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10 mythes sur le sommeil

Le sommeil est un grand mystère de la vie. Quoique la science nous en apprenne toujours un peu plus, les mythes entourant le sommeil ont la couenne dure.

Nous vous en présentons 10 aujourd’hui, qui pourraient peut-être changer votre perspective sur le sujet et qui sait, certaines de vos habitudes.

1. Mythe : Le ronflement n’est pas dangereux. Il s’agit d’un problème courant, particulièrement chez les hommes.

Réalité : Même si le ronflement est inoffensif chez la plupart des gens, il peut être le symptôme d’un désordre plus grave comme l’apnée du sommeil, particulièrement s’il est accompagné de somnolence diurne.

L’apnée du sommeil est caractérisée par des pauses de respiration qui empêchent l’air d’entrer et de sortir des voies respiratoires. Les gens qui en souffrent se réveillent souvent la nuit à bout de souffle.

Ces pauses respiratoires réduisent les niveaux d’oxygène sanguin, peuvent créer une surcharge du cœur et du système vasculaire et augmenter le risque de maladies cardiovasculaires.

Le ronflement fréquent a aussi été associé à l’hypertension. L’obésité et un cou large sont des facteurs de risque de l’apnée du sommeil.

L’apnée du sommeil peut être traitée. Les personnes qui ronflent bruyamment et qui expérimentent des pauses respiratoires devraient consulter un professionnel de la santé.

2. Mythe : Il est possible de « tricher » sur nos heures de sommeil.

Réalité : Les experts du sommeil disent que la majorité des adultes ont besoin de 7 à 9 heures de sommeil chaque nuit pour une performance, une santé et une sécurité optimales.

Lorsqu’on ne dort pas assez, on accumule une dette de sommeil qui peut devenir difficile à « rembourser » si elle devient trop importante.

La privation de sommeil a été liée à des problèmes de santé tels que l’obésité et l’hypertension artérielle, à la mauvaise humeur, à une réduction de la productivité et à des problèmes de sécurité à la maison, au travail et sur la route.

3. Mythe : Monter le son de la radio, ouvrir la fenêtre ou allumer le climatiseur sont des moyens efficaces pour rester éveillé au volant.

Réalité : Ces trucs sont inefficaces en plus d’être dangereux pour la personne qui est somnolente au volant et pour les autres usagers de la route.

Lorsqu’on est fatigué au volant, la meilleure chose à faire est de s’arrêter dans un endroit sécuritaire comme une halte routière et de faire une sieste de 15 à 45 minutes.

Les boissons caféinées peuvent aider à réduire la fatigue temporairement, mais elles prennent environ 30 minutes avant de faire effet.

Bien sûr, la meilleure prévention contre la fatigue au volant est une bonne nuit de sommeil la veille du voyage.

4. Mythe : Les adolescents qui s’endorment en classe ont de mauvaises habitudes de sommeil ou sont paresseux.

Réalité : Selon les experts du sommeil, les adolescents ont besoin de 8 à 10 heures de sommeil chaque nuit, soit une heure de plus que l’adulte moyen. Leur horloge biologique est différente : elle les garde éveillés plus tard en soirée et endormis plus tard le matin.

Cependant, certaines écoles débutent les cours tôt le matin, au moment où les adolescents ont encore besoin de dormir. Résultat : de nombreux adolescents se rendent à l’école trop fatigués pour apprendre, sans qu’ils en soient réellement responsables.

5. Mythe : La somnolence diurne est toujours causée par un manque de sommeil.

Réalité : La fatigue excessive diurne est un problème lors duquel un individu se sent très somnolent durant la journée et ressent un urgent besoin de dormir alors qu’il devrait être alerte et réveillé.

Ce problème, qui peut survenir même après une nuit de sommeil suffisamment longue, peut être le signe d’un trouble médical ou d’un désordre du sommeil plus important, comme la narcolepsie ou l’apnée du sommeil. Il peut aussi s’agir d’un symptôme de grossesse.

La somnolence diurne peut souvent être traité et doit être mentionnée à un professionnel de la santé. L’endormissement diurne peut être dangereux et mettre la personne à risque d’un accident de la route, d’une blessure ou d’une maladie, en plus d’interférer avec ses habiletés émotionnelles, mentales et physiques.

Le manque d’hydratation est un facteur fréquemment associé à la fatigue générale. Buvons!

