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Prévenir et soulager les douleurs lombaires avec la chiropratique

Les douleurs lombaires, communément appelées maux de dos, touchent une grande partie de la population. En tant que chiropraticien, nous savons que ces douleurs sont l’un des principaux motifs de consultation en clinique, et ce, à tous les âges. Du jeune étudiant au retraité, le bas du dos est mis à rude épreuve chaque jour.

La chiropratique offre une approche naturelle, efficace et sécuritaire qui pourrait soulager les douleurs lombaires, améliorer la posture et prévenir leur récidive.

Dans ce blogue, nous aborderons les causes les plus communes du mal de dos, et nous décrirons les symptômes et les stratégies de prévention les mieux adaptées à toute la famille.

Bonne lecture!

Les causes des douleurs lombaires

Le dos est une structure complexe qui soutient le poids du corps, permet de nombreux mouvements et protège le système nerveux. C’est une région très vulnérable, ce qui explique très bien la fréquence des douleurs lombaires et le nombre de consultations chez le chiropraticien en lien avec elles.

Parmi les causes les plus courantes des douleurs lombaires, on note celles-ci :

  • Mauvaises postures : rester assis de longues heures devant un ordinateur ou allongé sur le divan.
  • Sédentarité : peut contribuer à la perte de la mobilité articulaire, à une endurance moins présente et peut augmenter le risque de blessures à l’effort.
  • Efforts physiques inappropriés : soulever des charges lourdes sans plier les genoux ou répéter des mouvements brusques.
  • Stress et tensions musculaires : contractent les muscles lombaires et aggravent la douleur.
  • Processus normal de vieillissement : perte de souplesse, apparition de dégénérescence au niveau des articulations lombaires (et autres articulations).

Les douleurs lombaires chez les enfants et les adolescents

Contrairement aux idées reçues, les enfants et adolescents peuvent également souffrir de douleurs lombaires.

Dès le plus jeune âge, la chiropratique permet de prévenir les déséquilibres posturaux fréquents chez les enfants et les adolescents. Le temps prolongé passé devant les écrans, les mauvaises postures scolaires et le port de sacs trop lourds peuvent entraîner des tensions, des douleurs lombaires et des anomalies de posture. Un suivi chiropratique régulier favorise un développement optimal de la colonne vertébrale.

Reprenons ces facteurs plus en détail :

  • Sacs à dos trop lourds et mal ajustés : exercent une pression excessive sur le bas du dos, peuvent déplacer le centre de gravité et avoir un impact négatif sur les structures lombaires.
  • Écrans et posture : longues heures penchées sur les téléphones ou tablettes. Ces postures n’ont pas seulement un impact sur le cou. Elles influencent la colonne vertébrale en entier.
  • Pratique sportive : mouvements répétitifs, microtraumatismes ou blessures qui créent des déséquilibres posturaux, mais aussi au niveau de la mobilité vertébrale.

Dans un contexte de santé globale, la mobilité vertébrale est essentielle. La chiropratique, avec sa vision et les ajustements vertébraux, vise la correction de ces déséquilibres (subluxations vertébrales) et le soulagement des douleurs. Le chiropraticien peut également donner des conseils pratiques aux familles, comme ajuster le sac à dos ou introduire des exercices simples à la maison.

Astuce chiropratique : Encouragez les enfants à faire de courtes pauses actives toutes les 30-45 minutes lors de l’étude ou de l’utilisation des écrans!

Les douleurs lombaires à l’âge adulte

Chez l’adulte, les douleurs lombaires, ou encore les inconforts liés aux efforts physiques et aux habitudes de vie sont fréquents. La chiropratique accompagne les adultes, actifs ou non, en soulageant les douleurs présentes tout en permettant au corps de s’adapter au stress physique. Elle permet ainsi de prévenir l’apparition de maux de dos potentiellement chroniques, souvent liés au stress, au travail de bureau ou à des mouvements répétitifs. Chez les adultes, le mal de dos est donc souvent lié au mode de vie :

Les douleurs peuvent être aiguës, après un faux mouvement, ou chroniques, persistant plusieurs semaines ou mois (au-delà de 3 mois). Dans tous les cas, le chiropraticien pourrait être un professionnel de la santé à consulter, puisqu’il est formé pour évaluer, diagnostiquer et traiter les conditions neuromusculosquelettiques :

  • Ajustements vertébraux pour favoriser un bon mouvement articulaire et soulager la douleur
  • Exercices de renforcement et/ou d’étirement adaptés à la condition de son patient
  • Conseils ergonomiques pour le travail ou les activités quotidiennes

Astuce chiropratique : Demandez conseil à votre chiropraticien même si vous n’avez pas de douleur. Saviez-vous que, si vous passez une bonne partie de votre journée à l’écran, vous pourriez bénéficier d’un suivi chiropratique afin d’obtenir des conseils personnalisés et des ajustements vertébraux en lien avec votre condition?

Les douleurs lombaires chez les gens du bel âge

Avec l’âge, les douleurs articulaires et la perte de mobilité peuvent influencer la qualité de vie. La chiropratique aide les aînés à maintenir leur autonomie, à préserver leur mobilité articulaire et à soulager les douleurs chroniques. Grâce à des ajustements adaptés, elle favorise une meilleure mobilité et un quotidien plus agréable.

Le vieillissement est généralement associé à la dégénérescence articulaire (disques intervertébraux, articulations, arthrose). Les gens plus âgés peuvent donc présenter des douleurs lombaires qui influencent leur mobilité et leur autonomie.

La chiropratique pourrait donc être envisagée (et adaptée) à ce type de clientèle, et ce, en ayant des objectifs précis :

  • Favoriser le maintien de la mobilité articulaire
  • Diminuer la douleur et améliorer le confort
  • Prévenir les chutes en veillant à maintenir une bonne posture

Astuce chiropratique : Les aînés peuvent intégrer des étirements doux et de courtes séances de marche pour compléter leur suivi chiropratique. La mobilité demeure un enjeu très important pour eux.

Prévenir les douleurs lombaires : conseils pratiques pour toute la famille

Nous le mentionnons régulièrement dans nos communications : la prévention est la clé pour éviter les douleurs et favoriser un état de santé global et optimal. Différentes façons peuvent être mises en application afin d’adopter cette stratégie.

