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Bouger, dormir, manger : quels sont les véritables fondements d’une bonne santé?

Puisque la santé ne se résume pas seulement à l’absence de douleur, comment peut-on réellement la préserver et soutenir le corps pour qu’il fonctionne de façon optimale? La réponse réside dans l’ensemble des habitudes de vie que nous adoptons jour après jour. Chaque décision en lien avec le mouvement, le sommeil, la gestion du stress et les choix alimentaires façonne la manière dont le corps s’adapte et reste en bonne santé, tant pour le corps que pour l’esprit.

En chiropratique, cette vision globale est essentielle. Le corps est un tout, où les systèmes nerveux, musculaire et articulaire interagissent constamment. C’est dans cette optique que l’on parle des piliers de la santé. Ces repères permettent non seulement de mieux comprendre ce qui soutient la santé à long terme, mais aussi de guider les choix quotidiens de chacun. Bouger correctement, gérer son stress, dormir suffisamment, adopter une alimentation équilibrée et vivre dans un environnement favorable sont autant d’éléments qui influencent directement la santé globale.

Dans cet article, nous explorons les piliers de la santé et la manière dont ils influencent le bien-être au quotidien. En s’appuyant sur une approche structurée autour de ces piliers, la chiropratique se positionne comme un partenaire essentiel pour guider les patients vers un mode de vie plus sain. Elle ne se limite pas à soulager les symptômes : elle soutient le corps dans son ensemble, améliore la mobilité, favorise l’adaptation aux contraintes et contribue à une meilleure qualité de vie jour après jour.

Pourquoi parle-t-on de piliers de la santé?

Les habitudes de vie agissent en synergie. Lorsqu’un pilier est négligé, le corps doit compenser. Ces compensations peuvent d’abord être subtiles, puis devenir plus apparentes avec le temps, notamment sous forme de tensions, de raideurs ou de douleurs persistantes.

La chiropratique met de l’avant les piliers de la santé. Elle ne se limite pas à intervenir sur une douleur ponctuelle : elle vise à soutenir la fonction du système neuromusculosquelettique en tenant compte de chacun d’entre eux. C’est ce qui fait d’elle une profession complète et accessible.

Comment le mouvement influence-t-il réellement votre santé et celle de votre colonne vertébrale?

Le mouvement est essentiel au bon fonctionnement des articulations, y compris celles de la colonne vertébrale. Il aide à :

  • Maintenir la mobilité articulaire
  • Maintenir le corps dans un état fonctionnel
  • Supporter le corps dans son adaptation au changement et à l’environnement

En chiropratique, l’évaluation du mouvement permet de repérer les restrictions articulaires et les déséquilibres, tout en identifiant les zones où la fonction du corps peut être compromise. En conséquence, les soins chiropratiques visent entre autres à améliorer la mobilité, mais ils peuvent être optimisés lorsqu’ils sont accompagnés d’habitudes de mouvement adaptées au quotidien.

Penser mieux : quel rôle joue le stress dans votre santé globale?

Le stress fait partie intégrante de la vie moderne. Mais comment savoir quand le stress commence à affecter réellement votre corps et votre bien-être? Lorsqu’il est ponctuel, le corps s’adapte généralement sans difficulté. En revanche, un état où le stress est présent de façon prolongée peut avoir certains impacts sur le corps (et le système nerveux) :

  • Des tensions musculaires qui peuvent limiter la mobilité et affecter l’alignement postural
  • Un sentiment de fatigue, qui peut ralentir la récupération et diminuer l’énergie disponible pour les activités quotidiennes
  • Une diminution de la “clarté mentale”, ce qui peut affecter la prise de décisions et la gestion des situations stressantes
  • Une perturbation de l’équilibre global du corps

En chiropratique, nous reconnaissons que le système nerveux et le système musculosquelettique interagissent constamment. Le stress ne se limite pas à l’esprit : il influence directement le corps et peut limiter son fonctionnement optimal.

Pour maintenir une pensée optimale, il est important d’avoir une bonne gestion du stress. Plusieurs stratégies simples et efficaces peuvent vous aider à retrouver un équilibre : pratiquer la respiration consciente, consacrer du temps à la relaxation, intégrer des activités créatives ou artistiques, et rester actif physiquement.

Dormir mieux : un pilier clé de la récupération

Le sommeil permet au corps de récupérer physiquement et mentalement. C’est le moment où l’organisme se dépose, recharge ses réserves d’énergie et prépare le corps pour la journée à venir. Un sommeil de mauvaise qualité, des positions inadéquates ou un environnement peu favorable peuvent nuire à cette récupération.

