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Syndrome du cou texto : comment adapter notre posture à l’ère numérique

Dans une ère où le numérique occupe une place importante, le syndrome du cou texto est devenu une préoccupation d’envergure. Cette condition, associée à un usage fréquent et prolongé du téléphone cellulaire, de la tablette ou des jeux vidéo, se traduit particulièrement par des douleurs dans la région du cou. Alors que nous passons des heures penchés sur nos écrans, cette habitude quotidienne peut compromettre notre posture et notre santé neuromusculosquelettique. Dans une optique de sensibilisation, cet article mettra en lumière les impacts du syndrome du cou texto et proposera des conseils pratiques afin de maintenir une santé neurovertébrale optimale.

Le syndrome du cou texto : quand et comment

Le syndrome du cou texto, également connu sous le nom de « text neck syndrome », désigne un ensemble de symptômes liés à une mauvaise posture causée par l’utilisation fréquente et prolongée du téléphone cellulaire, de la tablette ou des jeux vidéo. Lorsque les utilisateurs passent de longues périodes penchés sur leurs écrans, cela entraîne une flexion prolongée du cou, ce qui peut provoquer les symptômes généraux suivants :

Le lien entre les douleurs associées au syndrome du cou texto et l’utilisation du téléphone cellulaire est relativement simple à comprendre : la flexion du cou de façon répétée et prolongée entraîne principalement un stress au niveau des structures de la colonne vertébrale cervicale. Ce stress peut également s’étendre à la région thoracique.

La flexion du cou prolongée engendre une cascade d’événements au niveau de la biomécanique vertébrale :

1. Déplacement du centre de gravité de la tête

Normalement, lorsque le cou est en position neutre, le poids de la tête est réparti de façon égale sur les 5 vertèbres cervicales. Avec la flexion, ce poids est davantage concentré sur les dernières vertèbres.

2. Stress induit au niveau des basses vertèbres cervicales

Le poids de la tête étant concentré sur les éléments inférieurs de la colonne vertébrale cervicale, les muscles, les tendons, les ligaments, les articulations vertébrales et les disques intervertébraux doivent travailler davantage afin de maintenir l’équilibre postural.

3. Apparition de douleurs

Cette compensation des éléments vertébraux (postérieurs et antérieurs) augmente le risque de douleurs au cou. Leur sollicitation [inadéquate] fréquente et prolongée les place dans un état de surutilisation, et, comme dans n’importe quelle condition de surutilisation, le corps développe des mécanismes de défense pour nous faire comprendre qu’un stress est présent. Vous l’aurez compris, l’un de ces mécanismes est l’apparition d’une douleur au cou.

À long terme, la douleur peut également être présente aux épaules, au dos, au bras et aussi créer des maux de tête.

4. Risques de chronicité

Le syndrome du cou texto ne fait pas exception aux autres conditions neuromusculosquelettiques : lorsqu’il n’est pas pris en charge adéquatement, les risques de chronicité augmentent. Puisque l’état “chronique” d’une condition peut être associé à une récupération et une gestion plus difficiles à long terme, mieux vaut prendre en considération la douleur dès son apparition.

5. Risque de développer d’autres conditions

Un stress induit de façon répétée et prolongée sur les articulations vertébrales peut être associé à des douleurs chroniques, mais aussi à l’apparition de conditions neuromusculosquelettiques secondaires.

  • L’arthrose est un excellent exemple de condition pouvant, à long terme, être causée par la mauvaise posture associée à l’usage du téléphone cellulaire (et des technologies en général). Puisque le corps tente de s’adapter à une mauvaise posture, le processus spécifique de dégénérescence lié à l’arthrose peut s’installer.
  • Le syndrome du tunnel carpien peut également être associé à un trouble postural comme celui causé par le syndrome du cou texto. Encore une fois, la flexion du cou peut avoir un impact sur le plexus brachial, un ensemble de structures nerveuses qui émergent de chaque côté de la région cervicale et qui se rendent dans les bras. Ces structures peuvent être comprimées et ainsi créer une interférence dans la circulation de l’information nerveuse qui se rend à la main et qui peut être en lien avec le diagnostic du syndrome du tunnel carpien.
  • Le syndrome croisé supérieur et le syndrome croisé inférieur peuvent aussi être associés à l’usage répété et prolongé du cellulaire. Ils comprennent des symptômes secondaires à une posture dans laquelle la tête est déportée vers l’avant, comme avec l’utilisation du téléphone.
  • Etc.