  • Consulter en chiropratique de façon régulière : le chiropraticien est en mesure d’évaluer votre condition neuromusculosquelettique et vous proposer le suivi le plus adapté à vos besoins.
  • Bouger régulièrement : marcher, pratiquer une activité physique
  • Renforcer la ceinture abdominale : un tronc fort favorise une bonne stabilité, ce qui joue un rôle positif dans l’équilibre de la région lombaire. Connaissez-vous l’entraînement fonctionnel?
  • Maintenir une bonne posture : demandez à votre chiropraticien, il a des bases solides en ergonomie afin de vous conseiller! Le point clé : veiller à ce que les structures vertébrales soient le plus souvent alignées les unes avec les autres.
  • Forcer correctement : plier les genoux et garder la charge le plus près possible du corps.
  • Faire des pauses actives : toutes les 30-60 minutes si vous êtes assis.

Ces conseils sont applicables à tous les membres de la famille, des enfants aux aînés, et pourraient permettre de réduire de façon importante le risque de douleurs lombaires.

La chiropratique : un allié naturel pour toute la famille

La chiropratique ne se limite pas à soulager la douleur : elle agit sur la cause des troubles neuromusculosquelettiques afin de favoriser l’équilibre du corps, corriger les désalignements vertébraux (subluxations vertébrales) et améliorer la posture, qui sont souvent responsables des maux de dos.

Au-delà des soins, le chiropraticien accompagne ses patients dans l’adoption de saines habitudes de vie — posture, ergonomie, activité physique, gestion du stress — pour favoriser la prévention et le bien-être au quotidien.

À tout âge, un suivi régulier aide à maintenir une colonne en santé, prévenir les déséquilibres et préserver la mobilité. La chiropratique a sans aucun doute sa place au sein de la population comme étant une approche naturelle, sécuritaire et efficace pour favoriser la santé neurovertébrale à long terme.

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Un pas à la fois, stimulez votre système nerveux avec la marche

Dans une ère où le quotidien “impose” souvent des habitudes de vie plus sédentaires et/ou rythmées par le stress, il est crucial de prendre conscience de l’impact que nos choix peuvent avoir sur notre système nerveux. Bien plus qu’un simple réseau de nerfs qui permettent le mouvement et la perception de la douleur, le système nerveux, rappelons-le, est à la base de toutes les fonctions du corps humain. Sans lui, le cœur ne bat pas, les poumons ne filtrent pas l’air et le corps ne peut pas s’adapter à l’environnement dans lequel il évolue. Mieux vaut donc en prendre soin. Et si la marche pouvait contribuer à cette adaptation et cette fonction optimale? Y avez-vous déjà pensé? Souvent sous-estimée, la marche est un outil naturel de prévention, de guérison et de maintien de la santé vertébrale, et peut donc avoir un impact positif sur les fonctions nerveuses.

Dans cet article, nous désirons mettre en lumière, encore une fois, l’importance d’un système nerveux qui fonctionne de façon optimale. En promouvant une activité physique comme un moyen de contribuer à son bon fonctionnement, nous viserons 3 objectifs précis :

  • Vous sensibiliser quant à l’importance de l’activité physique au quotidien
  • Vous rappeler les différents bienfaits de la marche sur la santé globale
  • Du point de vue “système nerveux”, faire le pont entre une activité physique comme la marche et l’optimisation de la fonction nerveuse (réduction du stress, stimulation de la proprioception, sensation de bien-être, etc.)

Suite à cette lecture, vous serez donc outillés pour intégrer plus consciemment la marche à votre routine, non seulement comme un simple exercice, mais comme un véritable allié de votre système nerveux, de votre santé globale et de votre bien-être au quotidien.

Le système nerveux : une capacité d’adaptation inestimable, mais attention à la surstimulation!

Le système nerveux est souvent perçu comme un simple relais entre le cerveau et le reste du corps. En réalité, il joue un rôle fondamental dans notre capacité à nous adapter à notre environnement. Il est constamment en train d’évaluer, d’interpréter et de réagir à tout ce que nous vivons : nos pensées, nos émotions, notre environnement physique, nos habitudes de vie, etc.

Pour reprendre ce qui a été mentionné en introduction, notre quotidien est rythmé par une multitude de stimulations : bruit constant, surcharge d’informations, délais serrés, pression professionnelle, stress financier, notifications sur les différents appareils… Pas étonnant que notre corps agisse comme s’il était en état de survie même lorsqu’il est au repos!

Ces stimulations continues amènent le système nerveux dans un état d’hypervigilance, c’est-à-dire dans un état où le cerveau et le corps sont constamment en mode d’alerte, même en absence d’une menace réelle. En anglais, c’est ce que l’on nomme l’état de “fight or flight”.

Cet état est contrôlé par le système nerveux autonome, qui gère la réponse aux différentes sources de stress.

De façon ponctuelle, cette réaction est normale, voire essentielle, puisqu’elle permet au corps de s’ajuster aux situations qui nécessitent une action rapide. C’est l’essence même de la fonction nerveuse. D’un autre côté, lorsque le corps est stimulé de façon constante et non essentielle, il s’épuise (et l’esprit aussi). En conséquence, l’adaptation est tellement constante que certains signaux peuvent apparaître. Cette adaptation du système nerveux, qui devient donc sa “nouvelle réalité”, et c’est ce que l’on appelle la neuroplasticité :

  • La fatigue peut s’installer malgré un sommeil réparateur
  • Des sensations physiques peuvent être ressenties, telles que les tensions musculaires au cou, aux épaules et au dos
  • Une difficulté à entrer dans un état d’esprit calme et reposé peut être présente, et ce, même dans un environnement approprié
  • Sentiment de stress et émotions anxiogènes parfois non explicables
  • Un sentiment d’irritabilité peut être présent
  • Un sommeil altéré et non réparateur peut également être présent

Ces signes peuvent donc être en lien avec un système nerveux qui ne parvient pas à revenir vers un état de repos et de récupération lorsque nécessaire, c’est-à-dire lorsque le corps est dans un environnement ne demandant pas un ajustement particulier. La capacité d’adaptation peut être mise à l’épreuve lorsque l’environnement dans lequel nous nous retrouvons n’est pas favorable au calme et à la régulation optimale.

Pour parvenir à cette régulation optimale, le corps a besoin de soutien, et, puisque nous vivons dans un monde où la stimulation est constante, il faut provoquer des moments favorables au calme et à l’équilibre physiologique, émotionnel et mental.

Quelques méthodes pour créer ces moments favorables sont intéressantes à noter :

En chiropratique, on parle souvent d’interférence au niveau du système nerveux. Quand il est stimulé de façon continuelle, sa capacité de communication et d’adaptation peut être altérée. En conséquence, la posture peut être affectée, tout le fonctionnement des autres systèmes du corps humain (rappelons-nous que le système nerveux contrôle tous les autres systèmes du corps humain). Le principal rôle du chiropraticien vise à libérer le système nerveux des interférences (subluxations vertébrales) pour lui permettre de retrouver sa capacité d’adaptation et ainsi optimiser son fonctionnement pour favoriser une santé globale optimale elle aussi. La chiropratique pourrait donc très bien s’inscrire comme “méthode” pour soutenir le fonctionnement optimal et la régulation du système nerveux!

