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S’adapter à l’automne : sommeil, posture et santé neuro-vertébrale

Dès l’arrivée de novembre, un changement de rythme s’installe. Les jours deviennent plus courts, la luminosité baisse, et le fameux changement d’heure finit souvent par nous secouer un peu plus qu’on le voudrait. On observe souvent une diminution d’énergie, un désir accru de rester à l’intérieur et une tendance à se laisser absorber par le confort du canapé. Cette transition saisonnière n’est pas seulement psychologique, puisqu’elle influence notre corps tout entier : notre posture, notre sommeil, notre niveau d’activité, et, bien sûr, l’équilibre de notre système nerveux.

Comme la chiropratique s’intéresse à la façon dont le corps s’adapte aux différents stress, cette période de l’année est particulièrement pertinente pour rappeler l’importance d’une colonne vertébrale mobile, bien alignée et soutenue par de saines habitudes de vie. Alors, avant de se laisser emporter par la grisaille, voyons comment mieux traverser cette saison en priorisant le mouvement, le sommeil, et une fonction nerveuse optimale. Dans cet article, vous découvrirez des outils simples, mais puissants, qui vous permettront de traverser novembre avec plus d’énergie, tout en vous portant tranquillement vers les festivités de fin d’année.

Pourquoi novembre fatigue-t-il plus?

La baisse de luminosité et le changement d’heure peuvent modifier le rythme biologique et influencer l’horloge interne. On observe alors une baisse d’énergie, un besoin accru de sommeil et une perturbation de celui-ci. Lorsque le sommeil est perturbé, la fatigue s’installe plus facilement et, avec la noirceur qui arrive plus tôt, il devient tentant d’adopter des habitudes plus casanières.

Détrompez-vous : il n’y a pas de mal à être casanier, mais le maintien de bonnes habitudes demeure essentiel pour affronter ce changement avec plus de stabilité, d’énergie et de résilience. Bouger régulièrement, optimiser son sommeil ou soutenir la fonction de la colonne vertébrale sont autant de gestes qui permettent au corps de mieux s’ajuster à cette transition saisonnière.

À titre de rappel : la sédentarité agit souvent en silence. Elle s’installe progressivement, et elle peut rapidement influencer la mobilité de la colonne vertébrale, augmenter les tensions musculaires et diminuer la capacité du système nerveux à fonctionner de façon optimale. En restant actif — même légèrement — on préserve non seulement la mobilité articulaire, mais aussi l’énergie, l’humeur et la qualité du sommeil.

Colonne vertébrale et chiropratique : quel est le lien avec la grisaille de novembre?

Pour permettre un bon influx nerveux et un fonctionnement optimal de l’ensemble des systèmes du corps humain, la chiropratique met l’accent sur la fonction du système nerveux et l’importance d’une colonne vertébrale libre d’interférences (subluxations).

Combinée à une fatigue accrue, la posture “du divan” (ou celle utilisée lors de longues périodes devant le cellulaire ou les écrans), peut mener à un mouvement vertébral non optimal, à des tensions musculaires, et à des compensations adoptées par le corps lorsqu’il s’adapte au stress qui lui est imposé. Ces compensations, bien qu’utiles au départ, peuvent, à long terme, entraîner des déséquilibres qui affectent autant le bien-être que le bon fonctionnement du système nerveux.

Les subluxations – même sans douleur – peuvent limiter la capacité du corps à s’adapter et à fonctionner à son plein potentiel de santé. En conséquence, la colonne vertébrale n’est pas moins sollicitée (par la posture, l’inactivité, la fatigue) pendant une période plus sédentaire, comme celle décrite ci-haut. Elle l’est tout autant que lors des moments plus actifs, comme l’été, mais de façon différente.

Consulter en chiropratique pour optimiser le mouvement vertébral et veiller à ce que le corps puisse exprimer son plein potentiel de santé n’aura jamais eu autant d’importance, n’est-ce pas?