Des symptômes s’installent : que faire?

Certains symptômes liés au syndrome du cou texto peuvent aussi faire partie du tableau clinique associé à d’autres conditions neuromusculosquelettiques. En conséquence, il ne faut pas conclure à un diagnostic du syndrome du cou texto sans avoir consulté un professionnel de la santé ayant les capacités de le faire. Puisque le chiropraticien a les compétences pour évaluer, diagnostiquer et traiter les conditions chiropratiques et neuromusculosquelettiques, il pourrait être judicieux de le rencontrer lorsqu’une douleur de ce type s’installe.

N’oubliez pas que d’ignorer une douleur, ou d’attendre qu’elle passe, n’est pas nécessairement l’action à prendre afin d’optimiser votre santé. Le corps a comme fonction principale de vous permettre de vivre dans un état de “non-douleur”. Il peut donc développer des compensations un peu partout afin de limiter la sensation de douleur, ce qui ne règlera pas nécessairement la condition sous-jacente. L’exemple d’un épisode de douleur lombaire qui disparaît rapidement, mais qui revient 2 à 3 fois par année est excellent afin de démontrer que le corps s’adapte, mais qu’il ne parvient pas automatiquement à régler la cause des symptômes par lui-même. Mieux vaut consulter afin d’obtenir une image précise de la situation, n’est-ce pas? C’est en masquant ou en ignorant une douleur qu’elle risque de réapparaître, peut-être avec une intensité plus importante et une réponse au traitement moins efficace.

À la lumière de son évaluation, le chiropraticien sera en mesure de poser un diagnostic approprié et d’émettre des recommandations adaptées. S’il juge que les signes et symptômes présents ne font pas partie des diagnostics d’ordre chiropratique, il pourra orienter le patient vers le professionnel de la santé approprié afin de lui assurer le suivi le plus adapté à ses besoins.

Le suivi chiropratique étant basé sur la capacité inhérente du corps humain à s’autoréguler par lui-même, le chiropraticien l’aidera en misant sur l’optimisation de la fonction du système nerveux. La chiropratique est donc une profession de la santé qui a comme mission de permettre au corps d’exprimer son plein potentiel de santé.

Avec les ajustements chiropratiques, le chiropraticien vise le maintien du mouvement des articulations vertébrales. En conséquence, il permet au corps de maintenir de bons échanges neurologiques entre les extrémités et la région cérébrale. Puisque la moelle épinière et les racines nerveuses qui en émergent sont localisées dans un espace réservé à cet effet au niveau de la colonne vertébrale, le chiropraticien, aidant au mouvement articulaire, minimise les chances d’interférences dans la transmission de l’information nerveuse.

Le syndrome du cou texto : comment le prévenir et le soulager

Pour prévenir le syndrome du cou texto, certains conseils de base sont à adopter avec l’utilisation d’appareils technologiques :

  • Prendre des pauses de façon régulière
  • Adopter une posture adéquate le plus souvent possible
    • Éviter la flexion du cou (placer le téléphone à la hauteur des yeux)
    • Éviter la rotation du cou
    • Relâcher les épaules
    • Avoir les coudes appuyés/supportés
    • Avoir le dos appuyé
    • Éviter de placer le téléphone entre l’oreille et le cou
  • Utiliser les appareils seulement lorsque nécessaire

Le syndrome du cou texto et la chiropratique : au-delà des douleurs

Comme mentionné précédemment, lorsque le syndrome du cou texto est diagnostiqué, le suivi chiropratique comportera généralement des ajustements chiropratiques. De plus, le chiropraticien pourra émettre des conseils afin d’aider au soulagement, éviter les risques de récidive et optimiser la santé globale :

  • Donner des conseils posturaux associés à l’usage du téléphone (déjà expliqués plus haut)
  • Donne des conseils posturaux liés au sommeil
  • Donner des conseils posturaux associés au travail à l’ordinateur
  • Recommander des exercices d’étirement et/ou de renforcement adaptés et personnalisés
  • Etc.

Encore une fois, misons sur la santé globale! C’est en optimisant sa santé sur plusieurs aspects à la fois que le corps aura la chance d’exprimer son plein potentiel!

Parlez-en à votre chiropraticien!