La marche : un exercice complet qui impacte positivement la fonction nerveuse

La marche est bel et bien une activité physique à part entière. Elle fait travailler de nombreux muscles, stimule le système cardiovasculaire et permet des moments passés en nature qui favorisent la paix d’esprit. Pour n’en nommer que quelques-uns, voici les bienfaits de la marche :

  • Une activité douce, mais efficace
    La marche, surtout la marche rapide, est une activité d’endurance qui permet d’améliorer la capacité respiratoire et la circulation sanguine. Elle sollicite les jambes, les fessiers, les abdominaux, et même les bras lorsqu’on marche d’un bon pas.
  • Impact positif sur la posture
    La marche favorise une bonne posture, notamment lorsqu’on est conscient de sa démarche. En marchant, on apprend à redresser le dos, à contracter les abdominaux et à relâcher les épaules. La marche peut aussi améliorer l’équilibre et la coordination, ce qui aide à la prévention des chutes.
  • Favorise un état d’esprit optimal
    Si la marche procure des bienfaits pour le corps physique, il en est de même pour l’esprit. En effet, lorsque le corps va bien, plus grandes sont les chances que l’esprit s’en ressente. Le résultat : permettre au système nerveux de se retrouver dans un environnement sans grandes stimulations. Quel bonheur!

Il est fréquent d’entendre les adeptes de la marche dire qu’ils se sentent bien lorsqu’ils pratiquent leur activité. Ils connectent avec la nature, se sentent libres, moins stressés et développent un sentiment de plénitude et de paix intérieure. Ils profitent même de ce moment pour faire leur introspection journalière, ou s’ils le font en groupe, pour agrémenter leur vie sociale. Encore une fois, on stimule le système nerveux de façon positive!

Intégrer la marche à son quotidien est relativement simple. Sans faire de jeu de mots, il suffit d’y aller un petit pas à la fois!

  • Descendez à un arrêt d’autobus plus tôt
  • Prenez les ascenseurs plutôt que les escaliers
  • Sortez prendre l’air après le souper
  • Si possible, allez chercher les enfants à la marche plutôt qu’en voiture
  • Etc.

Il n’est donc pas nécessaire de planifier une heure par jour dès le départ si vous souhaitez débuter cette activité! Ne l’oubliez pas, l’idée est de stimuler positivement le système nerveux et non d’en ajouter davantage dans un quotidien déjà occupé! Il ne faudrait pas que l’objectif soit perdu de vue.

Une fois l’habitude prise, le reste se fera seul et l’intégration dans la routine sera facile. Le système nerveux pourra donc évoluer dans un environnement favorable et qui le soutient adéquatement. Ayez confiance! Oubliez le nombre de pas quotidiens et pensez tout simplement à votre bien-être.

La marche : vue d’une perspective chiropratique

Pour reprendre ce qui a été mentionné plus tôt, l’un des principes fondamentaux de la chiropratique est que le système nerveux contrôle toutes les fonctions du corps. Une bonne santé neuro-vertébrale est donc essentielle à l’équilibre global.

En plus de favoriser une bonne santé neuro-vertébrale, les éléments positifs nommés plus tôt concernant la marche ne font que potentialiser les bienfaits de la chiropratique sur le système nerveux.

Par les ajustements chiropratiques, le chiropraticien souhaite que les articulations qu’il traite aient une amplitude de mouvement optimale, ce qui permet au système nerveux d’exprimer son plein potentiel, et ce, tout en aidant son patient à pratiquer son activité physique de façon optimale.

La morale de cette histoire: marcher, c’est bien plus qu’un simple exercice. C’est une façon accessible, naturelle et efficace de soutenir l’équilibre du système nerveux, d’encourager une bonne posture, de diminuer le stress et d’honorer le corps dans sa globalité. Lorsqu’elle est accompagnée d’un suivi chiropratique, ses bienfaits peuvent être grandement augmentés. La marche et la chiropratique forment donc un duo intéressant pour préserver la santé vertébrale, influencer positivement l’adaptation du système nerveux et favoriser un bien-être global.

Allez hop! On sort les chaussures!

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Vacances des fêtes : éliminez le stress et priorisez vos besoins!

Passer les vacances des fêtes en priorisant nos besoins et ceux de notre famille, est-ce réellement possible? Si vous avez vécu les dernières semaines en redoutant l’arrivée de cette période de l’année, force est d’admettre qu’une mise à jour s’impose dans la gestion de vos priorités! La vie va vite et le temps est précieux, alors pourquoi ajouter un stress en s’imposant des vacances parfaites, des tenues parfaites et des menus parfaits? Dans cet article, vous apprendrez comment vivre des vacances à votre image et comprendrez pourquoi le stress des fêtes est néfaste pour votre santé (et celle de vos enfants).

La date butoir du 25 décembre est finalement arrivée : les cadeaux sont emballés, les tenues sont agencées, les menus sont planifiés et les soirées peuvent commencer. Faites-vous partie de ceux pour qui la simple idée de penser aux vacances des fêtes enlève la supposée magie les entourant? Comme nous vous le rappelons souvent, tout est une question de choix et de priorités. Plus on s’impose des choix qui ne nous conviennent pas, plus la lourdeur s’installe et plus le stress occupe une place dans notre esprit. Ceux entourant l’organisation de la période des fêtes ne font pas exception. Évidemment, comme dans n’importe quelle prise de décision, un minimum d’organisation et de planification est nécessaire. Il serait utopique de penser qu’une absence complète de stress soit possible, mais n’en demeure pas moins qu’il peut être limité.

Raison #1 de limiter le stress pendant les fêtes

Le stress agit directement sur le métabolisme. Son rôle est essentiel, car en situation d’urgence, c’est lui qui nous permet de passer en mode solution : action rapide, mode de défense, fuite des menaces… Le système nerveux sympathique se met en action et permet au corps de se sortir de cet état de stress. Les fonctions essentielles à la réaction sont mises de l’avant alors que les autres sont diminuées :

  • Contractions musculaires
  • Augmentation de la fréquence cardiaque
  • Diminution de l’activité intestinale
  • Dilatation des pupilles

Pour obtenir ces réactions, des hormones et des molécules doivent interagir partout dans le corps.

Ces réactions sont essentielles, rappelons-le, dans une situation de réel danger. Rappelez-vous l’évolution de l’homme, lorsqu’il devait chasser pour survivre. Il est évident que ses réactions à l’environnement devaient être rapides afin de fuir en cas de danger et de stress. C’est l’essence même de la réaction du corps à une situation urgente.