En chiropratique, pour favoriser une nuit réparatrice et un alignement optimal pendant le sommeil, des conseils peuvent être offerts pour favoriser un soutien adéquat à la colonne vertébrale et améliorer cette période de la journée :

  • Choisir un oreiller adapté : ni trop haut, ni trop bas, pour soutenir naturellement la courbe cervicale
  • Privilégier une position neutre : sur le dos ou sur le côté, en évitant de dormir sur le ventre, tout en essayant de préserver les courbes naturelles de la colonne vertébrale
  • Adapter le matelas : ni trop ferme ni trop mou, pour soutenir le corps de façon adéquate
  • Éviter de croiser les jambes ou de tordre le corps, encore une fois, pour maintenir autant que possible une posture neutre
  • Utiliser un coussin entre les genoux (pour les dormeurs sur le côté) : cela aide à maintenir l’alignement des hanches et du bassin.
  • Maintenir une routine de sommeil régulière : se coucher et se lever à des heures constantes favorise un repos plus réparateur

Manger mieux : offrir un bon carburant pour le corps

L’alimentation joue un rôle central dans la santé globale. Chaque cellule du corps a besoin de nutriments essentiels pour se réparer, fonctionner correctement et maintenir l’équilibre des différents systèmes. Une alimentation équilibrée ne se limite pas à prévenir les carences : elle contribue également à soutenir l’énergie, favoriser la récupération après l’effort et renforcer la capacité du corps à répondre aux exigences du quotidien.

Dans une approche de santé globale, la chiropratique comprend l’importance des besoins nutritionnels. Adopter de bonnes habitudes alimentaires fait donc partie intégrante d’un mode de vie sain et préventif. Cela inclut :

  • Consommer des aliments variés et riches en nutriments
  • Prioriser les protéines de qualité, les fruits et légumes, et les sources de bonnes graisses
  • Limiter les aliments transformés et riches en sucres ajoutés
  • Hydrater régulièrement l’organisme

En combinant une alimentation adaptée avec la chiropratique et d’autres saines habitudes de vie, tout est mis en place afin de permettre au corps d’exprimer son plein potentiel de santé.

Adapter son environnement : comment réduire les contraintes inutiles pour mieux soutenir votre corps?

L’environnement dans lequel nous vivons et travaillons a un impact direct sur la santé neuromusculosquelettique. Comment savoir si votre poste de travail ou vos habitudes quotidiennes imposent des contraintes excessives à votre corps? Un bureau mal ajusté, des gestes répétitifs ou des positions prolongées peuvent créer des tensions, des raideurs et influencer la mobilité de la colonne vertébrale et des articulations.

En chiropratique, l’éducation ergonomique et la prévention sont essentielles. Identifier les sources de contraintes répétitives permet de mettre en place des ajustements simples, mais efficaces, qui améliorent le confort et soutiennent la santé à long terme. Parmi les recommandations courantes, on retrouve :

  • Ajuster la hauteur et la position du bureau et de la chaise
  • Varier régulièrement les positions et mouvements
  • Organiser l’espace de travail
  • Privilégier des pauses actives

En réduisant ces contraintes au quotidien, non seulement vous améliorez votre confort, mais vous optimisez en plus les effets des soins chiropratiques. Un corps moins stressé par l’environnement risque de mieux répondre aux ajustements, maintenir une mobilité optimale et soutenir un bien-être global et durable.

Les relations et le mode de vie : pourquoi ce pilier est-il souvent oublié?

Bien qu’on ait tendance à ne pas les mettre en priorité, les relations humaines et le mode de vie sont des éléments essentiels du bien-être global. Vous êtes-vous déjà demandé dans quelle mesure vos liens sociaux influencent votre santé et votre équilibre au quotidien?

Un environnement social positif ne se limite pas au plaisir de partager des moments avec les autres. Il peut également :

  • Renforcer la motivation à adopter et maintenir de saines habitudes de vie
  • Améliorer la gestion du stress, en offrant un soutien émotionnel dans les périodes difficiles
  • Favoriser un meilleur équilibre émotionnel, ce qui influence la perception que nous avons de notre santé
  • Stimuler des comportements sains, comme l’activité physique ou la préparation de repas équilibrés, lorsqu’ils sont partagés ou encouragés par ses proches

Entretenir des relations de qualité et intégrer des interactions positives dans la vie quotidienne contribue à créer un environnement favorable au bien-être. Les moments passés avec des amis, la famille ou des collègues bienveillants ont un véritable impact sur l’énergie, la motivation et la santé mentale.