Posture de sommeil, divan et téléromans : attention!

Nous le rappelons : il n’y a pas de mal à être plus casanier avec l’arrivée de l’automne. Quand la lumière baisse et que le froid s’installe, certains résistent difficilement à l’appel du divan et des séries télévisées. Bien que ce soit relaxant – et très légitime –, certaines informations doivent être prises en considération afin de maintenir une bonne hygiène de vie :

  1. Rester allongé de longues périodes sur le divan n’offre pas un support adéquat pour la colonne vertébrale. Les coussins peuvent être mous, ce qui empêche une posture neutre. Puisqu’il n’est pas rare que l’on finisse par s’endormir, on adopte souvent des positions asymétriques, laissant le cou, le bas du dos ou les épaules supporter une charge inhabituelle. Au réveil, des raideurs, des tensions ou une sensation de « faux mouvement » peuvent être ressenties et même persister quelques jours.
  2. Outre le support inadéquat que peut imposer le divan, le maintien d’une posture immobile (ou presque) pendant une longue période peut contribuer à l’apparition de pertes de mouvement articulaires.
  3. Le temps assis ou allongé sans mouvement accentue la sédentarité, et de façon répétée, peut avoir un impact négatif sur la santé globale.
  4. Avec le changement d’heure et de luminosité, le sommeil peut être perturbé. Si, en plus de ces changements, l’exposition à la lumière bleue des écrans est augmentée, cet élément perturbateur supplémentaire peut influencer la qualité du sommeil. Ne l’oubliez pas : le sommeil fait partie intégrante des piliers de la santé optimale!

Il est donc primordial de faire des choix judicieux : prioriser un environnement adéquat et limiter les périodes dans lesquelles la posture n’est pas optimale.

Une hygiène de vie optimale : comment adapter nos habitudes en fonction des saisons

Afin de contrer les effets liés aux blues d’automne, nous avons pensé vous donner quelques conseils à mettre en application :

Optimiser l’exposition à la lumière

Même lorsqu’il fait gris, sortez quelques minutes le matin à la lumière naturelle. À l’intérieur, ouvrez les rideaux, et profitez de l’effet des rayons de lumière en vous installant près d’une fenêtre.

Vous pouvez également envisager la luminothérapie (en raison de l’exposition aux rayons UV et des effets secondaires possibles, consultez un professionnel de la santé avant d’entreprendre cette démarche).

Bien dormir

Respectez une heure de coucher régulière. Évitez les écrans juste avant de dormir. Privilégiez un environnement sombre, calme, et une posture de sommeil neutre pour la colonne vertébrale.

Une colonne bien alignée pendant la nuit facilite la récupération et un bon fonctionnement nerveux. Le sommeil est considéré comme un moment de récupération essentiel pour le corps. Optimisez-le!

Bien manger

Vous l’aurez deviné : ce conseil n’est pas qu’à mettre en place seulement pour contrer les blues de l’automne!

En tout temps, il est important de choisir une alimentation riche en légumes, en fruits, en protéines de bonne qualité et en bons gras. Orientez la majorité de vos choix alimentaires vers des produits non transformés.

Une saine alimentation aura toujours un impact positif dans votre état de santé globale!

Bouger régulièrement et rester actif

Même si l’envie n’est pas toujours au rendez-vous, l’activité physique demeure un puissant antidote à la fatigue, à la sédentarité, aux tensions musculaires et aux limitations vertébrales.

Il n’est pas nécessaire d’être un athlète pour être considéré comme actif : intégrez la marche à votre quotidien, faites des exercices de groupe, allez à la piscine municipale, etc. Votre corps vous remerciera et vous en redemandera!

La méditation, la respiration en cohérence cardiaque et la relaxation aident également à un état d’esprit optimal. Quoi de mieux que d’être prêt à affronter les changements de saison?