 

Sources, telles que consultées le 3 novembre 2024 :
https://blogue.chiropratique.com/accros-aux-textos/

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Un diagnostic d’arthrose? Voici tout ce que vous devez savoir pour optimiser votre santé

L’arthrose, également connue sous le nom d’ostéoarthrose, est la forme la plus fréquente d’arthrite. Autrefois associée presque exclusivement au processus de vieillissement, il n’y a aucun doute qu’elle fait maintenant partie des conditions de santé neuromusculosquelettiques les plus diagnostiquées. Bien que les symptômes perçus soient relativement les mêmes d’une personne à l’autre, l’arthrose demeure quand même une condition complexe. Dans cet article, vous découvrirez les différents types d’arthrose, les causes qui mènent à son diagnostic ainsi que les pistes de solution afin de soulager les douleurs associées à cette condition dégénérative.

L’arthrose en chiffres

Comme mentionné d’entrée de jeu, l’arthrose est une condition neuromusculosquelettique très répandue. En effet, elle est la condition articulaire la plus diagnostiquée. Elle peut se quantifier comme ceci au sein de la population générale :

  • L’arthrose commence souvent lors de la quarantaine ou la cinquantaine.
  • Elle touchera pratiquement tout le monde.
  • Avant 40 ans, les hommes sont souvent plus touchés par l’arthrose que les femmes.
  • Malgré la présence de signes visibles d’arthrose à la radiographie, seulement 50% des gens auront une douleur associée.
  • Entre 50 ans et 70 ans, les femmes développeront plus souvent la maladie que les hommes.
  • Après 70 ans, autant d’hommes que de femmes développeront l’arthrose.
  • L’arthrose figure parmi les principales causes d’incapacité et de limitation chez les personnes âgées.

L’arthrose et ses prédispositions : comment éviter l’apparition de la maladie

Bien que l’apparition de l’arthrose ait toujours été associée à des facteurs mécaniques, comme les traumatismes, la surcharge sur les articulations (ex.: travail physique) ou l’usure liée au vieillissement, d’autres conditions pourraient être en cause, notamment l’excès de poids, l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie, le diabète et la ménopause.

En conséquence, sans nécessairement certifier que l’arthrose ne se développera pas, les habitudes de vie auraient un grand impact sur le développement de cette maladie. La prévention a toujours été la clé, n’est-ce pas?

L’excès de poids, l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie et le diabète peuvent survenir en partie en raison des habitudes alimentaires. En adoptant une alimentation saine et équilibrée, les chances d’être atteint de ces maladies sont diminuées et, par le fait même, on minimise une partie des risques potentiellement associés à l’installation de l’arthrose.

La subluxation vertébrale se réfère à une dysfonction mécanique et neurologique d’une articulation. Elle peut découler de différents facteurs, comme les mauvaises habitudes de vie, les traumatismes et le stress. Elle provoque généralement une perte de mouvement vertébral qui est souvent asymptomatique au départ et qui, par la suite, peut devenir douloureuse. Puisqu’elle est associée à une perte de mouvement articulaire, elle peut elle aussi entraîner le développement de l’arthrose. Puisque le chiropraticien traite la subluxation vertébrale, vous comprendrez qu’un suivi chiropratique pourrait grandement faire partie de votre plan d’action afin de maintenir une santé articulaire optimale!

L’arthrose : pourquoi et comment

L’arthrose est une condition qui altère la structure des éléments qui composent une articulation :

Lorsqu’une articulation est touchée par l’arthrose, des modifications structurelles surviennent :

  • Le cartilage s’amincit, devient irrégulier et perd son élasticité.
  • Le cartilage peut se décomposer et laisser des débris à l’intérieur de la capsule articulaire.
  • L’os, pour stabiliser l’articulation, tente de se réparer en développant ce que l’on appelle des éperons osseux (ostéophytes). En d’autres mots, l’os crée de l’os pour tenter de se stabiliser.
  • La quantité de liquide synovial présent dans l’articulation diminue.

Lorsque le cartilage devient très mince, les surfaces osseuses se rapprochent et à un stade très avancé, elles peuvent même fusionner l’une avec l’autre, ce qui entraîne une limitation (voire un arrêt) du mouvement articulaire. L’articulation peut même se déformer, comme on peut souvent l’observer aux doigts des femmes d’un certain âge. Bien qu’il soit évolutif, ce processus dégénératif est lent : la fusion articulaire et la déformation ne surviennent qu’au stade final, ce qui peut également ne jamais survenir. Moins une articulation est mobile, plus elle tendra à se fusionner. Compte tenu de ce fait, maintenir le mouvement articulaire sera l’élément clé pour aider à retarder la progression de l’arthrose. Ce point sera couvert de façon plus détaillée dans les prochains paragraphes.