En fin de compte, prendre soin de ses relations et de son mode de vie n’est pas un détail : c’est un pilier central pour soutenir une santé durable, un équilibre émotionnel et une qualité de vie optimale.

Construire sa santé, un pilier à la fois

Adopter de saines habitudes de vie ne signifie pas tout changer d’un coup. La santé se construit progressivement, grâce à des choix réalistes et cohérents. En soutenant le corps pour qu’il s’adapte et fonctionne de manière optimale, la chiropratique s’intègre naturellement dans cette démarche. Elle fait donc partie intégrante d’une approche globale basée sur les saines habitudes de vie, visant à optimiser le fonctionnement du corps et à accompagner les patients dans une démarche préventive et durable. En combinant mouvement, sommeil, alimentation, gestion du stress et environnement favorable, chacun peut progressivement construire une santé solide et durable, pilier par pilier, pour un bien-être quotidien et une meilleure qualité de vie.

N’hésitez pas à consulter en chiropratique!

Categories Fonctionnez mieux

Neuroplasticité et chiropratique : stimulez vos connexions nerveuses pour un bien-être global

La neuroplasticité est la capacité du cerveau et du système nerveux à remodeler leurs connexions selon nos expériences et apprentissages. Active surtout pendant l’enfance, elle reste présente toute notre vie, permettant d’apprendre, de consolider des acquis et d’adapter notre comportement bien au-delà de l’âge adulte.

En favorisant un environnement nerveux optimal, on peut soutenir cette fonction afin de préserver nos habiletés et améliorer notre bien-être. Les soins chiropratiques, qui optimisent la communication nerveuse entre le cerveau et le corps, s’inscrivent naturellement dans cette démarche.

Cet article vous aidera à comprendre l’importance de la neuroplasticité au quotidien et le rôle que la chiropratique peut jouer pour soutenir votre système nerveux, avec des conseils pour adopter des habitudes favorables à une santé neurologique optimale.

La neuroplasticité : comprendre le fonctionnement

Le principe fondamental de la neuroplasticité repose sur l’idée que les connexions nerveuses les plus utilisées se renforcent, tandis que celles qui ne sont pas sollicitées s’affaiblissent ou disparaissent. C’est ce qui permet au corps humain et au système nerveux de s’adapter continuellement à son environnement, et ce, tout au long de la vie.

Lors de l’apprentissage d’une nouvelle compétence, comme jouer d’un instrument, apprendre une langue ou pratiquer un sport, le cerveau réorganise ses réseaux neuronaux pour soutenir cette nouvelle habileté. À l’inverse, le manque de stimulation peut réduire l’efficacité des circuits nerveux concernés. Il est donc primordial de favoriser les bonnes connexions, n’est-ce pas? En effet, ce mécanisme explique pourquoi la stimulation régulière, variée et ciblée est essentielle à tout âge pour entretenir nos capacités motrices, sensorielles et cognitives.

Rappelons que notre cerveau et notre système nerveux s’adaptent continuellement aux stimulations qu’ils reçoivent : ce que nous répétons, pensons, faisons ou vivons façonne directement nos connexions neuronales. Autrement dit, nos expériences quotidiennes sculptent notre réalité et influencent nos capacités futures. Adopter des décisions éclairées et bénéfiques, que ce soit sur le plan physique ou mental, s’avère crucial pour construire un terrain favorable à la santé, à l’adaptabilité et au bien-être global.

La neuroplasticité : pourquoi est-il essentiel de stimuler ses connexions nerveuses?

Chaque fois que nous pratiquons une activité qui sollicite notre cerveau, nous renforçons les réseaux neuronaux associés. Plus la stimulation est fréquente, plus les connexions deviennent solides et efficaces.

Cette stimulation peut être :

  • Cognitive : lecture, résolution de problèmes, apprentissage de nouvelles connaissances
  • Motrice : pratique d’un sport, exercices de coordination, danse
  • Sensorielle : musique, arts visuels, exploration d’environnements nouveaux
  • Émotionnelle et sociale : interactions humaines, échanges, soutien affectif

Sans ces sollicitations régulières, les acquis peuvent s’atténuer. Entretenir et diversifier ce genre de stimulations est donc une clé pour préserver ses capacités et continuer à progresser à long terme.