Intégrer la chiropratique dans votre quotidien

La santé neuro-vertébrale devrait elle aussi faire partie des priorités en matière de santé. Les soins chiropratiques ne se limitent pas à la gestion de la douleur : dès qu’une perte de mobilité, un changement de posture ou une sensation de raideur s’installe, une consultation avec un chiropraticien pourrait s’avérer très positive afin maximiser le potentiel de santé.

Avons-nous besoin de vous rappeler l’impact que peut avoir la posture du divan sur vos articulations et votre sentiment de bien-être?

Traverser novembre en forme repose sur de petits gestes : bouger, bien dormir, s’exposer à la lumière et prendre soin de sa colonne vertébrale. En appliquant ces habitudes — et en intégrant la chiropratique à votre routine — vous aidez votre corps à rester énergique, aligné et résilient jusqu’au retour des jours plus lumineux!

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Prévenir et soulager les douleurs lombaires avec la chiropratique

Les douleurs lombaires, communément appelées maux de dos, touchent une grande partie de la population. En tant que chiropraticien, nous savons que ces douleurs sont l’un des principaux motifs de consultation en clinique, et ce, à tous les âges. Du jeune étudiant au retraité, le bas du dos est mis à rude épreuve chaque jour.

La chiropratique offre une approche naturelle, efficace et sécuritaire qui pourrait soulager les douleurs lombaires, améliorer la posture et prévenir leur récidive.

Dans ce blogue, nous aborderons les causes les plus communes du mal de dos, et nous décrirons les symptômes et les stratégies de prévention les mieux adaptées à toute la famille.

Bonne lecture!

Les causes des douleurs lombaires

Le dos est une structure complexe qui soutient le poids du corps, permet de nombreux mouvements et protège le système nerveux. C’est une région très vulnérable, ce qui explique très bien la fréquence des douleurs lombaires et le nombre de consultations chez le chiropraticien en lien avec elles.

Parmi les causes les plus courantes des douleurs lombaires, on note celles-ci :

  • Mauvaises postures : rester assis de longues heures devant un ordinateur ou allongé sur le divan.
  • Sédentarité : peut contribuer à la perte de la mobilité articulaire, à une endurance moins présente et peut augmenter le risque de blessures à l’effort.
  • Efforts physiques inappropriés : soulever des charges lourdes sans plier les genoux ou répéter des mouvements brusques.
  • Stress et tensions musculaires : contractent les muscles lombaires et aggravent la douleur.
  • Processus normal de vieillissement : perte de souplesse, apparition de dégénérescence au niveau des articulations lombaires (et autres articulations).

Les douleurs lombaires chez les enfants et les adolescents

Contrairement aux idées reçues, les enfants et adolescents peuvent également souffrir de douleurs lombaires.

Dès le plus jeune âge, la chiropratique permet de prévenir les déséquilibres posturaux fréquents chez les enfants et les adolescents. Le temps prolongé passé devant les écrans, les mauvaises postures scolaires et le port de sacs trop lourds peuvent entraîner des tensions, des douleurs lombaires et des anomalies de posture. Un suivi chiropratique régulier favorise un développement optimal de la colonne vertébrale.

Reprenons ces facteurs plus en détail :

  • Sacs à dos trop lourds et mal ajustés : exercent une pression excessive sur le bas du dos, peuvent déplacer le centre de gravité et avoir un impact négatif sur les structures lombaires.
  • Écrans et posture : longues heures penchées sur les téléphones ou tablettes. Ces postures n’ont pas seulement un impact sur le cou. Elles influencent la colonne vertébrale en entier.
  • Pratique sportive : mouvements répétitifs, microtraumatismes ou blessures qui créent des déséquilibres posturaux, mais aussi au niveau de la mobilité vertébrale.

Dans un contexte de santé globale, la mobilité vertébrale est essentielle. La chiropratique, avec sa vision et les ajustements vertébraux, vise la correction de ces déséquilibres (subluxations vertébrales) et le soulagement des douleurs. Le chiropraticien peut également donner des conseils pratiques aux familles, comme ajuster le sac à dos ou introduire des exercices simples à la maison.