6. Les problèmes de santé tels que le diabète, l’obésité, l’hypertension et la dépression n’ont rien à voir avec le temps ou la qualité du sommeil d’une personne.

Réalité : Les études ont déterminé qu’il existe bien une relation entre la qualité/quantité de sommeil d’une personne et plusieurs problèmes de santé. Par exemple, le déficit de sommeil affecte la sécrétion de l’hormone de croissance, qui est à son tour liée à l’obésité; moins l’hormone de croissance est sécrétée, plus les risques de gain de poids augmentent.

La pression artérielle baisse généralement durant le cycle de sommeil, c’est pourquoi un sommeil interrompu peut affecter ce déclin normal et ainsi entraîner une hypertension et d’autres problèmes cardiovasculaires.

La recherche a aussi démontré que le déficit de sommeil interférait avec la capacité du corps à produire de l’insuline, ce qui peut mener au diabète de type 2.

7. Mythe : L’insomnie est caractérisée par la difficulté à s’endormir.

Réalité : Les problèmes d’endormissement sont un des 4 symptômes généralement associés à l’insomnie.

Les autres sont :

  • Le réveil trop tôt avec incapacité à se rendormir
  • Les réveils fréquents au cours de la nuit
  • Le réveil avec le sentiment de ne pas être reposé.

L’insomnie peut être un symptôme d’un problème de sommeil plus grave, d’un autre trouble médical physique ou psychologique. Lorsque l’insomnie survient plusieurs fois par semaine et qu’elle a un impact sur les fonctions et activités quotidiennes, il est recommandé d’en parler avec un professionnel de la santé.

8. Mythe : Les aînés ont besoin de moins de sommeil.

Réalité : Quoique la structure du sommeil au cours de la nuit change avec l’âge, le nombre d’heures nécessaires reste le même pour les aînés, soit 7 à 9 heures par nuit.

Les aînés peuvent se réveiller plus fréquemment durant la nuit, mais leurs besoins restent identiques à ceux des adultes plus jeunes.

Parce qu’ils dorment moins bien la nuit, les aînés ont parfois tendance à dormir davantage le jour.

Planifier une sieste dans la routine quotidienne peut aider la personne âgée à avoir plus d’énergie lors des périodes d’éveil.

9. Mythe : Les bébés devraient faire leurs nuits à 3 mois.

Réalité : Aucun bébé ne dort 12 heures d’affilée. Tout comme l’adulte, le bébé se réveille plusieurs fois au cours d’une nuit. Parfois il saura se rendormir seul, d’autres fois il aura besoin de son parent pour l’apaiser.

Un bébé qui a plus de facilité à se réconforter seul pourra dormir entre 6 et 8 heures vers l’âge de 6 mois. Les réveils et les boires fréquents au cours de la nuit sont essentiels au développement optimal de l’enfant.

Selon la Société pédiatrique canadienne, entre 0 et 6 mois, un bébé dormira environ 16 heures par jour, malheureusement pour les parents, pas toujours au moment où ils le souhaiteraient.

10. Mythe : Pendant le sommeil, le cerveau dort.

Réalité : Le corps se repose lors du sommeil, cependant le cerveau demeure actif. Il se recharge et se nettoie certes, mais il est toujours en contrôle de maintes fonctions du corps comme la respiration.

Typiquement, les cycles de sommeil durent 90 minutes et comportent 2 phases en alternance : le REM (« rapid eye movement ») et le non-REM.

Le sommeil non-REM comporte 4 phases distinctes, évoluant du stade 1 de l’endormissement, duquel il est aisé de se réveiller, au stade 4 de sommeil profond, qui est le plus récupérateur, mais lors duquel il est plus difficile de sortir.

 

Texte adapté de Myths – And Facts – About Sleep de la National Sleep Foundation.

Références, telles que consultées le 5 octobre 2018.

https://www.sleepfoundation.org/how-sleep-works/myths-and-facts-about-sleep/page/0/3

https://canadianfamily.ca/kids/baby/sleeping-baby/

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L’ultime guide pour bien choisir son oreiller

Quand vient le temps de choisir un nouvel oreiller, le choix est si vaste qu’il est facile de s’y perdre. Quel matériau choisir? Quelle forme? Quelle grandeur? Quelle fermeté? Votre chiropraticien est en mesure de vous éclairer.

Il n’existe malheureusement pas d’oreiller parfait pour tout le monde. Votre « oreiller dont je ne me passerais jamais » pourrait être « le pire oreiller de ma vie » de votre tendre moitié.