La neuroplasticité et la chiropratique : un duo complémentaire

La capacité du cerveau à se remodeler et à créer de nouvelles connexions neuronales repose en partie sur la qualité des signaux qu’il reçoit et qu’il envoie au reste du corps. La chiropratique, en veillant à optimiser cette communication nerveuse, peut aider à potentialiser la neuroplasticité. En favorisant un environnement nerveux harmonieux et en soutenant la santé globale, elle crée des conditions idéales pour l’apprentissage, l’adaptation et la performance au quotidien.

Au Québec, les chiropraticiens sont membres d’un ordre professionnel reconnu, ce qui leur permet de proposer une approche sécuritaire, encadrée et personnalisée qui s’intègre très bien dans une vision préventive de la santé, où chaque ajustement (manipulation) peut contribuer à optimiser la fonction du système nerveux et ainsi aider le corps à exprimer son plein potentiel de santé.

1. Optimiser la communication nerveuse

Le système nerveux contrôle l’ensemble des fonctions du corps. Les ajustements chiropratiques visent à corriger les interférences (subluxations vertébrales) qui peuvent perturber la circulation des messages nerveux. En visant à libérer le système nerveux de ces interférences, la communication entre le cerveau et le reste du corps devient plus fluide, créant un environnement propice à une neuroplasticité optimale.

2. Bienfaits indirects sur la santé globale

En améliorant la fonction nerveuse, la chiropratique peut favoriser une meilleure posture, un meilleur sommeil, et un meilleur rendement physique. Ces effets indirects contribuent à un état général qui facilite la stimulation, l’apprentissage et la performance cérébrale.

3. La chiropratique : une pratique encadrée et sécuritaire

La chiropratique est une profession réglementée, pratiquée par des chiropraticiens qui évaluent, émettent des diagnostics chiropratiques et interviennent selon des normes strictes. Leurs soins personnalisés intègrent la prévention et la promotion de saines habitudes de vie, toujours dans le respect de leur mission : favoriser une communication nerveuse optimale et favoriser le plein potentiel de santé de leurs patients.

La neuroplasticité : maintenir et renforcer les acquis nerveux

Pour que la neuroplasticité joue pleinement son rôle, il est essentiel d’adopter des stratégies qui favorisent le renforcement des connexions neuronales. Cela passe nécessairement par la création d’un environnement nerveux sain et propice à l’intégration de différents apprentissages. Voici certaines pratiques à privilégier pour soutenir efficacement la neuroplasticité au quotidien, et à tout âge :

1. Miser sur la répétition et la variété

Pour renforcer les circuits neuronaux, il est nécessaire de répéter régulièrement des exercices, tout en variant les types de stimulation. Chaque fois que vous introduisez un changement — que ce soit dans vos habitudes, votre environnement ou votre manière de penser — vous stimulez vos connexions neuronales. Par exemple :

  • Alterner entre des exercices physiques et cognitifs
  • Apprendre des gestes nouveaux, même simples, pour créer de nouvelles connexions
  • S’exposer à des environnements variés pour solliciter différents sens

2. Offrir un environnement nerveux optimal

Lorsque la communication nerveuse est fluide, l’intégration des apprentissages est facilitée. Les soins chiropratiques peuvent contribuer à préparer ce terrain en réduisant les interférences dans le système nerveux, et ainsi aider au rôle de la neuroplasticité.

3. Bouger régulièrement

La marche est un exemple simple et efficace d’activité bénéfique pour le système nerveux. Elle peut aider à l’amélioration de la posture, stimuler la circulation sanguine, favoriser l’équilibre et l’état de bien-être général. Pratiquée quotidiennement, elle entretient la mobilité articulaire et soutient le bon fonctionnement nerveux. La marche (et généralement toute forme d’activité physique) aide donc, en quelque sorte, à favoriser le rôle de la neuroplasticité!