Le stress peut prendre différentes formes et être plus ou moins important selon les situations. Un état de stress permanent plonge inévitablement le corps dans des réactions permanentes. Puisque le système nerveux s’adapte à l’environnement en tout temps, s’il perçoit un élément stressant, il réagira automatiquement.

Avec l’évolution, les éléments stressants ont bien changé : nous n’avons plus à chasser et être aux aguets en tout temps pour survivre. Néanmoins, le stress fait partie de notre vie. Les causes sont différentes, mais les réactions demeurent les mêmes.

Lorsque présent pendant une période plus longue (stress chronique), le stress plonge le corps dans un état d’alerte constant. La sécrétion continue d’hormones et de molécules liées au stress impacte le fonctionnement de plusieurs systèmes :

  • Système cardiorespiratoire
  • Système digestif
  • Système hormonal
  • Système musculaire

De plus, elles sont en lien avec la création d’inflammation dans le corps et contribuent à une forme d’épuisement physique et éventuellement, mental. L’état chronique lié au stress et l’inflammation qui en découle seraient en lien avec plusieurs troubles de santé :

  • Diabète de type 2
  • Maladies cardiovasculaires
  • État dépressif
  • Troubles digestifs
  • etc.

Pensez-y… est-ce que le stress qu’on peut s’imposer dans les semaines précédant les fêtes en vaut vraiment le coup? Pesez le pour et le contre, et faites les choix en conséquence! Laissez votre système nerveux s’ajuster aux réelles sources de stress et laissez le superflu de côté!

Astuces pour des vacances des fêtes sous le signe de la sérénité (fini, le stress!)

1. Prioriser ses besoins et ceux de notre famille

Se prioriser ne veut pas nécessairement dire que les autres ne sont pas considérés.Trop souvent, la peur de décevoir ou de dire non prend le dessus sur nos réels besoins. S’écouter et se prioriser est un apprentissage et les fêtes de fin d’année pourraient être un excellent moyen de débuter cette pratique.

Avez-vous déjà vécu l’épisode du “Allez, vous jouerez plus tard avec vos nouveaux cadeaux. On doit se laver, se préparer pour le réveillon chez grand-maman et on a 2 heures de route à faire”? Est-ce suffisant pour repenser votre planning? Quels sont les réels besoins de votre famille? Quels sont vos besoins à vous? Il serait pratiquement irréaliste de croire que faire les 4 coins du Québec en 3 jours puisse combler un besoin précis.

Consultez vos enfants lorsqu’ils sont d’âge pour contribuer aux discussions familiales. Ils pourraient vous surprendre avec leurs réflexions et leurs suggestions. Ensemble, vous pourriez repenser une nouvelle formule, non? Il n’est pas trop tard pour le faire, les vacances ne font que commencer!

2. Planifier et organiser en fonction des choix qui sont faits

Une fois les besoins établis, vous aurez une vision d’ensemble plus réaliste des prochains jours. Vos enfants tiennent à aller à une fête plus qu’à une autre? Planifier votre déplacement en conséquence, quitte à annuler votre présence à d’autres invitations. Les gens qui vous estiment comprendront la situation et ne devraient pas vous en tenir rigueur. Au contraire, ils vous respecteront et voudront peut-être prendre exemple sur vous! Quel bel exemple à donner, n’est-ce pas?

3. S’ajuster et être conciliant

Vous souhaitez revoir vos besoins et être respectés dans vos décisions? Il en va probablement de même pour les gens qui vous entourent. Si vous proposez des alternatives aux gens qui vous entourent afin d’adapter la situation à vos besoins, il est possible qu’on vous propose autre chose en retour afin que tous soient gagnants. Prenez le temps de considérer ce qui vous est suggéré et qui sait, votre terrain d’entente donnera peut-être lieu à de nouvelles traditions plus adaptées!

4. Prendre du temps pour soi (dormir, relaxer, jouer dehors)

Prendre du temps pour soi devrait faire partie du quotidien. En considérant que la majorité des travailleurs attendent avec impatience la pause des fêtes, cette pratique devrait d’autant plus être intégrée pendant cette période.

  • La méditation est un excellent exemple d’activité à faire pour reconnecter avec ses besoins et ainsi être cohérents avec nos choix.
  • Les nuits de sommeil complètes sont très réparatrices et les siestes d’après-midi également.
  • La pratique d’activité physique (avons-nous besoin de le répéter?) est un élément clé dans un mode de vie épanoui et équilibré.
  • Écouter une série, pourquoi pas? Popcorn, doudou et pantoufles en prime! Prendre le temps de prendre le temps sans se casser la tête, ça permet aussi de faire le vide.. et le plein en même temps!

5. Respecter le budget

Bien qu’à cette date, les achats soient probablement complétés, n’oubliez pas que demain, c’est le boxing day. Les items à rabais sont-ils vraiment nécessaires à votre survie? Le stress financier n’échappe pas à la frénésie des fêtes, alors revoyez également vos besoins en termes de dépenses. Vous vous en porterez mieux, et votre porte-monnaie également.

En conclusion, nous vous souhaitons de très Joyeuses Fêtes, mais surtout, d’être zen envers vous-mêmes pour les prochaines journées. Tout part de vous et de l’importance que vous vous accordez, ne l’oubliez pas!

Sources, telles que consultées le 17 décembre 2023:
https://draxe.com/health/inflammation-at-the-root-of-most-diseases/

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3 raisons qui pourraient expliquer l’augmentation spectaculaire des demandes de consultation en chiropratique

L’engouement phénoménal qu’a connu la chiropratique dans la dernière année en a pris plusieurs par surprise. L’achalandage a toujours été en croissance, mais la pandémie a créé un boom sans précédent de demandes de consultations en chiropratique.

Mais qu’est-ce qui explique cette explosion soudaine de popularité? Voici 3 raisons qui, sous toutes réserves, pourraient bien éclaircir ce mystère.

1. Le télétravail et la sédentarité

Le nombre de travailleurs qui ont dû aménager un bureau de fortune à la maison depuis mars 2020 est considérable. Mais ce n’est pas tout le monde qui avait l’espace, les ressources, ni les connaissances pour s’installer de façon ergonomique. D’autant plus que la plupart d’entre eux s’attendaient à ce que ce soit temporaire.

Quelques semaines sont passées, puis les malaises physiques se sont mis à pointer le bout de leur nez : tensions au cou, douleurs dans le bas du dos, maux de tête, engourdissement des mains, raideurs entre les omoplates, douleurs aux poignets, coudes et épaules, fragilité du nerf sciatique, etc.