Astuce chiropratique : Encouragez les enfants à faire de courtes pauses actives toutes les 30-45 minutes lors de l’étude ou de l’utilisation des écrans!

Les douleurs lombaires à l’âge adulte

Chez l’adulte, les douleurs lombaires, ou encore les inconforts liés aux efforts physiques et aux habitudes de vie sont fréquents. La chiropratique accompagne les adultes, actifs ou non, en soulageant les douleurs présentes tout en permettant au corps de s’adapter au stress physique. Elle permet ainsi de prévenir l’apparition de maux de dos potentiellement chroniques, souvent liés au stress, au travail de bureau ou à des mouvements répétitifs. Chez les adultes, le mal de dos est donc souvent lié au mode de vie :

Les douleurs peuvent être aiguës, après un faux mouvement, ou chroniques, persistant plusieurs semaines ou mois (au-delà de 3 mois). Dans tous les cas, le chiropraticien pourrait être un professionnel de la santé à consulter, puisqu’il est formé pour évaluer, diagnostiquer et traiter les conditions neuromusculosquelettiques :

  • Ajustements vertébraux pour favoriser un bon mouvement articulaire et soulager la douleur
  • Exercices de renforcement et/ou d’étirement adaptés à la condition de son patient
  • Conseils ergonomiques pour le travail ou les activités quotidiennes

Astuce chiropratique : Demandez conseil à votre chiropraticien même si vous n’avez pas de douleur. Saviez-vous que, si vous passez une bonne partie de votre journée à l’écran, vous pourriez bénéficier d’un suivi chiropratique afin d’obtenir des conseils personnalisés et des ajustements vertébraux en lien avec votre condition?

Les douleurs lombaires chez les gens du bel âge

Avec l’âge, les douleurs articulaires et la perte de mobilité peuvent influencer la qualité de vie. La chiropratique aide les aînés à maintenir leur autonomie, à préserver leur mobilité articulaire et à soulager les douleurs chroniques. Grâce à des ajustements adaptés, elle favorise une meilleure mobilité et un quotidien plus agréable.

Le vieillissement est généralement associé à la dégénérescence articulaire (disques intervertébraux, articulations, arthrose). Les gens plus âgés peuvent donc présenter des douleurs lombaires qui influencent leur mobilité et leur autonomie.

La chiropratique pourrait donc être envisagée (et adaptée) à ce type de clientèle, et ce, en ayant des objectifs précis :

  • Favoriser le maintien de la mobilité articulaire
  • Diminuer la douleur et améliorer le confort
  • Prévenir les chutes en veillant à maintenir une bonne posture

Astuce chiropratique : Les aînés peuvent intégrer des étirements doux et de courtes séances de marche pour compléter leur suivi chiropratique. La mobilité demeure un enjeu très important pour eux.

Prévenir les douleurs lombaires : conseils pratiques pour toute la famille

Nous le mentionnons régulièrement dans nos communications : la prévention est la clé pour éviter les douleurs et favoriser un état de santé global et optimal. Différentes façons peuvent être mises en application afin d’adopter cette stratégie.

  • Consulter en chiropratique de façon régulière : le chiropraticien est en mesure d’évaluer votre condition neuromusculosquelettique et vous proposer le suivi le plus adapté à vos besoins.
  • Bouger régulièrement : marcher, pratiquer une activité physique
  • Renforcer la ceinture abdominale : un tronc fort favorise une bonne stabilité, ce qui joue un rôle positif dans l’équilibre de la région lombaire. Connaissez-vous l’entraînement fonctionnel?
  • Maintenir une bonne posture : demandez à votre chiropraticien, il a des bases solides en ergonomie afin de vous conseiller! Le point clé : veiller à ce que les structures vertébrales soient le plus souvent alignées les unes avec les autres.
  • Forcer correctement : plier les genoux et garder la charge le plus près possible du corps.
  • Faire des pauses actives : toutes les 30-60 minutes si vous êtes assis.