L’arthrose peut toucher n’importe quelle articulation. Elle est toutefois plus présente au niveau des articulations qui supportent un poids comme le genou et la hanche. Bien qu’elles ne supportent pas de grosse charge en soi, les articulations des doigts, de la base des pouces, du cou, de la colonne lombaire et des gros orteils sont souvent touchées par l’arthrose.

L’arthrose peut également être classée en 2 types :

  • Arthrose primaire
    L’arthrose primaire est de cause inconnue et représente la majorité des cas d’arthrose. Elle peut toucher une seule articulation, ou au contraire, plusieurs à la fois.
  • Arthrose secondaire
    Comme son nom l’indique, l’arthrose secondaire est “secondaire” à une autre condition :

    • Infection
    • Malformation/anomalie articulaire
    • Maladie affectant le cartilage articulaire comme l’arthrite rhumatoïde ou la goutte

Les signes de dégénérescence articulaire sont visibles sur radiographie et cette méthode diagnostique sera la première utilisée afin de déterminer si un patient est atteint d’arthrose. Bien sûr, certains signes physiques, comme la difformité, orientent vers un diagnostic d’arthrose, mais elle ne pourra être confirmée et gradée que par une technique diagnostique de ce genre.

L’arthrose dans un contexte spécifique

L’arthrose se comporte différemment en fonction de certains contextes. En voici quelques-uns :

  • Traumatisme
    Lorsqu’une articulation subit un traumatisme, à moins d’être correctement traitée, son fonctionnement peut être altéré. Cela peut entraîner une dégénérescence prématurée des structures articulaires et conséquemment mener à l’arthrose. Certains sportifs, notamment dans des disciplines comme le football, le hockey, le ski alpin, le ski acrobatique, le ballet et le VTT, sont particulièrement exposés à des blessures susceptibles de provoquer cette affection.
  • La surutilisation et la surcharge
    Certaines formes de travail ou postures de travail mettent les articulations à épreuve. En conséquence, un processus de dégénérescence peut s’installer. De façon imagée, ces postures pourraient être perçues comme des microtraumatismes et engendrer les mêmes conséquences articulaires que lors d’un traumatisme direct et franc.
  • Les malformations congénitales
    Certaines conditions prédisposent à l’installation précoce d’arthrose. En effet, si une articulation n’est pas structurée comme prévu ou si les os qui la composent n’ont pas la forme habituelle, le mouvement n’est pas optimal, ce qui peut mener à l’apparition de cette condition.

L’arthrose : comment savoir qu’elle est présente

Comme mentionné précédemment, la seule façon de conclure à un diagnostic d’arthrose est en passant par une imagerie diagnostique, notamment la radiographie. Pour le patient, certains signes et symptômes seront présents (ou non), mais variables en fonction de l’articulation touchée et de la sévérité de la condition :

  • Douleur articulaire (pas toujours présente), aggravée par les mouvements impliquant un effort sous charge (ex.: course).
  • Dans certains cas, la douleur peut couvrir une zone plus grande que celle qui englobe l’articulation. C’est ce que l’on appelle une douleur irradiée.
  • Douleur généralement soulagée par le repos.
  • Sensation de raideur articulaire au lever qui disparaît généralement en moins de 30 minutes. Si elles persistent au-delà de cette durée, cela pourrait indiquer davantage une forme d’arthrite.
  • Diminution de l’amplitude de mouvement.
  • Parfois, des grincements peuvent être entendus lorsque l’articulation est en mouvement.
  • Œdème articulaire.

L’arthrose : comment favoriser le maintien du mouvement articulaire et limiter la progression

Puisque l’évolution de l’arthrose est généralement lente, le maintien précoce de la mobilité articulaire pourrait grandement contribuer à freiner la progression. Sachant maintenant que la subluxation vertébrale, le chiropraticien pourrait quant à lui faire partie des professionnels à consulter afin de préserver la qualité du mouvement.

Avec son doctorat de premier cycle en chiropratique, le chiropraticien est en mesure d’évaluer, diagnostique et traiter les conditions neuromusculosquelettiques. Puisque l’arthrose fait partie de ces conditions, il peut donc grader le stade auquel se trouve l’arthrose et déterminer ce qui peut être fait afin de préserver le mouvement, aider au soulagement de la douleur et ainsi participer au maintien de la santé globale de son patient.

