps humain, l’épaule fait également partie de celles qui sont plus sollicitées au quotidien. Sa grande mobilité, bien qu’essentielle à nos activités, en fait aussi une région très fragile et ciblée par différentes conditions neuro-musculo-squelettiques. Lorsque des douleurs apparaissent à l’épaule, elles peuvent rapidement nuire aux activités professionnelles, sportives et quotidiennes, affectant ainsi la mobilité, la performance et la qualité de vie. Avec sa vision, la chiropratique propose une approche globale, sécuritaire et naturelle pour soulager la douleur et restaurer la fonction.

Dans cet article, nous explorons les principales conditions neuro-musculo-squelettiques de l’épaule vues en chiropratique, les causes fréquentes qui leur sont associées, ainsi que le rôle du chiropraticien dans l’évaluation, le traitement et la prévention de ces dernières.

Comprendre les douleurs à l’épaule : une articulation complexe

L’épaule est constituée de plusieurs structures anatomiques :

  • L’humérus
  • La scapula (omoplate)
  • La clavicule
  • L’acromion
  • Les tendons
  • Les ligaments
  • Les muscles
  • Les bourses
  • Les éléments de la capsule articulaire

Sa mobilité exceptionnelle repose sur un équilibre délicat entre la stabilité et la liberté de mouvement. C’est donc une articulation très complexe!

Lorsque le système de l’épaule est perturbé (par un traumatisme, une surutilisation, une posture inadéquate ou un déséquilibre musculaire), diverses conditions neuro-musculo-squelettiques peuvent apparaître.

Les chiropraticiens sont qualifiés pour évaluer et traiter plusieurs conditions de l’épaule. En voici quelques-unes parmi les plus courantes :

– Tendinite de la coiffe des rotateurs

La coiffe des rotateurs de l’épaule est composée de 4 muscles (supra-épineux, infra-épineux, subscapulaire et petit rond). Les tendons de ces muscles sont responsables, entre autres, de la stabilisation de l’épaule. Ces 4 muscles sont également sollicités dans une grande partie des mouvements de l’épaule. Une inflammation ou une dégénérescence de ces tendons (tendinite) peut causer une douleur locale, souvent accentuée par les mouvements qui sont faits par les muscles de la coiffe (principalement la rotation et l’élévation du bras).

– Bursite sous-acromiale

Une bourse (ou bourse séreuse) est une structure en forme de sac, rempli de liquide synovial, situé dans certaines articulations du corps. Son rôle principal est de réduire la friction entre les tissus, notamment entre les tendons et les os, les muscles et les os et les tendons et les ligaments. Elle agit comme un coussin lubrifiant qui permet un glissement fluide des structures entre elles lors des mouvements.

La bourse sous-acromiale, quant à elle, facilite le mouvement des tendons de la coiffe des rotateurs sous l’acromion (l’acromion fait partie de l’omoplate). Lorsqu’une bourse s’irrite ou s’enflamme (par surutilisation ou traumatisme), on parle de bursite, une condition souvent douloureuse.

– Syndrome d’accrochage

Le syndrome d’accrochage survient lorsque des structures (souvent le tendon du supra-épineux) sont comprimées entre l’humérus (l’os du bras) et l’acromion (une des parties de l’omoplate qui se situe vers l’avant de l’épaule). Cela entraîne une douleur à l’élévation du bras, souvent assez intense et limitante. La surutilisation et les mouvements répétitifs chez les sportifs, par exemple, peuvent mener à ce genre de condition. Les nageurs, avec les mouvements répétitifs de grande amplitude, sont souvent touchés par le syndrome d’accrochage.

– Capsulite adhésive (frozen shoulder)

La capsulite adhésive est une condition douloureuse caractérisée par une raideur importante de l’articulation de l’épaule. Elle se développe souvent de façon graduelle, et peut durer plusieurs mois, voire quelques années si elle n’est pas prise en charge. La douleur, parfois très vive, limite les mouvements du bras, rendant difficiles des gestes simples, comme s’habiller ou se coiffer.

Cette condition touche principalement la femme, et peut apparaître après une blessure, une immobilisation prolongée ou sans cause apparente. En chiropratique, les soins sont adaptés à chaque phase de l’évolution et visent à soulager la douleur, préserver la mobilité et accompagner la récupération en douceur. Un suivi régulier peut faire une réelle différence pour retrouver confort et amplitude dans les mouvements.