Une douleur qui apparait chaque jour au travail, c’est handicapant. Il s’agit d’ailleurs d’un incitatif majeur pour consulter un professionnel de la santé qui saura régler le problème.

Quand l’ergonomie du bureau de travail est à l’origine de la douleur, il est important de remédier à la situation en adaptant son environnement à sa morphologie. Pour en savoir plus sur l’aménagement d’un bureau de travail à la maison, consultez cet article.

Alors qu’il n’a jamais été aussi sage d’être en pleine santé, la pandémie a paradoxalement mené la population québécoise vers encore plus de sédentarité. Les accès aux salles de sports et aux différentes activités physiques collectives en présentiel étant presque nul, la plupart d’entre nous avons adopté un mode de vie moins actif.

Netflix, vous connaissez? Qui dit Netflix, dit positions prolongées dans le sofa.


Sachant que l’activité physique est reconnue pour réduire les douleurs physiques et que les mauvaises postures sont la cause de bien des maux, il n’est pas étonnant de constater que le cocktail de sédentarité occasionné par la pandémie ait considérablement augmenté le nombre de personnes souffrant de malaises physiques tels que des maux de dos, des douleurs, des maux de tête, aux épaules ou des torticolis.

Pour lutter contre la sédentarité à la maison, consultez cet article.

2. Le stress et la détresse émotionnelle

L’humain a une extraordinaire capacité d’adaptation, particulièrement lorsqu’il est à son plein potentiel de santé. Mais il a aussi ses limites. La vitesse à laquelle nous avons dû faire face aux changements ces derniers mois a largement dépassé la capacité d’adaptation de plusieurs.

Tous les plans de nos vies ont changé : notre quotidien, nos habitudes, nos relations, notre rapport à la sécurité, notre liberté. La pandémie laisse d’énormes cicatrices, même que certaines plaies sont encore bien ouvertes.


Le stress n’est pas néfaste en soi, il le devient lorsque son intensité ou sa fréquence dépasse la capacité d’adaptation de l’organisme. C’est à ce moment-là que le cerveau perçoit les agents stresseurs comme des dangers potentiels et déclenche des cascades neurologiques et biochimiques qui serviront à le protéger.

Malheureusement, ces processus archaïques (qui ont bien servi nos ancêtres Cro-Magnon, avouons-le) ne sont pas encore adaptés à notre mode de vie moderne, dans lequel un danger n’est plus associé à la présence temporaire d’un lion, mais plutôt à une menace chronique plus ou moins réelle, comme le manque d’argent ou la pression de performance au travail.

Lorsqu’elles sont chroniques comme c’est souvent le cas de nos jours, ces cascades biochimiques entraînent un déséquilibre du système nerveux et provoquent une pléiade de symptômes physiques et émotionnels : anxiété, tensions, douleurs, maux de tête, dépression, problèmes digestifs, hypertension et plus encore.

L’insécurité financière, la solitude, l’instabilité, la peur du virus et de ses conséquences et la division de la société sont autant de sources de stress qui peuvent être à l’origine de douleurs au dos, tensions au cou et aux épaules, de maux de tête et autres symptômes qui sont des motifs de consultation fréquents en chiropratique.

Pour en connaitre davantage sur le stress et les façons de mieux le gérer, consultez cet article.

3. Budget et disponibilité

La pandémie a amené son lot de restrictions en tout genre : voyage, activités, déplacements, rencontres, restaurants, gym, etc.

Ce sont toutes des dépenses qui occupaient jadis une bonne portion du budget et du calendrier.

Ce qui a, au final, laissé pour plusieurs, plus d’argent et plus de temps pour prendre soin de soi. Les professionnels de la santé sont unanimes : les listes d’attente n’ont jamais été aussi longues, et ce, même dans le secteur privé (chiro, masso, physio, psycho, naturo…).

Quand on y pense, c’est bien logique. Ça aura au moins eu cet effet positif : prendre plus de temps pour soi, vivre plus lentement, se soigner et profiter du moment présent.

Voilà donc 3 raisons pour lesquelles les demandes de consultations ont drastiquement augmenté dans les cliniques chiropratiques au cours des derniers mois.

Seul l’avenir saura nous dire comment la situation évoluera.

D’ici là, prenez l’habitude de réserver vos rendez-vous chez votre chiropraticien d’avance afin de vous assurer une place dans le créneau horaire qui vous convient.

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12 façons de pirater son système nerveux pour vaincre le stress

La période d’incertitude actuelle est une source énorme de stress pour plusieurs d’entre nous. En tant que chiropraticien, on le réalise rapidement lorsqu’on pose les mains sur nos patients.

Des tensions physiques importantes se manifestent : aux épaules, aux mâchoires et tout le long de la colonne vertébrale, particulièrement dans les portions cervicales et thoraciques.

Sans parler des nombreux effets psychiques comme l’anxiété et la dépression, qui sont subitement apparus chez certains.

Il n’y a pas de doutes, le stress a un impact significatif sur notre santé et notre bien-être.

Et ce n’est pas toujours facile de réduire le stress, spécialement ces jours-ci.

Que pouvons-nous faire alors pour mieux moduler notre réaction face au stress et ainsi se sentir mieux? C’est simple : il suffit de pirater notre système nerveux!

Suis-je sympathique ou parasympathique?

Le système nerveux est l’autoroute électrique du corps. C’est le système qui contrôle et coordonne l’ensemble des fonctions et qui agit comme chef d’orchestre. Il se subdivise en plusieurs segments comme le démontre la figure ci-bas.

Lorsqu’on parle de stress, c’est la portion autonome du système nerveux qui est impliquée. Celle qui régit les fonctions inconscientes comme la respiration, les battements cardiaques, la digestion, la température, etc.

Le système nerveux autonome (SNA) se scinde en deux parties : le système nerveux sympathique (SCS) et le système nerveux parasympathique (SNP). Ces deux système sont complémentaires et ne peuvent fonctionner en même temps. Lorsqu’un des deux est activé, l’autre se met en veille.

Le système nerveux parasympathique (SNP)

Le SNP est le mode de fonctionnement “par défaut” du SNA. Ou du moins, c’est lui qui devrait l’être. C’est celui qui est aux commandes quand tout va bien et que nous nous sentons en sécurité. Il est en charge des actions de base essentielles à notre survie : manger (digérer), dormir, se réparer (se régénérer) et se reproduire.

Le SNP dirige le sang vers les organes, stimule la réparation des tissus, permet la construction de nouveaux muscles, déclenche la sécrétion de diverses hormones et bien plus encore. Pour simplifier, plus nous passons de temps en mode parasympathique, plus nous sommes en santé.