En plus de son traitement chiropratique proprement dit, il pourrait également vous donner de judicieux conseils sur différents sujets afin d’aider au maintien de la mobilité articulaire :

L’arthrose ne se guérit pas, mais nul doute qu’il pourrait vous aider avec la gestion de votre douleur. N’hésitez pas à le consulter!

 

Sources, telles que consultées le 22 octobre 2024 :

https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/publications/maladies-et-affections/arthrose.html

https://www.merckmanuals.com/fr-ca/accueil/troubles-osseux-articulaires-et-musculaires/maladies-articulaires/arthrose#Causes_v729722_fr

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Douleurs au dos : stratégies de soulagement et conseils de prévention

Tant au niveau de la prévalence que de l’intensité des douleurs, les maux de dos représentent un problème de santé majeur au sein de la population québécoise. En effet, les douleurs au dos touchent un grand nombre de personnes, pouvant être incapacitantes et même évoluer vers une chronicité. Il est donc crucial de bien comprendre les causes sous-jacentes de ces douleurs afin de pouvoir les traiter efficacement et prévenir leur récidive.

Dans cet article, vous découvrirez les causes les plus communes du mal de dos, ainsi que des stratégies pour soulager les douleurs qui lui sont associées. De plus, vous apprendrez des méthodes pour éviter que ces douleurs ne deviennent récurrentes, vous permettant ainsi de reprendre vos activités le plus rapidement possible.

Anatomie de la région lombaire : mieux comprendre le mal de dos

Le mal de dos est souvent utilisé pour désigner une douleur au bas du dos. Cette douleur peut également être connue sous les termes de lumbago, douleur lombaire, lombalgie ou tour de rein. Il est important de noter que ces termes ne correspondent pas à un diagnostic précis, mais plutôt à une description générale des sensations ressenties dans cette zone du corps, telles que des douleurs d’origine musculaire, des douleurs articulaires, des douleurs d’intensité variable, locales ou diffuses. Ce n’est qu’à partir des signes et des symptômes observés que le diagnostic pourra être établi et qu’un suivi approprié pourra être proposé.

Pour mieux comprendre les causes des douleurs lombaires, il est essentiel de connaître les structures anatomiques de cette région. C’est en identifiant les éléments impliqués dans la douleur, tels que les os, les disques intervertébraux, les muscles, les structures nerveuses et les articulations, que le diagnostic sera formulé.

1. Le squelette de la région lombaire

Au niveau lombaire, la colonne vertébrale compte 5 vertèbres. La 1ère vertèbre lombaire (L1) s’articule vers le haut à la 12e vertèbre thoracique (T12) et la 5e vertèbre (L5) lombaire s’articule vers le bas avec la 1ère vertèbre sacrée (S1). Bien que les prochaines structures ne soient pas incluses directement dans la région lombaire, elles peuvent tout de même être associées à des douleurs dans cette zone :

2. Les muscles de la région lombaire

Très nombreux, plusieurs muscles composent la région lombaire :

Les muscles érecteurs du rachis

  • Ilio-costal : contribue à l’extension et à la flexion latérale de la colonne vertébrale
  • Longissimus : aide à l’extension et à la rotation du tronc
  • Épineux : participe à l’extension du tronc

Le muscle carré des lombes

Ce muscle stabilise la colonne lombaire et permet principalement la flexion latérale du tronc.

Les muscles abdominaux

  • Droit de l’abdomen : participe à la flexion du tronc
  • Obliques externes et internes : impliqués dans la rotation et la flexion latérale du tronc
  • Transverse de l’abdomen : ce muscle joue un rôle dans la stabilisation du tronc et la protection des organes internes. Lors d’activités physiques, il prévient les blessures en stabilisant le tronc. Il contribue également au maintien d’une bonne posture en soutenant la colonne vertébrale.

Le muscle ilio-psoas

Ce muscle est très profond et est situé dans la région abdominale et pelvienne. Il contribue à la flexion de la hanche et stabilise la colonne vertébrale. Il joue également un rôle important dans le maintien d’une bonne posture et la prévention des douleurs lombaires.

Les muscles multifides

Très petits, profonds et nombreux, ces muscles stabilisent la colonne vertébrale. Ils contribuent au maintien d’une bonne posture et au soutien de la colonne vertébrale. À tort, ces muscles sont oubliés dans la gestion des douleurs lombaires.