Dans cet article, vous découvrirez les raisons pour lesquelles vous devriez changer votre oreiller, comment savoir si votre oreiller actuel est adéquat, quels sont les facteurs à considérer dans le choix de son oreiller, les différents matériaux de fabrication et les formes d’oreiller disponibles.

Nous vous suggérons aussi 5 oreillers que les chiropraticiens recommandent à leurs patients.

Pourquoi changer d’oreiller?

Voici 3 bonnes raisons pour changer son oreiller :

  1. Inconfort
    Vous vous réveillez avec des tensions au cou, aux épaules, au haut du dos ou encore avec des maux de tête? Votre oreiller ne vous convient plus.
  2. Allergies
    Vous êtes congestionné, votre nez coule ou vous éternuez au lever? Vous souffrez peut-être d’allergies. Choisissez un oreiller fabriqué à partir de matériaux hypoallergéniques, qui n’attirent pas les acariens.
  3. Durée de vie
    Vous avez le même oreiller depuis plusieurs années et vous n’êtes plus aussi confortable? La durée du vie d’un oreiller se situe entre 1 à 6 ans. Les matériaux s’affaissent et offrent un moins bon support avec le temps.

Comment savoir si son oreiller offre un soutien adéquat?

Il se pourrait aussi que votre oreiller ne soutienne pas votre colonne cervicale adéquatement ou qu’il entraîne un mauvais alignement de votre tête (avec votre bassin).

Pour le savoir, apportez votre oreiller lors de votre prochain rendez-vous chiropratique. Votre chiropraticien pourra évaluer si votre oreiller vous convient.

Vous pouvez aussi demander à un membre de votre famille de prendre une photo de vous dans la ou les positions de sommeil que vous préférez afin de voir si votre tête se trouve dans le prolongement de votre colonne vertébrale une fois déposée sur l’oreiller.

4 facteurs à considérer quand vient le moment de choisir son oreiller

1. Sa position de sommeil

Le choix de votre oreiller sera déterminé par votre position de sommeil : dos ou côté. Pour ceux qui dorment sur le ventre, prenez le temps de lire la section qui vous concerne plus bas.

  • Vous dormez sur le dos? C’est la position idéale. Vous aurez besoin d’un oreiller plutôt mince pour éviter de surélever la tête par rapport à votre bassin. Certaines personnes utilisent une serviette roulée sous la nuque en guide de soutien vertébrale. C’est adéquat à condition de rester sur le dos toute la nuit.
    Si vous pouvez voir vos orteils, c’est que votre oreiller est trop épais, mais le contraire n’est pas nécessairement vrai : ce n’est pas parce que vous ne voyez pas vos orteils que la hauteur est bonne.
  • Vous dormez sur le côté? Pour rendre cette position de sommeil appropriée, il vous faut un oreiller assez épais pour combler l’espace entre le cou et la pointe de l’épaule ainsi qu’un coussin ou un oreiller de corps à positionner entre les genoux. De cette façon, vous assurez un alignement correct entre la tête et le bassin.
  • Vous dormez sur le dos et sur le côté? Il est préférable de choisir un oreiller ergonomique, qui présente un renfoncement au centre. Vous aurez alors assez d’épaisseur pour être confortable sur le côté, mais pas trop pour que vous gardiez la tête alignée lorsque vous dormez sur le dos.
  • Vous dormez sur le ventre? La position sur le ventre est fortement déconseillée. En dormant dans cette position, vous devez tourner la tête d’un côté, ce qui entraîne des renversements de la courbe cervicale et une énorme torsion dans votre colonne vertébrale, responsable de tensions musculaires et de problèmes articulaires. Dès ce soir, on casse cette habitude!

2. Son gabarit

Selon votre gabarit, vous aurez besoin d’un oreiller plus ou moins épais et ferme.

Si vous êtes grand et costaud ou plutôt petite et menue, vous apprécierez un modèle d’oreiller qui offre différentes tailles.

Il existe aussi des modèles dans lesquels on peut contrôler la quantité de matériel à l’intérieur, permettant ainsi de personnaliser l’oreiller (eau, écales de sarrasin, kapok, etc.).

Il y a peu de chances qu’un oreiller de taille unique vous convienne parfaitement.