– Instabilité articulaire

L’instabilité de l’épaule se produit lorsque l’articulation ne réussit pas à rester bien “centrée” pendant les mouvements. Cela peut donner l’impression que l’épaule glisse ou perd sa stabilité, comme si elle allait sortir de son axe. Elle peut être causée par une blessure, comme une dislocation, ou se développer progressivement chez certaines personnes ayant une laxité plus importante et une faiblesse musculaire autour de l’épaule.

Certaines personnes ressentent de la douleur, une gêne lors de mouvements précis (comme lever le bras), ou de l’appréhension à bouger l’épaule par peur qu’elle lâche. Cela peut affecter les gestes quotidiens ou diminuer les performances chez les sportifs.

– Douleurs référées d’origine cervicale

La douleur à l’épaule peut aussi provenir de la colonne cervicale. Des dysfonctions articulaires (subluxations vertébrales) ou discales au niveau du cou peuvent irradier vers l’épaule, simulant une condition qui provient de cette articulation.

Posture de travail et blessures sportives : souvent à l’origine des douleurs à l’épaule

De nombreuses douleurs à l’épaule sont directement liées à une posture inadéquate au bureau, surtout en télétravail. Travailler des heures devant un écran mal positionné, dans une chaise non adaptée, peut entraîner :

  • Une protraction des épaules (épaules arrondies vers l’avant)
  • Une tension accrue des trapèzes et des deltoïdes
  • Un manque de mobilité thoracique et cervicale

Ces facteurs favorisent l’irritation des structures de l’épaule, et, éventuellement, la possible chronicité des douleurs.

Avec ses connaissances en ergonomie, le chiropraticien peut aider à réaliser une analyse ergonomique du poste de travail, suggérer des ajustements simples (hauteur d’écran, support lombaire, position de la souris), proposer des exercices de micro-pauses pour maintenir la mobilité et relâcher les tensions et corriger les dysfonctions posturales par des soins adaptés.

Avec la pratique des sports, l’épaule peut être mise à rude épreuve : natation (rappelons-nous l’information en lien avec le syndrome d’accrochage), tennis, baseball, volleyball, musculation, etc. Les mouvements répétitifs, les charges élevées ou les gestes techniques peuvent en effet causer différentes conditions, comme une tendinite, une entorse, l’instabilité articulaire.

Afin de favoriser une bonne pratique du sport et, pour les sportifs de plus haut niveau, permettre une performance appropriée, la chiropratique joue un rôle clé dans la prévention des douleurs à l’épaule, et ce, en visant la correction des déséquilibres et l’optimisation de la biomécanique.

Chez les athlètes, le chiropraticien intervient à plusieurs niveaux :

  • Prévention : évaluation biomécanique, correction des compensations, programme d’exercices personnalisé
  • Traitement : techniques ciblées pour réduire la douleur et améliorer la fonction
  • Rééducation : exercices spécifiques au sport pratiqué
  • Retour au jeu sécuritaire : suivi personnalisé pour éviter les récidives

Évaluation chiropratique de l’épaule : professionnalisme, rigueur et approche personnalisée

Une visite chez le chiropraticien débute toujours par une évaluation complète, basée sur :

  • Un historique détaillé des symptômes et de l’historique de santé de son patient
  • Une observation de la posture, de la mobilité articulaire et du contrôle musculaire
  • Un examen physique incluant des tests orthopédiques et neurologiques
  • La prescription et l’analyse d’imagerie au besoin (ex.: radiographies)

Cette démarche permet de poser un diagnostic chiropratique précis, d’écarter les conditions qui nécessitent une prise en charge médicale ou vers un autre professionnel et de déterminer si le patient est un bon candidat pour les soins chiropratiques.