4. Adopter des habitudes de vie favorables au bon fonctionnement du système nerveux

  • Sommeil : essentiel pour consolider la mémoire et favoriser la récupération cérébrale
  • Alimentation équilibrée : fournit les nutriments nécessaires au bon fonctionnement du système nerveux
  • Activité physique régulière (encore et toujours) : augmente l’oxygénation, aide aux fonctions motrices et favorise le maintien d’un corps et d’un esprit en santé
  • Gestion du stress : la relaxation, la méditation ou la respiration consciente soutiennent l’équilibre nerveux et favorisent un état émotionnel optimal

5. Se recentrer et choisir l’essentiel

Dans un quotidien saturé d’informations, il est crucial de choisir l’essentiel pour stimuler le cerveau de façon optimale. Comme mentionné précédemment, les stimulations non essentielles influencent elles aussi la neuroplasticité, et sachant ce qui peut en résulter, il est primordial de faire des choix judicieux. Optez pour les vraies connexions, le contact avec la nature et les expériences de vie de qualité, et laissez de côté le superflu!

La neuroplasticité prouve que notre cerveau est capable de s’adapter et de se renforcer à tout âge, à condition d’être régulièrement sollicité dans un environnement favorable. Le suivi chiropratique, qui a comme objectif d’optimiser la fonction nerveuse, peut offrir un soutien précieux à ce processus naturel.

En intégrant une gamme d’activités stimulantes sur le plan cognitif, moteur, sensoriel et social, ainsi qu’un mode de vie sain, un sommeil réparateur et des soins chiropratiques préventifs, il est possible de favoriser des conditions optimales pour maintenir nos compétences, accroître notre potentiel et cultiver un bien-être durable, même au-delà de l’âge adulte!

Categories Mangez mieux

Le clean eating pour calmer les douleurs articulaires et musculaires

Vivre avec des douleurs articulaires et musculaires, c’est épuisant.

Il existe des dizaines de raisons pour lesquelles de telles douleurs peuvent apparaître au fil du temps : traumatismes et blessures, mauvaises postures, maladies dégénératives ou inflammatoires, débalancement hormonal, stress, émotions, etc.

Pratiquement toutes les douleurs peuvent être diminuées par l’adoption de simples habitudes comme l’activité physique modérée et les soins chiropratiques réguliers.

L’alimentation a aussi un rôle important à jouer dans la gestion de la douleur. Les aliments que l’on mange ont un impact direct sur notre taux inflammatoire en plus de fournir les nutriments essentiels à la guérison, la réparation et la reconstruction des tissus.

Quel type d’alimentation choisir?

Il existe de nos jours des dizaines de diètes, régimes et mode d’alimentation. Nous avons d’ailleurs déjà expliqué les grandes lignes des plus populaires d’entre eux.

Aujourd’hui, nous parlerons du clean eating, considéré comme un style de vie plutôt qu’un régime.

Le clean eating a une approche simple : privilégier les aliments entiers, nutritifs et préparés « proprement ».

  • Pas de calories à compter
  • Cuisiner plus souvent
  • Prendre conscience de la provenance et de l’impact environnemental des aliments

Ce style de vie s’apparente à l’alimentation hypotoxique et à l’alimentation anti-inflammatoire à quelques détails près (voir les petits bémols dans le bas du texte).

Voici donc les 10 commandements du Clean eating. De quoi partir la nouvelle année du bon pied, n’est-ce pas?