Le système nerveux sympathique (SNS)

Quant au SNS, il prend le relais lorsque nous percevons un danger. Le mot percevoir est important ici, car le SNS ne distingue pas le danger réel du danger perçu et du danger anticipé (anxiété).

Le SNS prend le relais lorsque nous avons besoin de fuir ou combattre. Il est notre outil de survie. En présence d’un danger, le SNS déclenche une cascade chimique qui mène à la sécrétion d’adrénaline et de cortisol, permettant au corps de s’enfuir et de se battre. Les pupilles se dilatent pour mieux voir, le coeur et la respiration accélèrent, le sang est dirigé vers les muscles des bras et des jambes, etc.

Ce système est ancestral. Il a permis à l’humain de survivre dans la nature. Le problème c’est qu’aujourd’hui, notre mode de vie entraîne une surutilisation inconsciente du SNS, plutôt qu’une exploitation occasionnellement et temporairement, comme cela devrait être.

Le chapitre covid-19 passera sûrement à l’histoire comme étant une période ayant généré beaucoup de stress, ce qui envenime des situations déjà précaires pour plusieurs d’entre nous.

Une surutilisation du SNS c’est épuisant. Puisque le corps n’a pas la possibilité de se rééquilibrer et de se régénérer, une pléiade de symptômes et de problèmes peuvent apparaître. On parle de fatigue, d’anxiété, de dépression, d’émotions en montagnes russes, de troubles digestifs, de douleurs chroniques, etc.

Il est donc plus important que jamais d’apprendre à réduire les sources de stress et surtout de mieux contrôler nos réactions face à celles-ci. Une des premières choses à faire est de se sortir du climat de peur véhiculé par les médias pour mieux contrôler les informations qui viendront créer nos pensées et donc nos émotions. La seconde chose, c’est de prendre action consciemment afin de redonner les commandes à notre SNP.

Pirater son système nerveux

Pour parvenir à tempérer nos réactions face au stress, on peut jouer un tour à notre système nerveux en activant volontairement notre SNP. Ce qui aura pour effet immédiat de désactiver le SNS. En d’autres mots, on peut choisir qui est aux commandes : le sympathique (stress) ou le parasympathique (calme, repos).

Voici nos 12 suggestions pour activer son parasympathique.

  1. La respiration profonde et la cohérence cardiaque. La respiration est la seule fonction autonome qui peut être volontairement contrôlée. En choisissant de prendre 6 respirations profondes par minute pendant 3 minutes, on provoque un redémarrage de notre système nerveux et une synchronisation bénéfique de nos fonctions vitales. L’astuce est d’inspirer pendant 5 secondes en soulevant le ventre (respiration diaphragmatique), puis d’expirer pendant 5 secondes par le nez ou la bouche. À faire 18 fois pour atteindre le 3 minutes.
  2. Passer du temps en nature. La nature a un effet très apaisant pour le corps et l’esprit, sans parler de la qualité de l’air et de la connexion que l’on ressent avec le grand tout. À faire et refaire souvent!
  3. L’EFT. L’Emotional Freedom Technique ou taping est une technique très facile et de plus en plus utilisée pour aider à la gestion d’émotions et apaiser un esprit agité. Il suffit de tapoter divers points dans un ordre précis en récitant une phrase (ou mantra) choisie (ex: je me sens submergé, mais je m’aime et je m’accepte tel que je suis). À exécuter chaque fois que c’est nécessaire. Cette technique peut être combinée à l’utilisation d’huiles essentielles calmantes comme la lavande, l’encens, la bergamote, l’orange, le vétiver, etc.
  4. La chiropratique. L’ajustement chiropratique – un peu comme la respiration profonde – agit comme un redémarrage du système nerveux. Même si les recherches tardent à démontrer un effet parasympathique direct, on sait d’emblée que l’ajustement chiropratique améliore la variabilité cardiaque, un des marqueurs de l’activité du nerf vague (parasympathique). De plus, l’expérience chiropratique globale, durant laquelle on se sent écouté, encouragé, accompagné et dirigé vers un mode de vie plus sain nous permet aussi de réduire notre sentiment d’impuissance devant la douleur et le stress vécu.
  5. La méditation, la pleine conscience et la prière. Les effets positifs de ces pratiques sont de plus en plus documentés. Si l’on débute, on peut essayer les séances guidées et en groupe pour se familiariser.
  6. L’exercice. L’activité physique est l’un des moyens les plus efficaces pour stimuler le système nerveux parasympathique. Il n’y a qu’à penser au bien-être ressenti après une bonne séance de course pour comprendre l’effet apaisant des hormones du bien-être qui sont libérées.
  7. Le yoga, la Qigong et le taï chi. Ces 3 disciplines sont des hybrides entre le mouvement et la méditation. Une façon efficace de combiner l’entraînement physique et spirituel.
  8. Chanter, parler, rire et fredonner. La stimulation des cordes vocales a été démontrée comme efficace pour stimuler le nerf vague, la principale voie de communication du SNP. Tous au karaoké!!!
  9. La massothérapie. Un massage aura aussi un effet apaisant sur le corps et l’esprit et aura pour effet de stimuler la libération d’hormones du bien-être.
  10. L’exposition au froid. Des études ont démontré un effet positif de l’exposition au froid sur l’activité du nerf vague et sur la variabilité cardiaque. S’humecter le visage avec de l’eau froide ou simplement prendre une douche froide stimulera le SNP.
  11. Socialiser. Voilà quelque chose qui nous a tous manqué et qui a probablement contribué à l’accroissement fulgurant du stress pendant le confinement. L’humain est une bête sociale et a besoin des autres pour s’apaiser et se sentir en sécurité. Profitons du déconfinement (tout en respectant les règles bien sûr!) pour socialiser et reprendre le temps perdu.
  12. Nourrir son microbiote. La qualité du microbiote intestinal (nos bonnes bactéries) a un impact sur l’équilibre du système nerveux autonome. De bonnes bactéries intestinales, présentes en quantités adéquates favoriseraient une rétroaction positive sur le SNP. Pour entretenir un bon microbiote, on choisit des aliments fermentés comme le yogourt, le kéfir, le kimchi, la choucroute ou le kombucha. On peut aussi prendre des suppléments de probiotiques à raison de 10 jours par mois.

L’adoption d’un mode de vie sain, incluant une alimentation végétale et diversifiée, de l’exercice physique, un repos adéquat, une réduction de sa charge toxique, des relations saines et des soins chiropratiques aura pour effet global de stimuler le SNP et de nous aider à mieux gérer le stress.