Douleur à l’épaule : le traitement chiropratique expliqué en détail

Une fois le diagnostic établi, le chiropraticien élabore un plan de traitement personnalisé, en fonction de la condition, de la cause et des objectifs du patient. Les soins peuvent inclure :

  1. Ajustements chiropratiques au niveau de la colonne cervicale, thoracique ou lombaire ou de l’articulation de l’épaule, pour rétablir la mobilité et la coordination neuromusculaire.
  2. Thérapies manuelles ciblant les muscles, les tendons et les fascias, comme les points gâchette.
  3. Mobilisations articulaires pour améliorer l’amplitude de mouvement.
  4. Exercices de renforcement et de stabilité pour corriger les déséquilibres et éviter les récidives.
  5. Conseils posturaux et ergonomiques adaptés au quotidien du patient, comme ceux décrits pour le suivi des athlètes.

Prévenir les douleurs à l’épaule : conseils chiropratiques ET pratiques

Mieux vaut prévenir que guérir, n’est-ce pas? Voici quelques recommandations simples issues de la pratique chiropratique :

  • Adoptez une posture adéquate, surtout au bureau : redressez le haut du dos, gardez les épaules détendues et ouvertes. Assurez-vous que les structures de votre colonne vertébrale soient le plus souvent possibles au neutre (ex.: évitez d’avoir la tête tournée vers un écran mal positionné)
  • Variez vos positions au travail : autant que possible, alternez entre la posture assise, debout et en mouvement. Pensez à prendre des mini-pauses régulièrement lorsque vous faites du travail de bureau.
  • Pensez à développer vos muscles stabilisateurs de l’épaule
  • Sachant que les douleurs à l’épaule sont fréquentes, consultez rapidement en cas de douleur persistante : plus le problème est pris en charge tôt, meilleures sont les chances de récupération.

En présence d’une douleur à l’épaule, une évaluation chiropratique peut s’avérer tout indiquée. En identifiant les causes sous-jacentes et en intervenant de façon ciblée, le chiropraticien peut contribuer non seulement à soulager la douleur, mais aussi à restaurer la fonction et tenter de prévenir les récidives. Grâce à une approche globale, sécuritaire et personnalisée, la chiropratique soutient la santé de l’épaule à long terme et permet un retour aux activités quotidiennes en toute confiance. N’attendez pas avant de consulter!

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La capsulite adhésive ou «frozen shoulder»: tout ce que vous devez savoir

Parmi les conditions musculosquelettiques qui ciblent l’épaule, la capsulite adhésive est l’une des plus limitantes. Cet état qui diminue grandement les amplitudes de mouvement de l’épaule est restrictif et douloureux. Dans cet article, vous en apprendrez davantage sur l’anatomie de l’épaule et vous découvrirez ce qu’est la capsulite adhésive.

L’épaule : l’articulation qui permet les plus grandes amplitudes de mouvement

L’anatomie de l’épaule permet au bras de faire de grandes amplitudes de mouvement. Pour le faire, elle doit être stable et fonctionner optimalement. Elle est composée de plusieurs structures qui travaillent en synergie.

1. Les os de l’épaule

L’épaule est composée de 3 différents os :

  • L’humérus
  • La scapula (omoplate), à laquelle appartiennent l’acromion et le processus coracoïde
  • La clavicule

La scapula reçoit l’humérus au niveau de ce que l’on appelle la cavité glénoïde. Cette cavité a une forme arrondie et creuse qui correspond à celle de la tête humérale afin que ces 2 os puissent s’articuler convenablement. C’est de là que prendront origine la majorité des mouvements de l’épaule.

2. Les structures ligamentaires et fibreuses de l’épaule

Afin que les os de l’épaule soient reliés les uns aux autres, des ligaments s’attachent à différents endroits. Ils sont nombreux, mais la structure ligamentaire la plus imposante de cette articulation est sans aucun doute sa capsule, qui est constituée de tissu fibreux.

Comme la hanche, l’articulation de l’épaule est une articulation synoviale, c’est-à-dire qu’elle est constituée d’une capsule, comme mentionné précédemment, et qu’à l’intérieur de cette capsule, il y a du liquide synovial qui permet la lubrification des structures osseuses. C’est ce qui facilite le mouvement. Il est intéressant de noter que la partie des os qui se retrouve à l’intérieur de la cavité articulaire est recouverte de cartilage, ce qui favorise également la fluidité du mouvement articulaire.

3. Les muscles de l’épaule

L’épaule est une articulation qui comporte plusieurs muscles. Puisqu’elle relie le bras au tronc, elle se doit d’être bien constituée et surtout très stable.