3. Ses besoins particuliers

  • Vous souffrez de douleurs au cou, au haut du dos ou aux épaules? Vous avez subi une chirurgie? Vous avez des douleurs aux épaules ou souffrez de maux de tête? Vous devriez opter pour un oreiller ergonomique (orthopédique, cervicale…) Les oreillers traditionnels ne soutiennent généralement pas assez la colonne cervicale.
  • Vous avez des allergies?
    Nez bouché, irritation de la gorge, toux nocturne, maux de tête, douleurs aux sinus et difficultés respiratoires sont parmi les symptômes d’allergie chronique.
    Certains matériaux comme le duvet, la plume et les écales de sarrasin sont plus allergènes que les fibres synthétiques, en plus d’attirer davantage les acariens, une source importante d’allergies.
    Certains modèles d’oreiller sont fabriqués de matériaux hypoallergéniques. Des housses anti-acariens sont aussi offerte sur le marché.
  • Vous avez chaud la nuit? Certains matériaux évacuent mieux l’humidité et la chaleur que d’autres. Si vous avez chaud la nuit, ce facteur devrait être considéré lors de votre choix final. La mousse viscoélastique est parmi les matériaux les plus chauds. Les matières naturelles comme le coton et la laine offre une meilleure évacuation de la chaleur. Le gel est une option très intéressante dans votre cas.

4. Ses valeurs

  • Sécurité des matériaux. Vous êtes peut-être préoccupées par la toxicité des matériaux, des colles et d’autres produits chimiques entrant dans la composition des oreillers.
    En effets, des fabricants utilisent parfois des matériaux synthétiques, des colles toxiques ainsi que des retardateurs de flammes et il peut être très difficile d’en connaître la nature (secrets commerciaux… chut!).
    Lors de votre achat, recherchez la mention « absence de COV », les composés organiques volatiles. Les mousses mémoires de moins bonne qualité en contiennent souvent. On le sent même parfois lorsqu’on s’approche le nez de l’oreiller. Il est préférable d’éviter ces COV dans son environnement en général.
  • Provenance. Le lieu de fabrication est aussi un facteur à considérer quand vient le temps de choisir son oreiller. Parmi les 5 modèles que nous vous suggérons, 4 sont fabriqués au Canada, dont 2 au Québec. Les achats locaux sont plus écologiques en plus de soutenir l’économie d’ici.

Les matériaux qui entrent dans la fabrication d’un oreiller

La fibre de polyester.
Les + : Facile d’entretien, hypoallergénique, abordable
Les – : Durée de vie limitée, synthétisé à base de pétrole, le polyester peut relâcher des gaz toxiques selon la qualité de sa fabrication.

La mousse (mémoire, polyuréthane…).
Les + : Moule bien le corps, support variable selon la qualité.
Les – : Attire les acariens, dispendieux, émanations de gaz toxiques possible selon la qualité de fabrication, retient davantage la chaleur, ne peut être lavé.

Le caoutchouc naturel (ou latex).
Les + : Écologique, car renouvelable et biodégradable, durable, bonne élasticité, bonne régulation de la chaleur et de l’humidité, résistant aux acariens, bon support
Les – : Le prix.

Le gel. Ne constitue pas la matière principale de l’oreiller.
Les + : Rafraîchissant.
Les – : Dispendieux.

L’eau.
Les + : Ajustable, hypoallergénique.
Les – : Manipulation plus difficile, lourd, bruyant, durabilité moyenne, support moyen.

Le duvet et la plume.
Les + : Naturel.
Les – : Plus ou moins abordable selon la qualité, mauvais support, entretien difficile, allergène, attire les acariens.

Le kapok.
Les + : Fibre naturelle, ajustable, bon support, hypoallergénique.
Les – : Ne peut être lavé

Les écales de sarrasin.
Les + : Naturel, bon support, ajustable, respire bien.
Les – : Attire les acariens, bruyant, trop ferme pour certains.

Le coton.
Les + : Fibre naturelle, lavable à la machine, respire bien, hypoallergénique.
Les – : Émanations de pesticides s’il n’est pas biologique.

La laine.
Les + : Retardateur de flamme naturel, absorbe très bien l’humidité.
Les – : Isolant, entretien plus difficile, s’écrase avec l’usage.