Les muscles de la région lombaire travaillent en synergie afin de permettre des mouvements optimaux, mais aussi offrir une stabilité globale et efficace à la région afin d’éviter l’apparition de douleurs lombaires.

3. Les articulations de la région lombaire

Chaque vertèbre possède 4 articulations, 2 à son niveau supérieur et 2 à son niveau inférieur, nommées articulations postérieures. Ces articulations permettent le mouvement entre chaque vertèbre, et ainsi, offrent la grande amplitude connue de la colonne vertébrale.

Sans la présence du disque intervertébral, le mouvement vertébral ne serait pas possible. En effet, cette structure en forme de coussin se situe entre chaque vertèbre et permet le mouvement en facilitant la flexion, l’extension et la rotation du tronc. Le disque intervertébral amortit également les chocs subis par la colonne vertébrale dans les activités comme la course et les sauts. Il stabilise la colonne vertébrale en offrant une stabilité et aide à répartir les charges et forces qui sont exercées sur elle.

4. Les structures nerveuses de la colonne vertébrale lombaire

En passant par le canal vertébral, la moelle épinière parcourt la colonne vertébrale en son entier. Tout du long de son trajet, des racines émergent de la moelle épinière, sortent à travers des foramens, forment des nerfs et se dirigent vers différentes structures comme les organes internes, les muscles, les bras et les jambes. Les nerfs ont différentes fonctions et l’une d’entre elles est la perception des sensations. C’est la fonction sensitive des nerfs. Ces structures jouent donc un rôle dans la sensation des douleurs, comme celles associées aux douleurs lombaires.

Mal de dos : comment survient-il?

Chacune des structures mentionnées plus haut peut causer des douleurs lombaires. En conséquence, il est essentiel de se faire évaluer par un professionnel de la santé qualifié afin que la cause des douleurs puisse être déterminée de façon précise pour ensuite établir le suivi recommandé. Étant apte à évaluer, diagnostiquer et traiter les conditions neuromusculosquelettiques, le chiropraticien pourrait sans aucun doute faire partie de votre réseau de professionnels en lien avec la gestion de vos douleurs. Avec sa vision globale de la santé, il est non seulement qualifié pour émettre un diagnostic et traiter les conditions chiropratiques, mais il pourra également agir en tant que conseiller sur les saines habitudes de vie à adopter afin de soulager les douleurs, mais aussi éviter leur chronicité et leur récidive.

1. Douleurs lombaires d’origine traumatique

Dans des situations traumatiques, les douleurs au dos peuvent survenir lors d’une chute, d’un accident de voiture ou d’un incident lors de la pratique d’un sport. Dépendamment de ce qui est survenu, toutes les structures peuvent être impliquées dans la sensation de douleur.

2. Douleurs lombaires associées au vieillissement

Dans un contexte de vieillissement, les douleurs au dos peuvent provenir des articulations. En effet, le processus de vieillissement est en lien avec l’apparition d’ostéoarthrose (arthrose) et cette dernière peut être associée à une sensation de douleur.

 

 

De plus, si le degré d’arthrose est important, les racines nerveuses peuvent être comprimées et les disques intervertébraux peuvent développer une hernie discale, ce qui aura comme impact d’atteindre les structures nerveuses et causer des douleurs d’origine neurologique.

3. Douleurs lombaires associées à la grossesse

Pendant la grossesse, le corps de la femme change. Les structures lombaires subissent certains changements :

  • Le gain de poids augmente la charge sur les éléments vertébraux postérieurs
  • Les ligaments deviennent plus laxes en raison du relâchement de la relaxine, une hormone essentielle afin de permettre le mouvement du bassin pour le passage du bébé
  • La prise de volume de l’utérus en raison de la croissance du bébé a un impact sur les muscles abdominaux, principalement les grands droits. Ils s’étirent et leur rôle de support perd de son efficacité. En conséquence, des douleurs lombaires peuvent survenir.