Outre les os et les structures ligamentaires, elle a une musculature très importante. En conséquence, elle est la cible de plusieurs conditions musculosquelettiques, ce qui nécessite une bonne évaluation afin de déterminer ce qui peut causer la douleur ou les limitations de mouvement, selon le cas

4. Les différentes amplitudes de mouvement de l’épaule

Comme mentionné d’entrée de jeu, l’épaule est l’articulation qui permet les plus grandes amplitudes de mouvement du corps humain. En plus de ses grandes amplitudes, elle permet aussi des mouvements dans plusieurs directions :

  • Flexion
  • Extension
  • Rotation interne
  • Rotation externe
  • Abduction
  • Adduction

La capsulite adhésive : pourquoi?

En anglais, la capsulite adhésive de l’épaule porte le nom de frozen shoulder. Pas étonnant, car la caractéristique principale de la capsulite adhésive est représentée par une diminution importante des amplitudes de mouvement de l’épaule : comme si l’épaule était pratiquement “gelée” puisque le mouvement est très limité.

Lors de l’évaluation, l’une des caractéristiques principales de la capsulite adhésive se remarque par une limitation des amplitudes de mouvement actives (mouvement volontaire créé par le patient) ET passives (mouvement au repos provoqué par un évaluateur) de l’épaule. Ainsi, l’amplitude de mouvement passive est observée en demandant au patient de rester immobile tout en laissant l’évaluateur bouger l’articulation jusqu’à son maximum d’amplitude. Elle permet d’évaluer l’articulation et ses structures intrinsèques sans qu’il y ait de contraction musculaire volontaire.

Puisque son nom l’indique, la capsulite est associée à une atteinte de la capsule et c’est cette structure qui doit être évaluée. En éliminant la composante musculaire dans le mouvement de l’articulation lors de l’évaluation, c’est essentiellement la capsule qui est testée. En conséquence, le résultat obtenu oriente le diagnostic vers une atteinte de la capsule et non une condition musculaire.

Selon la littérature, la capsulite adhésive peut être classifiée de cette façon :

1. Capsulite adhésive primaire

Capsulite adhésive généralement idiopathique (sans cause connue) qui se développe graduellement. Elle pourrait aussi être associée à des conditions sous-jacentes comme le diabète, une atteinte de la thyroïde, certaines médications, l’hypertriglycéridémie ou les changements dégénératifs de la colonne cervicale.

2. Capsulite adhésive secondaire

Capsulite adhésive qui résulte généralement d’un traumatisme de l’épaule, d’une blessure comme une déchirure de la coiffe des rotateurs, une fracture, une chirurgie ou une immobilisation prolongée (période assez longue pendant laquelle l’épaule n’est pas sollicitée comme lors d’une hospitalisation ou lorsque le bras est dans le plâtre et ne peut bouger).

Les statistiques révèlent que la capsulite adhésive affecte en entre 2 % et 5 % de la population générale et que les femmes sont souvent plus touchées que les hommes (ratio de 1,4 femme pour 1 homme).

La capsulite adhésive : comment la diagnostiquer et quel est le suivi?

Comme mentionné précédemment, la capsulite adhésive est principalement caractérisée par une douleur et une limitation des amplitudes de mouvement actives et passives de l’épaule.

La capsulite adhésive est une condition qui implique une phase inflammatoire, associée à la douleur, et une phase fibrotique (fibrose), associée à la limitation de mouvement. Par la suite, il y a la phase de régression dans laquelle on observe un retour graduel des amplitudes de mouvement. La durée de chaque phase varie d’un cas à l’autre, allant de quelques semaines à plusieurs mois.

À l’examen, il faut évaluer les amplitudes de mouvement passives puisque leur limitation est une caractéristique importante de la capsulite adhésive.

Lors de votre consultation en chiropratique, le chiropraticien pourra les prendre en considération et effectuer des tests orthopédiques spécifiques afin de confirmer ou infirmer certains diagnostics musculosquelettiques reliés à l’épaule. Puisque sa formation lui permet d’évaluer, diagnostiquer et traiter des conditions musculosquelettiques, son rôle premier sera d’éliminer les diagnostics potentiels afin d’en arriver à un seul, ce qui orientera le reste du suivi.