On peut aussi tenter d’éviter les éléments qui peuvent activer notre SCS comme les aliments stimulants (café, chocolat, sucres), les écrans, les situations stressantes au travail, les relations problématiques, etc.

Références

Journal of Bodywork and Movement Therapies January 2018
Effects of spinal manipulation and myofascial techniques on heart rate variability: A systematic review.” BL Amoroso Borges, G Luiz Bortolazzo, H Pasin Neto

Jungmann, Manuela et al. “Effects of Cold Stimulation on Cardiac-Vagal Activation in Healthy Participants: Randomized Controlled Trial.” JMIR formative research vol. 2,2 e10257. 9 Oct. 2018, doi:10.2196/10257

https://spinalresearch.com.au/the-stress-series-part-4-stress-chiropractic-and-mental-health/

https://spinalresearch.com.au/the-stress-series-part-5-stress-chiropractic-the-gut-brain/

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Comment désamorcer le stress occasionné par la crise actuelle (et éviter les effets néfastes sur votre santé)

Avec toute l’incertitude que la situation actuelle provoque, nombreux sont ceux qui ont vu leur niveau de stress atteindre de nouveaux sommets.

Que ce soit à cause de l’incertitude financière, du chambardement de nos routines, la peur de voir un être cher souffrir ou encore la détresse créée par l’isolement, la crise actuelle apporte son lot de sources de stress.

Le stress peut simultanément affecter négativement notre santé et notre bien-être et être un moteur de croissance et d’évolution.

Quels effets le stress aura-t-il sur vous? Cela dépend de 2 facteurs :

  1. La facilité avec laquelle votre corps parvient à s’adapter au stress (capacités d’adaptation)
  2. Votre perception face aux sources de stress : en modifiant votre perception d’une situation, vous pouvez diminuer les impacts du stress sur votre corps. (La deuxième section de l’article parle de ce phénomène. Vous allez voir, c’est fascinant!)

Commençons par la première partie : les capacités d’adaptation.

Section 1 : Le stress et le corps humain

Que se passe-t-il vraiment dans notre corps lorsqu’on subit trop de stress?

Les impacts du stress sur notre corps

Le stress se présente sous trois formes : physique (traumatismes, mauvaises postures, faux mouvements, etc.), chimique (toxines environnementales, poisons, malbouffe, agents de conservation, parfums, drogues, colorants artificiels…) et émotionnel (situations qui entraînent peur, colère, angoisse, tristesse, etc.).

Un stress est un élément qui crée un déséquilibre dans le corps et qui oblige celui-ci à s’adapter pour retrouver son équilibre initial (ou homéostasie). La capacité du corps à s’adapter aux différents stress reflète l’état de santé globale.

Le corps humain s’adapte donc aux stress grâce au système nerveux. C’est lui qui contrôle toute la machine!

Le système nerveux sympathique se met en branle lorsque notre cerveau perçoit un danger (stress aigu). Mais le cerveau a une faille. Il ne fait pas la différence entre un danger réel ou imaginaire. Pensez à l’état dans lequel vous vous réveillez lorsque vous faites un cauchemar. Une pensée stressante (imaginer que son enfant est victime d’un accident tragique par exemple) suffit donc à déclencher tout le processus de stress.

Si vous faites une balade en forêt et que vous tombez nez à nez avec un ours, votre système nerveux enclenche un protocole de survie. S’ensuit une cascade chimique qui vous permettra de « fuir ou combattre » (en anglais : fight or flight).

Votre cerveau en alerte envoie un message (via la moelle épinière) à vos glandes surrénales (situées au-dessus des reins) pour qu’elles sécrètent de l’adrénaline et du cortisol dans le sang.

  • Votre rythme cardiaque augmente, ce qui apporte davantage de sang et d’oxygène dans tout votre corps pour mieux fuir ou combattre.
  • Vos pupilles se dilatent pour mieux voir ce qui vous entoure.
  • Votre taux de glucose dans le sang augmente pour qu’une plus grande quantité d’énergie soit disponible rapidement.
  • Le rythme respiratoire augmente pour favoriser l’apport en oxygène.
  • L’activité de vos autres systèmes ralentit (immunitaire, digestif) pour permettre à votre corps de se concentrer sur l’essentiel.

Ce protocole de survie permet alors au corps de porter toute son attention sur une seule tâche : se soustraire au danger immédiat (dans l’exemple ici : l’ours!).

Un danger bien pire nous guette

Lorsque le danger sera parti, votre corps reviendra à la normale grâce au système nerveux parasympathique (le parasympathique est l’opposé du sympathique. C’est lui qui nous permet de relaxer, de nous calmer, de dormir, de récupérer, de guérir, etc.).

Mais que se passe-t-il quand le stress dure trop longtemps? Quand le cerveau perçoit un danger constant, réel ou imaginaire (qu’est-ce qui vous stress le plus actuellement?) Le système sympathique devient dominant et le corps épuise ses ressources à force d’être continuellement en état d’alerte.

On parle alors de stress chronique. Ce type de stress est celui dont on doit se méfier, celui qui peut nous tuer à petit feu. C’est logique, le sympathique augmente de façon prolongée les rythmes cardiaque et respiratoire, le taux de sucre dans le sang et ralentit les systèmes digestif et immunitaire.

(Oui, vous avez bien lu. Le stress chronique affaiblit le système immunitaire… C’est pourquoi nous trouvions important d’aborder ce sujet dans le contexte actuel!)

De plus, on comprend mieux pourquoi le stress chronique facilite l’apparition de maladies cardiaques, de troubles digestifs, d’infections et de diabète.

Votre système nerveux est-il à la dérive?

Les systèmes nerveux sympathique et parasympathique forment un tout. Ils se complètent et sont interdépendants. Lorsque le sympathique s’active, le parasympathique se met en veille et vice versa. L’équilibre des deux systèmes est essentiel à notre santé et à notre survie.

Dans notre société moderne, la plupart des gens ont une dominance sympathique. Qu’est-ce que ça veut dire exactement? En résumé, leur corps est toujours en état d’alerte. Le système sympathique étant toujours actif, les taux de cortisol dans le corps sont trop élevés.