4. Les douleurs lombaires d’origine posturale

Il ne faut pas négliger la posture dans la gestion des douleurs lombaires. Sachant que la plupart du temps, la colonne vertébrale et les articulations devraient fonctionner en position neutre, le fait de ne pas adopter cette posture pourrait causer l’apparition de douleurs. Évidemment, il serait utopique de penser que ce soit possible 100% du temps, mais en mettant en pratique les conseils posturaux de votre chiropraticien, il y a fort à parier que les risques de douleurs lombaires puissent diminuer en fréquence et en intensité. Selon votre situation, il sera en mesure de vous aider avec différentes postures :

5. Douleurs lombaires non associées à des conditions neuromusculosquelettiques

Certains types de douleurs lombaires ne sont pas liés à des conditions neuromusculosquelettiques. Certaines conditions touchant les organes ou d’autres avec des pronostics moins encourageants comme des tumeurs peuvent en faire partie. Ce point met une fois de plus l’emphase sur l’importance de consulter un professionnel de la santé qualifié lorsque les douleurs lombaires apparaissent. Avec son questionnaire étoffé, ses tests physiques, la possibilité de prendre ou non des radiographies (en fonction des résultats de son évaluation) et ses capacités d’analyse en santé neuromusculosquelettique, le chiropraticien sera en mesure de déterminer la cause des douleurs lombaires et s’il ne parvient pas à le faire en respectant son champ d’expertise, il dirigera son patient vers le professionnel de la santé le plus approprié. Sachant que certaines conditions qui donnent des douleurs lombaires ne sont pas d’ordre chiropratique, le chiropraticien sait reconnaître les signes sous-jacents. C’est ainsi que la chiropratique taille sa place dans un système de santé où la collaboration est essentielle!

Comment la chiropratique peut-elle améliorer la qualité de vie des gens aux prises avec des douleurs lombaires

La vision chiropratique est claire : elle vise le maintien d’une santé optimale et d’un bien-être global en veillant au bon fonctionnement du système nerveux de chacun de ses patients. Par ses techniques d’ajustement efficaces et sécuritaires, elle intervient à la source en s’assurant que les articulations vertébrales bougent de façon optimale. Ainsi, la colonne vertébrale se voit libérée des subluxations vertébrales et permet au corps d’exprimer son plein potentiel de santé et diminuer les douleurs lombaires, améliorer les amplitudes de mouvement, favoriser une bonne récupération et limiter les chances de récidives et de chronicité.

Le système nerveux est le système maître du corps humain. Puisqu’il permet le bon fonctionnement de tous les autres systèmes, veillons à ce qu’il fonctionne lui-même de façon optimale!

N’hésitez pas à consulter votre chiropraticien en lien avec vos douleurs lombaires. Avec ses compétences, nul doute qu’il pourra vous aider à retrouver votre énergie habituelle!

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La chiropratique : pour qui et pourquoi?

D’année en année, la place qu’occupe la chiropratique dans la vie des familles québécoises est de plus en plus grande. Notre tendance à orienter nos choix de vie vers des solutions naturelles et le travail acharné de la communauté chiropratique à mettre de l’avant cette belle profession y sont pour beaucoup. Le temps où le chiropraticien était consulté seulement pour un dos barré est maintenant révolu! Laissons place à toutes les possibilités que nous offre le suivi chiropratique. Dans cet article, nous nous pencherons sur les différentes raisons pour lesquelles il pourrait vous être bénéfique de consulter en chiropratique.

La chiropratique et ses fondements

La chiropratique tire ses origines de 2 mots grecs :

1. Kheir, qui fait référence aux « mains »
2. Praktikos, qui fait référence à « faire ou exercer »

C’est donc une profession qui base son traitement sur l’utilisation des mains.

Si vous faites des recherches sur le sujet, vous découvrirez que la chiropratique est une science, un art et une philosophie :

  • La science établit les faits sur la validité de cette profession
  • L’art permet au chiropraticien d’utiliser ses mains de façon exceptionnelle pour traiter son patient
  • La philosophie met la santé globale au premier plan en évitant de focaliser seulement sur le traitement de la douleur

L’objectif principal de la chiropratique est de favoriser la récupération et le maintien de la santé globale. Pour y parvenir, le chiropraticien met l’emphase sur la fonction du système nerveux. Puisque ce dernier assure le fonctionnement de tous les autres systèmes du corps humain, il est en effet primordial qu’il puisse opérer de façon optimale. En effet, ce système maître ne pourrait pas permettre aux systèmes qui dépendent de lui (système respiratoire, système digestif, système circulatoire, système endocrinien) de fonctionner optimalement sans qu’il puisse lui-même le faire, n’est-ce pas?

Pour que le système nerveux puisse fonctionner optimalement, il doit être libre d’interférence afin que son influx puisse circuler aisément partout dans le corps humain et se transmettre d’un système à l’autre.