Lorsqu’il est question de capsulite adhésive, les examens radiologiques ne révèlent généralement pas d’anomalie, donc le diagnostic reposera essentiellement sur l’histoire de cas du patient et les examens d’ordre orthopédique, chiropratique et neurologique effectués en clinique.

Une fois la capsulite adhésive diagnostiquée, le chiropraticien pourra mettre en place son suivi afin de diminuer les douleurs et améliorer les amplitudes de mouvement de l’épaule atteinte.

Les ajustements chiropratiques ont comme fonction d’optimiser la fonction du système nerveux et ainsi permettre au corps de fonctionner optimalement. En conséquence, ils peuvent agir sur la sensation de douleur et l’amélioration des amplitudes de mouvement.

Le chiropraticien pourra également proposer des exercices adaptés (étirement ou renforcement selon le cas) afin d’aider à la récupération et limiter les chances de récidives dans le temps.

N’hésitez pas à consulter votre chiropraticien, son expertise dans le domaine de la santé neurovertébrale pourra sans doute vous aider!

 

Sources, telles que consultées le 27 janvier 2024 :

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK532955/

Expert Panel on Musculoskeletal Imaging: Small KM, Adler RS, Shah SH, Roberts CC, Bencardino JT, Appel M, Gyftopoulos S, Metter DF, Mintz DN, Morrison WB, Subhas N, Thiele R, Towers JD, Tynus KM, Weissman BN, Yu JS, Kransdorf MJ. ACR Appropriateness Criteria® Shoulder Pain-Atraumatic. J Am Coll Radiol. 2018 Nov;15(11S):S388-S402.

Papalia R, Torre G, Papalia G, Baums MH, Narbona P, Di Lazzaro V, Denaro V. Frozen shoulder or shoulder stiffness from Parkinson disease? Musculoskelet Surg. 2019 Aug;103(2):115-119.

Le HV, Lee SJ, Nazarian A, Rodriguez EK. Adhesive capsulitis of the shoulder: review of pathophysiology and current clinical treatments. Shoulder Elbow. 2017 Apr;9(2):75-84.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5384535/

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Bursite, tendinite ou capsulite… Quoi faire quand on a mal à l’épaule?

Avec l’arrivée massive du télétravail et des bureaux à la maison, les patients présentant des douleurs à l’épaule sont de plus en plus nombreux.

Les douleurs à l’épaule sont d’ailleurs la troisième cause musculo-squelettique de consultation clinique, tout juste après les maux de cou et les maux de dos.

Quand l’épaule fait mal

Les problèmes d’épaule peuvent se traduire de plusieurs façons :

  • Douleur d’intensité variable autour de l’articulation de l’épaule souvent pire la nuit et le matin
  • Douleur diffuse qui descend vers le bras et la main
  • Douleurs d’intensité variable à l’omoplate
  • Raideurs de l’épaule
  • Perte de mouvement, incapacités
  • Faiblesses musculaires
  • Douleurs lors de mouvements spécifiques
  • Douleurs au cou et au haut du dos
  • Blocage ou craquement lors de certains mouvements
  • Maux de tête
  • Engourdissement des bras et des mains

Le complexe articulaire de l’épaule : un 4-en-1

L’épaule est l’articulation du corps la plus mobile et complexe. Ce qui la rend particulièrement vulnérable aux blessures.

L’articulation de l’épaule est constituée de 3 os (l’humérus, la clavicule et la scapula ou omoplate) ainsi que de plusieurs muscles et autres tissus de soutien (capsule, ligaments, bourses, tendons).

Ce qu’il est surtout important de comprendre, c’est que la fonction optimale de l’épaule dépend de l’harmonie du mouvement et de l’équilibre musculaire de plusieurs articulations, comme dans une réaction en chaîne.

On nomme cet amalgame le complexe articulaire de l’épaule.

Dans le complexe articulaire de l’épaule, on retrouve :

  • l’articulation gléno-humérale, qui relie l’humérus à l’omoplate
  • l’articulation acromio-claviculaire (qui relie l’omoplate à la clavicule)
  • l’articulation sterno-claviculaire (qui relie la clavicule au sternum)
  • l’articulation scapulo-thoracique (qui permet le glissement de l’omoplate sur la cage thoracique)

À cela, on pourrait inclure les régions cervicales et thoraciques de la colonne vertébrale. La colonne vertébrale est intimement liée au complexe articulaire par de nombreux muscles.