Les formes

L’oreiller orthopédique. L’oreiller cervical, ergonomique ou orthopédique a été modelé pour offrir une forme particulière. La forme varie selon le fabricant et le modèle. On retrouve généralement le modèle avec une vague à la base de l’oreiller et un autre avec un creux (plus ou moins profond, parfois même un trou) pour la tête au centre. Ce dernier convient mieux à ceux qui dorment à la fois sur le côté et sur le dos, car les rebords rehaussés de l’oreiller (oreiller contour) comblent le vide entre le cou et l’épaule tout en offrant une hauteur minimale sur le dos.

L’oreiller à matière amovible. Ces oreillers sont composés d’une poche, rembourrée d’une quantité (ajustable ou non) de plumes, de duvet, d’écales de sarrasin, de microbilles, d’eau, de coton, de kapok, etc. Le matériel peut se déplacer librement (plus ou moins selon la nature du rembourrage) à l’intérieur de l’oreiller, ce qui peut entraîner des inégalités et obliger le dormeur à remodeler son oreiller au cours de la nuit.

Faire le bon choix d’oreiller

Puisque nous dormons près du tiers de notre vie, vaut mieux prendre le temps de bien choisir son oreiller. Laissez les oreillers achetés à la va-vite chez Costco pour la visite, la déco ou les batailles d’oreillers.

Prenez le temps de demander conseil auprès de votre chiropraticien. Souvent, les docteurs en chiropratique recommandent à leurs patients un ou plusieurs modèles dont vous pouvez faire l’essai. En magasin, prenez quelques minutes pour tester l’oreiller. Si vous ressentez des tensions, passez à un autre modèle.

L’oreiller idéal moule à la perfection les formes de votre corps (cou, tête, épaules) et vous permet de conserver une posture de sommeil confortable, et ce, plus longtemps. Prenez aussi en considération le type de matelas que vous avez. Si votre matelas et mou, l’oreiller doit être un peu moins épais car votre épaule sera plus renfoncée.

Oreiller écolo ou ergo?

Selon la Fondation David Suzuki, nous devrions privilégier des matières écologiques et naturelles quand vient le temps de choisir notre oreiller (à la fois pour l’environnement, mais aussi pour notre santé) : coton biologique, caoutchouc naturel, kapok, écales de sarrasin, duvet, etc.

Mais la plupart des oreillers qui offrent un soutien adéquat à la colonne cervicale et un bon alignement sont faits de fibres synthétiques.

Donc, à moins d’investir des sommes non négligeables (l’entreprise Obasan d’Ottawa vend des matelas et oreillers biologiques et ergonomiques faits à la main, voir proposition #4), vous devrez probablement faire un compromis.

Nos suggestions d’oreillers

Voici donc une sélection d’oreillers, avec leurs avantages et inconvénients, que bon nombre de chiropraticiens du Québec proposent. Les oreillers ne sont pas suggérés dans un ordre précis, fiez-vous aux critères mentionnés plus haut pour choisir le modèle qui convient le mieux à vos besoins.