Le cortisol n’est pas mauvais en soi; au contraire, lorsqu’il est balancé, il régule le taux de glucose dans le sang (avec l’insuline) et la pression artérielle en plus d’intervenir dans la santé du système immunitaire. Mais lorsqu’il se retrouve en trop grande quantité dans le sang de façon prolongée, il devient dangereux pour l’organisme. 8

Le stress chronique (débalancement des taux de cortisol) occasionne un ou plusieurs des symptômes suivants, qui apparaissent généralement de façon graduelle 3-7-8 :

  • Fatigue
  • Trouble de mémoire (souvent le premier signe)
  • Insomnie
  • Maux de tête
  • Tensions musculaires
  • Difficulté à démarrer la journée
  • Gain de poids (surtout abdominal)
  • Modification de l’appétit (rages de sucre)
  • Infections plus fréquentes (rhumes, grippes, sinusites…)
  • Troubles digestifs
  • Intolérances
  • Troubles sexuels
  • Perte de motivation et d’enthousiasme
  • Anxiété
  • Irritabilité
  • Troubles de concentration
  • Dépression

Le stress chronique est aussi impliqué dans le développement de certaines maladies comme l’ostéoporose, le cancer, les maladies cardiaques et le diabète.

Il facilite aussi le processus d’oxydation des cellules (création de radicaux libres), accélérant ainsi le vieillissement. Il a aussi été prouvé que le stress chronique cause une diminution de la taille du cerveau et réduit la production de nouvelles cellules cérébrales. 8 « Les mécanismes d’autoréparation et d’autoguérison ne fonctionnent pas [adéquatement] si vous êtes stressés! » 2

Maintenant que nous comprenons mieux comment le corps réagit au stress, parlons maintenant des différentes avenues.

Section 2 : Comment nos perceptions influencent notre stress (et autres outils pour diminuer les impacts du stress)

Pour retrouver l’équilibre de notre système nerveux, nous pouvons donc jouer sur deux fronts.

  1. Renforcer la capacité de notre corps à s’adapter aux divers stress qui nous assaillent → chiropratique, activité physique, alimentation saine et variée, sommeil…
  2. Modifier nos perceptions face aux différents stress présents dans notre vie

En s’alimentant, en bougeant et en se reposant de façon optimale, on réduit les agents stresseurs et on donne les outils nécessaires à notre corps pour mieux affronter ceux qui restent.

La méditation, le yoga, le Pilates, l’exercice physique, les bains de forêt 5, la marche, la technique de libération émotionnelle 6, la lecture, la visualisation et les techniques de respiration sont autant de bonnes façons d’apprendre à mieux gérer le stress et à décrocher. Il en existe des dizaines, choisissez celle qui vous convient.

Une alimentation riche en bons gras (saumon, avocat, graines de chia, lin, chanvre) contribue à la santé du système nerveux et peut aider le corps à mieux s’adapter aux différents stress. Les aliments à forte teneur en antioxydants (baies, raisins, légumes verts, chocolat noir, etc.) neutralisent les radicaux libres causés par le stress.

Des suppléments de magnésium (les réserves de magnésium baissent rapidement dans les cas de stress chronique), de vitamines (A, C et E particulièrement) et d’ashwaganda (plante adaptogène qui réduit l’anxiété) peuvent aussi être bénéfiques 8 chez certaines personnes. Consultez un professionnel de la santé pour connaître ceux qui vous conviennent.

Modifier ses perceptions pour neutraliser les effets négatifs du stress

Kelly McGonigal, PhD, est psychologue de la santé et professeure à l’Université Standford, en Californie. Dans son livre «The upside of stress» 17¬¬ (Le bon côté du stress – disponible en anglais seulement), elle fait état de nombreuses recherches scientifiques qui prouvent que notre perception d’une situation (et de notre stress) va grandement affecter l’ampleur des impacts de ce stress sur notre santé.

Ainsi, elle démontre :

  1. Que les gens qui gardent une perspective positive sur la situation et qui croient que le stress occasionné par celle-ci les aidera à croître, vivent moins de stress.
  2. Ces gens n’expérimenteront pas tous les effets négatifs qui peuvent être normalement associés au stress.

En d’autres mots, les gens qui choisissent de mettre l’emphase sur les aspects positifs d’une situation difficile n’expérimentent pas tous les effets négatifs généralement associés au stress qui sont énumérés plus haut dans cet article.

Il est donc possible de désamorcer notre réaction au stress à la racine, en travaillant au niveau de nos perceptions.

Alors, si vous vous sentez stressé par la crise actuelle, posez-vous les questions suivantes :

  • Quelles seront les retombées positives de cette crise dans ma vie?
  • Comment puis-je utiliser la situation actuelle pour croitre, grandir et me développer comme personne?
  • Comment la situation actuelle me rendra-t-elle plus fort(e)?

En cherchant sincèrement des réponses à ces questions, vous verrez votre niveau de stress diminuer grandement, et éviterez les effets négatifs potentiels sur votre santé.

Bonne réflexion!

 

Références

1. Centre d’études sur le stress humain : https://www.stresshumain.ca/le-stress/comprendre-son-stress/source-du-stress/
2. « Le stress peut-il vous tuer? » https://french.mercola.com/sites/articles/archive/2017/03/16/effets-du-stress.aspx
3. Clinique Mayo : “Stress symptoms, effects on your body and behavior”. https://www.mayoclinic.org/healthy-lifestyle/stress-management/in-depth/stress-symptoms/art-20050987?pg=1
4. Clinique Mayo : “Stress relief”. https://www.mayoclinic.org/healthy-lifestyle/stress-management/basics/stress-relief/hlv-20049495
5. « Prendre un bain de forêt. » https://plus.lapresse.ca/screens/d4ee21dd-71b0-4b90-9afe-7cff28068425%7CTO9eZ-tEA9a4.html
6. La technique de libération émotionnelle : https://eft.mercola.com/
7. https://www.foodmatters.com/article/emotional-stress-how-chronic-emotional-stress-can-ruin-your-health
8. Spinal Research : “Chronic Stress – The Effects On Your Brain”. https://spinalresearch.com.au/chronic-stress-effects-brain/
9. https://www.dynamicchiropractic.com/mpacms/dc/article.php?id=31977
10. https://www.mindbodygreen.com/articles/3-types-of-stress-and-how-to-manage-them
11. https://www.mindbodygreen.com/articles/the-best-foods-for-adrenal-support?utm_term=pos-5&utm_source=mbg&utm_medium=email&utm_content=daily1&utm_campaign=170719
12. “Stress – The Brain-Body Connection”. https://spinalresearch.com.au/stress-brain-body-connection/
13. “Stress, Distress and the Human Spirit”. https://spinalresearch.com.au/stress-distress-human-spirit/
14. http://chiropracticadvocate.com/blog/
15. https://spinalresearch.com.au/the-stress-series-part-1-stress-physiology-a-central-theme-in-chiropractic/
16. https://spinalresearch.com.au/the-stress-series-part-2-the-chiropractors-role-in-stress-management/
17. McGonigal, Kelly (2015) The upside of stress. New-York: Edition Avery, 279 pages.