Ces conseils sont applicables à tous les membres de la famille, des enfants aux aînés, et pourraient permettre de réduire de façon importante le risque de douleurs lombaires.

La chiropratique : un allié naturel pour toute la famille

La chiropratique ne se limite pas à soulager la douleur : elle agit sur la cause des troubles neuromusculosquelettiques afin de favoriser l’équilibre du corps, corriger les désalignements vertébraux (subluxations vertébrales) et améliorer la posture, qui sont souvent responsables des maux de dos.

Au-delà des soins, le chiropraticien accompagne ses patients dans l’adoption de saines habitudes de vie — posture, ergonomie, activité physique, gestion du stress — pour favoriser la prévention et le bien-être au quotidien.

À tout âge, un suivi régulier aide à maintenir une colonne en santé, prévenir les déséquilibres et préserver la mobilité. La chiropratique a sans aucun doute sa place au sein de la population comme étant une approche naturelle, sécuritaire et efficace pour favoriser la santé neurovertébrale à long terme.

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Et si votre mode de vie sédentaire avait un impact direct sur vos maux de dos?

Vous le savez sans doute déjà : les maux de dos (lombalgie) représentent la principale cause d’invalidité dans le monde. En effet, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 619 millions de personnes dans le monde souffraient de lombalgie en 2020.

En plus de l’impact qu’ils peuvent avoir dans la vie des personnes qui en souffrent, les maux de dos représentent un enjeu de santé publique majeur. En effet, ils sont attribués à une diminution de la productivité et à une augmentation du taux d’absentéisme.

Souvent associées à un traumatisme, au vieillissement ou à l’effort physique, les douleurs lombaires peuvent aussi être en lien avec la sédentarité.

Dans un contexte de travail de plus en plus numérique, où de longues heures sont passées devant un écran, comprendre comment la sédentarité affecte la santé de la colonne vertébrale devient essentiel.

À la suite de cet article, vous serez en mesure de mieux saisir le lien entre la sédentarité et les maux de dos. De plus, avec nos judicieux conseils, vous pourrez faire un pas de plus vers l’adoption de saines habitudes de vie tout en préservant la santé de votre colonne vertébrale.

La sédentarité en quelques mots

Selon le gouvernement du Canada, “le comportement sédentaire désigne les occupations auxquelles nous nous adonnons en position assise ou allongée et qui nous font dépenser très peu d’énergie, comme regarder la télévision, utiliser un ordinateur ou une tablette, se déplacer en autobus, en voiture ou en train.”

Outre le fait que ce comportement soit associé à une absence ou à un très faible taux d’activité physique, il représente également un facteur de risque prédisposant aux maladies chroniques, y compris les conditions d’ordre neuromusculosquelettiques.

En parallèle, on peut également parler de l’inactivité physique, qui est définie comme un niveau d’activité physique n’atteignant pas le seuil recommandé. Ces deux notions vont souvent de pair, puisque les personnes sédentaires sont également susceptibles d’être physiquement inactives, cumulant ainsi les effets néfastes de l’immobilité prolongée et du manque d’exercice.

Cette combinaison augmente significativement le risque de développer des douleurs lombaires (chroniques ou non), des déséquilibres musculaires et une diminution de la capacité fonctionnelle globale. Il devient donc essentiel d’être informé sur ces concepts afin d’agir efficacement sur les habitudes de vie et de promouvoir une meilleure santé neuromusculosquelettique.

De manière concrète, il n’y a qu’une seule solution pour contrer la sédentarité (et le manque d’activité physique), et c’est celle de bouger! Avez-vous besoin de suggestions?

  • Prendre une marche après les repas
  • Débuter l’entraînement
  • Pratiquer la course à pied
  • Faire du vélo
  • Pratiquer la natation (activité très intéressante pour les gens souffrant de mal de dos, car elle diminue beaucoup les charges imposées à la région lombaire tout en permettant d’être actif)
  • Etc.