  1. Ortho-Cerv. De forme ergonomique et fabriqué en fibre de polyester, l’oreiller Ortho-Cerv offre un bon soutien de la colonne cervicale et de la tête. Disponible à la boutique Tout pour le dos (www.toutpourledos.com) ou chez un distributeur (comme votre chiropraticien).
    Entre 70 et 90 $.
    Plus d’informations : https://cutt.ly/FgcOE9Z
    Les + : Soutien de la colonne cervicale et de la tête. Alignement optimal de la tête et du bassin. Convient aux dormeurs sur le côté et (dans une moins grande mesure) sur le dos. Entretien facile. Disponible en sept grandeurs. Fabriqué au Québec. Hypoallergénique. Anti-acariens. Évacue bien la chaleur et l’humidité. Deux côtés différents par oreiller : cou long et cou court. Compartimenté pour éviter que la rembourrure se déplace.
    Les – : Fabriqué en fibre synthétique de polyester, durée de vie très limitée (à remplacer tous les 2 ou 3 ans). La forme ergonomique ne convient pas à tous. Trop ferme pour certaines personnes.
  2. Therapeutica. Cet oreiller est fait d’une mousse non toxique, hypoallergénique et recyclable (selon le fabricant). Sa forme ergonomique a été dessinée par un chiropraticien et un designer ergonomique. Plus d’informations : https://www.coreproducts.com/pages/therapeutica-brand.
    Pour acheter : https://www.mtm.ca/fr/Therapeutica—pillow1 ou www.amazon.ca.
    Entre 90 et 120 $.
    Les + : Soutien maximal pour la colonne cervicale, la tête, les épaules et le haut du dos. Alignement optimal de la tête et du bassin. Cinq grandeurs sont offertes (une charte imprimable est disponible pour prendre les mesures, mais votre chiropraticien peut vous simplifier la tâche). Anti-acariens. Garantie de 5 ans hypoallergénique. Fabriqué au Canada. Idéal pour les dormeurs sur le dos et le côté. Housse fournie lavable à la machine.
    Les – : La forme particulière peut déranger certaines personnes. Matériel synthétique. Les mesures doivent être prises correctement afin d’assurer une bonne correspondance. Plus difficile à trouver.
  3. Tri-Core. Oreiller ergonomique fabriqué de fibres synthétiques de polyester qui offre un bon soutien de la colonne cervicale, de la tête et des épaules. Pour plus d’informations : www.coreproducts.com. Pour acheter : amazon.ca ou https://www.mtm.ca/fr/Tri-Core-Pillow1
    Entre 50 et 70 $.
    Les + : Soutien adéquat pour la colonne cervicale, la tête et les épaules. Alignement optimal de la tête et du bassin. Trois grandeurs et différentes fermeté offertes. Prix avantageux. Antiacariens.
    Les – : Durée de vie limitée. Certains utilisateurs le trouvent trop ferme. Les dormeurs sur le côté l’apprécient parfois moins. Fibre synthétique. Lavable à la main seulement. Fabriqué aux États-Unis.
  4. Saguenay 4.0. Oreiller rembourré de caoutchouc biologique déchiqueté qui offre un soutien sur le dos et le côté.
    Plus d’informations : www.obasan.ca.
    Plus de 200 $.
    Les + : Fibre naturelle et biologique. Résiste assez bien aux acariens. Durable. Offert en trois grandeurs. Produit canadien. Possibilité de faire broder une inscription. Deux surfaces différentes pour mieux contrôler la température.
    Les – : Le prix. Un seul compartiment contient la rembourrure. Design moins ergonomique que les modèles cités plus haut. Lavable à la main seulement.
  5. Oreiller Kapok de DreamDesigns. Oreiller rembourré de fibres naturelles de kapok. Plus d’informations : www.dreamdesigns.ca.
    Autour de 70 $.
    Les + : Fibre naturelle. Écologique. Durable. hypoallergénique. Meilleur soutien et plus grande fermeté que les autres fibres naturelles. Offert en plusieurs grandeurs. Fabriqué au Canada. Abordable. Matériel ajustable. Bon compromis pour ceux qui veulent à la fois une fibre naturelle et un soutien.
    Les – : N’offre pas un design ergonomique. Un seul compartiment contient la rembourrure. Peut s’affaisser. Ne peut pas être lavé. Selon l’épaisseur, l’alignement et le soutien pourraient ne pas être optimaux.
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5 choses à ne pas négliger pour que votre enfant exprime son plein potentiel

Qu’est-ce qu’un parent souhaite pour son enfant? Qu’il ait une belle attitude, le sens des responsabilités, de bonnes capacités, du succès, des amitiés sincères, de bonnes manières, des valeurs justes, etc.?

Certes, toutes ces choses sont importantes, mais il en existe 3 encore plus essentielles qu’un parent veut pour son enfant :

  • Qu’il soit heureux
  • Qu’il soit en santé
  • Qu’il exprime son plein potentiel

Votre enfant est conçu pour être extraordinaire!

Il ne pourrait y avoir de meilleures nouvelles! L’état normal — celui par défaut — d’un enfant est celui d’être heureux et en santé!

En tant que parent, cela signifie que nous n’avons pas à investir un temps fou pour aider notre enfant à améliorer sa concentration, à combattre la maladie ou à développer sa forme physique. En fait, notre travail est de s’assurer qu’il dispose de tout ce dont il a besoin pour que son état par défaut s’exprime.

Prenons une plante, par exemple : quand nous lui donnons tout ce qu’il lui faut (eau, terre enrichie, luminosité et espace pour pousser), elle devient un végétal majestueux, vibrant. Si quelque chose cloche soudainement, quel sera notre premier réflexe? Lui trouver un médicament pour traiter son flétrissement? Bien sûr que non! Nous lui fournirons ce qui lui manque.