  1. Plus simplement, tu mangeras. Abandonnez les produits transformés ou emballés (encore plus lorsqu’ils sont suremballés) et privilégiez les aliments les plus frais et naturels possibles. Tenez-vous donc loin des colorants, arômes artificiels, pesticides, additifs et conservateurs alimentaires.
  2. Du bio, tu prendras. Ce ne sont pas tous les portefeuilles qui peuvent se le permettre. Encore moins toutes les épiceries qui l’offrent. Mais quand c’est possible, choisissez cette option.
    Sinon, lavez vos fruits et légumes soigneusement. Faites votre potager si vous avez le temps et l’espace ou encore souscrivez à un abonnement de panier de légumes d’un producteur local. Faire la culture de pousses est aussi une option très économique.
  3. Tes légumes, tu mangeras. Choisissez des légumes et encore des légumes. Vous trouvez que vous avez assez de légumes dans votre assiette? Ajoutez-en encore! Plus sérieusement, les légumes frais devraient constituer une bonne partie de votre assiette.
    Choisissez plusieurs couleurs, vous vous assurez ainsi un apport varié en vitamines et minéraux. Les légumes en boîte, surgelés ou dans l’huile ne sont pas mauvais, mais devraient servir de dépanneur. Vérifiez qu’ils ne contiennent pas d’additifs.
  4. De bons gras, tu choisiras. Ce n’est pas nouveau, il existe de bons et de mauvais gras. Tenez-vous loin des gras trans. Pour ce qui est des gras saturés, c’est plus complexe. Deux méta-analyses récentes1-2 n’ont trouvé aucune preuve significative des méfaits des gras saturés sur la santé. Tant qu’on n’en saura pas plus, mieux vaut ne pas en abuser (comme toute chose d’ailleurs).
    Utilisez l’huile d’olive (pas pour la cuisson) et l’huile de pépin de raisin (pour la cuisson) ou encore une des dizaines d’huiles bénéfiques pour la santé disponibles sur le marché (huile de tournesol, d’avocat, caméline ou de sésame). N’hésitez pas à varier. Mangez du poisson comme le saumon (attention à sa provenance!) et les sardines (fraîches ou surgelées de préférence).
  5. Le sucre, tu limiteras. Si vous êtes un adulte moyen, vous devriez consommer autour de 6 c. à thé de sucre par jour, soit 25 grammes. C’est bien peu lorsqu’on sait que le sucre ajouté se cache partout : yogourts, boissons gazeuses (même les versions diète sont à proscrire), jus, desserts, sauces tomate, céréales…
    En préparant vous-même vos plats (yogourt nature, sauces maison, gruau maison…), vous contrôlez davantage d’où provient votre sucre. Vous pouvez donc vous permettre un petit écart quand l’envie survient.
  6. Le grain entier, tu privilégieras*. Choisissez des farines et des pâtes de grain entier. Les farines et pâtes blanches n’ont absolument aucun intérêt nutritif. D’autres grains entiers sont aussi intéressants : quinoa, riz brun (attention à la provenance : les riz bruns de Chine et des États-Unis pourraient contenir de l’arsenic), amarante, lin, sarrasin, avoine, etc.
  7. Pour la protéine maigre, tu opteras. La viande n’est pas bannie de ce style de vie, mais les légumineuses devraient être à l’origine de la majorité des protéines que vous ingérez. Quant à la viande, diminuez vos portions et choisissez bien la provenance (idéalement locale, nourrie à l’herbe pour le bœuf notamment, élevée sans hormones ni antibiotiques, biologique si possible).
  8. Avec de l’eau, tu t’hydrateras. Les recommandations varient autour de 2 à 3 litres par jour, mais l’important est d’écouter votre soif. Les besoins varient d’une personne à l’autre, selon les activités, le poids, la constitution.
    Évitez les bouteilles d’eau, un fléau environnemental. Apportez plutôt votre eau (aromatisée de fruits, si ça vous dit) dans une bouteille de verre, d’aluminium ou de plastique sans BPA.
    Il existe aussi des dizaines de modèles de filtres et des machines de distillation. Pensez-y, surtout si l’eau de votre aqueduc est traitée ou fluorée.
  9. Plus souvent, tu mangeras. Pas toujours évident, mais la formule des 5 ou 6 petits repas par jour évite de surcharger votre système digestif, tout en fournissant un apport égal et constant en nutriments. Chaque repas ou collation devrait contenir des gras santé (huiles, poissons…), des protéines maigres (poissons, viandes blanches, œufs…) et des glucides complexes (légumes verts, légumineuses, grains entiers…).
  10. Du plaisir sans abus, tu auras. Dans ce style de vie, vous pouvez prendre un verre de vin rouge (remplacez votre cocktail sucré), un morceau de gâteau à la fête d’un ami ou encore un morceau de chocolat (noir de préférence). La loi du 80/20 s’applique. Si 80 % de ce que vous ingérez est « clean », vous êtes sur la bonne voie!

Évidemment, ces 10 commandements ne sont pas tous à prendre à la lettre, tous les jours. On s’en inspire pour améliorer sa santé et se sentir mieux dans sa peau.

*L’alimentation hypotoxique propose plutôt d’éliminer le gluten de l’alimentation (tout comme les produits laitiers d’ailleurs). Ça vaut le coup de retirer le gluten, les produits laitiers et le soya quelques semaines si l’on soupçonne une intolérance. Particulièrement si les douleurs persistent après avoir apporté des modifications importantes à son alimentation.

 

Références

1. Rajiv Chowdury et al., « Association of Dietary, Circulating, and Supplement Fatty Acids With Coronary Risk : A Systematic Review and Meta-analysis », Annals of Internal Medicine, 2014.
2.Patty W. Siri-Tarino et al., « Meta-analysis of prospective cohort studies evaluating the association of saturated fat with cardiovascular disease », American Journal of Clinical Nutrition, 2010.