Nous sommes conscients que les facteurs psychosociaux peuvent rendre le passage à l’action plus difficile qu’il n’y paraît, même lorsqu’on sait que bouger est bénéfique pour la santé :

  • Le stress
  • La charge mentale élevée
  • Les peurs ou croyances limitantes véhiculées par notre environnement (peur de se blesser)
  • Le manque de soutien ou un environnement non adéquat
  • Les habitudes de vie non optimales et bien ancrées

En conséquence, il faut développer une discipline et demeurer constant dans nos intentions. Ne l’oubliez pas : tout est à votre portée, il ne suffit que d’oser!

Les douleurs lombaires et la sédentarité : bien comprendre les mécanismes impliqués

Il n’y a plus de doute à avoir quant au lien qui unit la sédentarité et l’apparition (et même la chronicité) des douleurs lombaires, soulignant ainsi l’importance du mouvement dans le maintien de la santé neurovertébrale.

1. Atteinte musculaire

L’immobilité prolongée peut affecter les muscles stabilisateurs du tronc (ex.: les muscles paravertébraux et les abdominaux). Ce phénomène, appelé déconditionnement musculaire, est caractérisé par un manque d’endurance et de force qui découle d’une période d’immobilisation et/ou de sédentarité. On voit souvent ce phénomène lors d’une hospitalisation prolongée où le patient est immobile, mais la sédentarité peut également être en cause.

En tant que chiropraticiens, nous rappelons l’importance d’avoir des éléments neuromusculosquelettiques en santé, et celle des muscles en fait partie.

2. Atteinte posturale

La position assise (surtout prolongée et mal adaptée) influence sans aucun doute la posture. Elle entraîne un déséquilibre au niveau des courbes naturelles de la colonne vertébrale (lordose cervicale, cyphose thoracique et lordose lombaire). La tête et les épaules se retrouvent souvent déportées vers l’avant, ce qui peut contribuer à l’apparition de symptômes comme les maux de tête et le syndrome du tunnel carpien. À long terme, les disques intervertébraux peuvent subir une pression accrue, ce qui peut contribuer à la dégénérescence discale et l’apparition d’arthrose.

Comme quoi il n’y a pas que la région lombaire qui puisse être touchée par la sédentarité!

3. Perte d’amplitude de mouvement articulaire (hypomobilité articulaire)

Le manque de mouvement réduit la mobilité des segments vertébraux. Cela favorise l’hypomobilité articulaire. Pour contrer cette perte, le corps aura tendance à développer des compensations ailleurs afin que la mobilité générale ne paraisse pas diminuée et que le corps demeure fonctionnel.
Si le résultat global ne semble pas problématique à court terme, ces compensations créent souvent un déséquilibre biomécanique qui, à la longue, peut engendrer des douleurs, de la raideur et une surcharge sur d’autres structures neuromusculosquelettiques.

L’ensemble des mécanismes décrits ci-dessus conduit à une fragilisation des structures et de la fonction globale de la colonne lombaire. En conséquence, la région lombaire est plus susceptible de développer des conditions menant à l’apparition de douleur.

Puisque le corps a une excellente capacité à s’adapter à son environnement, le fait de maintenir des habitudes sédentaires peut donc amener un état de douleur chronique.

La sédentarité : la chiropratique à la rescousse

La chiropratique vise à évaluer, diagnostiquer, traiter et prévenir les conditions neuromusculosquelettiques, notamment celles liées à la colonne vertébrale. Par ses connaissances en santé globale et neurovertébrale, le chiropraticien a comme objectif de permettre à son patient d’exprimer son plein potentiel de santé :