Ceci s’applique aussi aux enfants (et aux adultes!). Pour qu’il puisse atteindre son plein potentiel, se forger une santé et vivre heureux, on doit s’assurer qu’un enfant comble ces 5 besoins sur une base régulière.

Négliger un de ces aspects augmente les risques qu’il ne puisse jamais exprimer le meilleur de lui-même.

  1. De l’activité physique. Le niveau d’activité physique chez les jeunes a drastiquement chuté au cours des dernières années. L’obésité et le diabète de type 2 frappent de plus en plus tôt et les enfants passent plus de temps devant leurs écrans qu’à jouer, courir et sauter. Les bienfaits de l’exercice sur la santé sont nombreux (perte de gras, fonction cardiovasculaire, longévité, etc.), mais un des bénéfices que les parents doivent absolument connaître est l’impact majeur sur le cerveau. Le mouvement nourrit littéralement le cerveau. On pourrait parler de nutrition neurologique, un peu comme les aliments qui, eux, nourrissent le corps. La stimulation physique est importante pour le développement même du cerveau, l’équilibre, la coordination… même les humeurs et les comportements peuvent être améliorés par un exercice régulier.
  2. De vrais aliments sains. La plupart des parents savent que l’alimentation a un impact majeur sur la santé de leur enfant. Mais la réalité démontre que bon nombre d’entre eux n’appliquent pas les concepts de nutrition saine auxquels ils adhèrent : je manque de temps, manger santé coûte beaucoup trop cher, je croyais que cet aliment était sain, mes enfants mangent de tout avec modération. Ce sont des phrases qu’on entend souvent lorsqu’on interroge les parents sur les habitudes alimentaires de leurs enfants. Rien n’a autant la capacité de ruiner la santé future d’un enfant et de le prédisposer à des maladies que les choix alimentaires malsains faits aujourd’hui. Offrir des aliments entiers, frais et non transformés n’est pas un chemin toujours facile. Remplir correctement ce critère améliorera la qualité de vie actuelle et future de son enfant.
  3. Une communication corps-cerveau optimale. La santé neurologique est probablement l’aspect le plus négligé de cette liste. Que ce soit à la naissance ou lors des examens de routine, le système nerveux, contrairement aux autres systèmes, est très peu évalué par les professionnels de la santé. Quelques réflexes de base sont vérifiés, parfois pas du tout. Ceci est particulièrement étonnant, voire choquant, lorsqu’on réalise qu’il s’agit du système de contrôle principal du corps, le chef d’orchestre. Le système nerveux joue un rôle vital dans tous les aspects de la santé d’un enfant, dans ses performances et dans son habileté à exprimer son potentiel.

    Un problème peut survenir lorsque la structure qui protège la moelle épinière est endommagée ou subit des tensions. Ce trouble de la colonne vertébrale, nommé subluxation, peut se produire aussi tôt qu’à la naissance et demeurer sous silence de nombreuses années sans jamais être détecté. Le chiropraticien est l’expert du système neuro-musculo-squelettique et est formé pour détecter et corriger les subluxations vertébrales à tous les âges. Une vérification régulière de la colonne vertébrale d’un enfant favorise son développement neurologique optimale et l’expression de son plein potentiel.
  4. Un sommeil adéquat. La question qui se pose ici : quelle est la qualité du sommeil de votre enfant? La privation d’un sommeil réparateur peut provenir d’un manque d’heures de sommeil, d’un sommeil trop superficiel ou encore d’un sommeil interrompu ou agité. Un cycle de sommeil sain et complet est un autre besoin essentiel à une santé optimale. C’est durant le sommeil que le corps s’affaire à des activités physiologiques vitales de régénérescence, de réparation, de nettoyage, d’intégration, de croissance et de développement. Que ce soit la tablette, les jeux vidéo, la télévision ou le téléphone mobile, les enfants subissent de nombreuses distractions qui perturbent leur sommeil normal.
  5. Une bonne estime de soi. Un enfant aura très peu de relations aussi importantes que celle qu’il entretient avec lui-même. Une faible estime de soi est au cœur de nombreux problèmes psychologiques, défis personnels et batailles auxquels doit faire face un enfant au cours de sa vie. Les adultes qui ont su développer une bonne estime de soi sont plus heureux et réussissent davantage. Les plus grands experts dans ce domaine affirment qu’une saine estime de soi est un besoin aussi essentiel au développement d’un enfant et à sa capacité d’exprimer son potentiel que l’alimentation saine et l’exercice physique.