Toutes ces articulations doivent fonctionner en synergie pour assurer un mouvement optimal, fluide et sans douleur.

C’est pourquoi le traitement des problèmes d’épaule nécessite une bonne connaissance et compréhension de l’anatomie, de la neurologie et de la kinésiologie (étude du mouvement).

Les causes

Avec autant de structures qui forment le complexe articulaire de l’épaule, il n’est pas étonnant de constater que les causes de douleurs soient aussi nombreuses.

Voici les causes plus fréquentes des douleurs à l’épaule :

  • Tendinopathie et tendinite
  • Bursite
  • Syndrome de la coiffe des rotateurs
  • Subluxation
  • Dislocation
  • Entorse ligamentaire ou musculaire
  • Capsulite adhésive (Épaule gelée ou Frozen shoulder)
  • Arthrose ou arthrite
  • Fracture

Quoi faire quand on a mal à l’épaule

Que la douleur à l’épaule soit due à un traumatisme ou à un travail répétitif, il est très important de consulter son chiropraticien rapidement.

Comme nous l’avons expliqué précédemment, le complexe articulaire de l’épaule engage de nombreuses structures et sa dysfonction peut facilement dégénérer et devenir incapacitante.

Voici quelques modifications que vous pourriez apporter à votre style de vie pour réduire les douleurs à l’épaule et faciliter la guérison.

  1. Cessez les activités spécifiques qui reproduisent la douleur comme pelleter, travailler les bras dans les airs (optez pour un escabeau au besoin)
  2. Évitez les mouvements de contorsions (comme ramasser un objet sur la banquette arrière de la voiture lorsqu’on est au volant).
  3. Éviter de dormir sur le côté de l’épaule douloureuse.
  4. Utiliser un oreiller de corps pour appuyer le bras supérieur douloureux si l’on dort sur le côté opposé.
  5. Rendre son espace de travail ergonomique.
  6. Faire des étirements de l’épaule et du cou tous les jours.
  7. Garder la mobilité du bras en faisant des mouvements doux.
  8. Masser les muscles de l’épaule et du dos régulièrement (on peut utiliser certaines huiles essentielles diluées pour réduire les spasmes et apporter du soulagement)
  9. Suivre un programme de renforcement musculaire (idéalement personnalisé par un professionnel).
  10. Utiliser des techniques de gestion de stress comme la méditation, la visualisation, les respirations, le journaling, etc.
  11. Privilégier une alimentation et une supplémentation anti-inflammatoire.

Ce que votre chiropraticien fera pour traiter votre problème d’épaule

Le docteur en chiropratique détient une formation solide qui lui permet de diagnostiquer et traiter les troubles de l’épaule.

Grâce à une variétés de techniques et d’outils, le chiropraticien pourra redonner du mouvement aux articulations dysfonctionnelles (traiter les subluxations vertébrales cervico-thoraciques d’abord, qui diminuent les influx nerveux et sanguins vers l’épaule), réduire les tensions musculaires, harmoniser la chaîne de mouvement, rééquilibrer les muscles et améliorer les problèmes posturaux.

Tout ça, dans le but de traiter la cause du problème d’épaule et par le fait même enrayer la douleur.

De plus, le chiropraticien pourra offrir des conseils personnalisés sur le style de vie, proposer des solutions naturelles complémentaires au besoin et prescrire un programme d’exercices.

En résumé

  • Les douleurs à l’épaule sont très fréquentes
  • Le complexe articulaire de l’épaule comprend plus de 4 articulations
  • Les problèmes d’épaule peuvent se traduire de plusieurs façons
  • Les causes de douleurs à l’épaule sont nombreuses
  • La consultation rapide en chiropratique évite la dégénérescence du problème
  • Des changements dans le style de vie favorise une guérison plus rapide et évite les récidives

 

Sources telles que consultées le 2 février 2022.

http://www.irsst.qc.ca/media/documents/PubIRSST/R-885.pdf

https://fr.ccgi-research.com/shoulderpain