  • En effectuant une évaluation personnalisée axée sur les besoins de chacun
    Il évalue la fonction du système neuromusculosquelettique, identifie les zones de restriction articulaire et les subluxations vertébrales, les déséquilibres musculaires et les atteintes posturales. Cette évaluation permet une approche personnalisée et aide le patient dans sa globalité.
  • En traitant les subluxations par des ajustements vertébraux
    Les manipulations articulaires (ajustements) peuvent avoir un impact positif sur la fonction articulaire et les douleurs lombaires.
  • En recommandant des exercices adaptés
    Le chiropraticien peut recommander des exercices de stabilisation, de renforcement ou d’étirement de la région lombaire en lien avec ses habitudes de vie.
  • En éduquant son patient
    Un aspect important du suivi chiropratique est l’éducation du patient, visant à lui donner les outils pour comprendre sa douleur, prévenir les récidives et adopter un mode de vie actif. Cette approche centrée sur l’autonomie est particulièrement importante et bénéfique dans les cas de douleurs lombaires chroniques, et le chiropraticien sera en mesure de supporter son patient si ce dernier désire apporter des changements positifs dans ses habitudes de vie. Chaque petit conseil peut avoir un impact important dans la vie d’un patient :

    • Intégrer des pauses actives pendant la journée
    • Améliorer l’ergonomie du poste de travail
    • Cibler des exercices de renforcement adaptés à la condition du patient
    • Suggérer des exercices spécifiques qui ne nuiront pas à la condition de santé du patient tout en lui permettant d’être actif au quotidien

Sachant que la sédentarité constitue un facteur de risque majeur, mais modifiable, dans le développement et l’aggravation des douleurs lombaires, mieux vaut agir à titre préventif afin de limiter les conséquences à long terme.

La chiropratique, avec son approche globale centrée sur la santé optimale de son patient, pourrait très bien faire partie intégrante de votre plan de match afin de maintenir une colonne vertébrale mobile et fonctionnelle, prévenir l’apparition de douleurs et vous accompagner vers l’adoption durable de saines habitudes de vie.

En combinant les ajustements vertébraux, les exercices spécifiques et des conseils adaptés, nul doute qu’elle pourra contribuer à maintenir et restaurer une fonction neuromusculosquelettique optimale tout en améliorant votre qualité de vie et vous permettre de gagner en vitalité!

Sources, telles que consultées le 3 mai 2025 :

https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/low-back-pain
https://sante-infobase.canada.ca/labo-de-donnees/blogue-mesure-comportement-sedentaire.html
https://www.sedentarybehaviour.org/sbrn-terminology-consensus-project/french-translation/

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3 raisons qui pourraient expliquer l’augmentation spectaculaire des demandes de consultation en chiropratique

L’engouement phénoménal qu’a connu la chiropratique dans la dernière année en a pris plusieurs par surprise. L’achalandage a toujours été en croissance, mais la pandémie a créé un boom sans précédent de demandes de consultations en chiropratique.

Mais qu’est-ce qui explique cette explosion soudaine de popularité? Voici 3 raisons qui, sous toutes réserves, pourraient bien éclaircir ce mystère.

1. Le télétravail et la sédentarité

Le nombre de travailleurs qui ont dû aménager un bureau de fortune à la maison depuis mars 2020 est considérable. Mais ce n’est pas tout le monde qui avait l’espace, les ressources, ni les connaissances pour s’installer de façon ergonomique. D’autant plus que la plupart d’entre eux s’attendaient à ce que ce soit temporaire.

Quelques semaines sont passées, puis les malaises physiques se sont mis à pointer le bout de leur nez : tensions au cou, douleurs dans le bas du dos, maux de tête, engourdissement des mains, raideurs entre les omoplates, douleurs aux poignets, coudes et épaules, fragilité du nerf sciatique, etc.

Une douleur qui apparait chaque jour au travail, c’est handicapant. Il s’agit d’ailleurs d’un incitatif majeur pour consulter un professionnel de la santé qui saura régler le problème.

Quand l’ergonomie du bureau de travail est à l’origine de la douleur, il est important de remédier à la situation en adaptant son environnement à sa morphologie. Pour en savoir plus sur l’aménagement d’un bureau de travail à la maison, consultez cet article.

Alors qu’il n’a jamais été aussi sage d’être en pleine santé, la pandémie a paradoxalement mené la population québécoise vers encore plus de sédentarité. Les accès aux salles de sports et aux différentes activités physiques collectives en présentiel étant presque nul, la plupart d’entre nous avons adopté un mode de vie moins actif.

Netflix, vous connaissez? Qui dit Netflix, dit positions prolongées dans le sofa.


Sachant que l’activité physique est reconnue pour réduire les douleurs physiques et que les mauvaises postures sont la cause de bien des maux, il n’est pas étonnant de constater que le cocktail de sédentarité occasionné par la pandémie ait considérablement augmenté le nombre de personnes souffrant de malaises physiques tels que des maux de dos, des douleurs, des maux de tête, aux épaules ou des torticolis.

Pour lutter contre la sédentarité à la maison, consultez cet article.

2. Le stress et la détresse émotionnelle

L’humain a une extraordinaire capacité d’adaptation, particulièrement lorsqu’il est à son plein potentiel de santé. Mais il a aussi ses limites. La vitesse à laquelle nous avons dû faire face aux changements ces derniers mois a largement dépassé la capacité d’adaptation de plusieurs.

Tous les plans de nos vies ont changé : notre quotidien, nos habitudes, nos relations, notre rapport à la sécurité, notre liberté. La pandémie laisse d’énormes cicatrices, même que certaines plaies sont encore bien ouvertes.


Le stress n’est pas néfaste en soi, il le devient lorsque son intensité ou sa fréquence dépasse la capacité d’adaptation de l’organisme. C’est à ce moment-là que le cerveau perçoit les agents stresseurs comme des dangers potentiels et déclenche des cascades neurologiques et biochimiques qui serviront à le protéger.

Malheureusement, ces processus archaïques (qui ont bien servi nos ancêtres Cro-Magnon, avouons-le) ne sont pas encore adaptés à notre mode de vie moderne, dans lequel un danger n’est plus associé à la présence temporaire d’un lion, mais plutôt à une menace chronique plus ou moins réelle, comme le manque d’argent ou la pression de performance au travail.

Lorsqu’elles sont chroniques comme c’est souvent le cas de nos jours, ces cascades biochimiques entraînent un déséquilibre du système nerveux et provoquent une pléiade de symptômes physiques et émotionnels : anxiété, tensions, douleurs, maux de tête, dépression, problèmes digestifs, hypertension et plus encore.

L’insécurité financière, la solitude, l’instabilité, la peur du virus et de ses conséquences et la division de la société sont autant de sources de stress qui peuvent être à l’origine de douleurs au dos, tensions au cou et aux épaules, de maux de tête et autres symptômes qui sont des motifs de consultation fréquents en chiropratique.

Pour en connaitre davantage sur le stress et les façons de mieux le gérer, consultez cet article.

3. Budget et disponibilité

La pandémie a amené son lot de restrictions en tout genre : voyage, activités, déplacements, rencontres, restaurants, gym, etc.

Ce sont toutes des dépenses qui occupaient jadis une bonne portion du budget et du calendrier.

Ce qui a, au final, laissé pour plusieurs, plus d’argent et plus de temps pour prendre soin de soi. Les professionnels de la santé sont unanimes : les listes d’attente n’ont jamais été aussi longues, et ce, même dans le secteur privé (chiro, masso, physio, psycho, naturo…).

Quand on y pense, c’est bien logique. Ça aura au moins eu cet effet positif : prendre plus de temps pour soi, vivre plus lentement, se soigner et profiter du moment présent.

Voilà donc 3 raisons pour lesquelles les demandes de consultations ont drastiquement augmenté dans les cliniques chiropratiques au cours des derniers mois.

Seul l’avenir saura nous dire comment la situation évoluera.

D’ici là, prenez l’habitude de réserver vos rendez-vous chez votre chiropraticien d’avance afin de vous assurer une place dans le créneau horaire qui vous convient.