Pour y parvenir, le chiropraticien s’attarde entre autres aux interférences situées au niveau de la colonne vertébrale. Ces interférences portent le nom de subluxation vertébrale et sont généralement associées à une perte de mouvement vertébral (avec ou sans douleur). Puisqu’à la base, le mouvement vertébral n’est pas très grand, la perte de mouvement n’a pas besoin d’être très grande pour créer une subluxation.

La subluxation peut être causée de différentes façons et engendrer différents symptômes :

Causes physiques :

Causes chimiques (les toxines perturbent l’équilibre chimique et s’accumulent dans le corps, réduisant ainsi sa résistance physique) :

Causes émotionnelles (émotions négatives) :

Symptômes associés (avec sou sans douleur, avec ou sans inflammation) :

Puisque la subluxation peut interférer avec le bon fonctionnement du système nerveux et que la vision chiropratique met l’emphase sur le bien-être global, vous comprenez maintenant qu’elle n’a pas qu’un rôle de soulagement! Lisez bien les prochaines lignes!

La chiropratique : à la fois préventive et curative

Comme mentionné précédemment, la subluxation et la perte de mouvement vertébral ne créent pas nécessairement de douleur. Bien qu’elles soient présentes, leurs conséquences ne sont pas toujours perceptibles et c’est ce qui rend encore certaines personnes perplexes lorsqu’on aborde le sujet d’un suivi chiropratique sans pour autant avoir une douleur quelque part.

En effet, nous avons été “habitué” à intervenir dans les moments où c’était “vraiment nécessaire”, et ce “vraiment nécessaire” a souvent été associé à un état de douleur limitant et dérangeant. Nous avons donc appris à ignorer la douleur, à la tolérer et à vivre avec.

Avec sa vision globale, la chiropratique met de l’avant un mode de pensée axé sur la prévention, le maintien et l’optimisation de la santé. En conséquence, elle ne s’attarde pas juste à la sensation de douleur et aux limitations que celles-ci imposent. C’est ce qui, selon nous, la place dans une classe à part puisqu’elle peut intervenir en amont et non seulement lorsque son patient atteint un état douloureux.

C’est le rôle préventif de la chiropratique, et à notre sens, il est tout aussi important que son rôle curatif.

En bénéficiant d’un suivi chiropratique à titre préventif, les chances qu’une condition douloureuse s’installe deviennent moins présentes et si c’est le cas, leur risque de persistance et de récurrence devient moins grand. Tout le monde y gagne, non? De plus, la prévention met en lumière le côté économique du suivi chiropratique, puisque si le corps est davantage préparé à contrer la récidive et la récurrence, les coûts liés au traitement d’une condition pourraient diminuer eux aussi.

La chiropratique et les conditions douloureuses

Au Québec, le chiropraticien obtient son diplôme après avoir réussi un doctorat de premier cycle en chiropratique. Ce diplôme lui accorde le droit d’évaluer, diagnostiquer et traiter des conditions d’ordre chiropratiques et neuromusculosquelettiques. En conséquence, il peut être judicieux de l’inclure dans votre cercle de professionnels de la santé si vous souffrez de diverses conditions de santé comme celles-ci :

Outre sa capacité à évaluer, diagnostiquer et traiter les conditions d’ordre neuromusculosquelettique, le chiropraticien a une vision globale de la santé et peut donner d’excellents conseils pour améliorer la qualité de vie de ses patients. La pratique chiropratique prône les saines habitudes de vie, donc le chiropraticien pourra, conjointement avec son suivi, aborder différents sujets :

Une vision globale pour soulager, maintenir et prévenir les conditions d’origine neuromusculosquelettique, quoi de mieux pour venir en aide à la communauté?!?!

La chiropratique : une clientèle diversifiée

Les conditions neuromusculosquelettiques peuvent toucher tous les groupes d’âge. En effet, le bébé naissant qui a un torticolis congénital et la personne âgée qui a mal à la hanche sont 2 exemples qui le démontrent clairement. Lorsque la cause est d’origine chiropratique, le suivi chiropratique lui-même est tout indiqué. Il n’y a donc pas d’âge “minimum” ou “limite” pour être suivi en chiropratique. Tant que l’évaluation démontre qu’il s’agit d’une condition traitable en chiropratique, qu’il n’y a pas de contre-indication au traitement et qu’il y a un consentement au suivi proposé, chaque individu peut bénéficier des connaissances et aptitudes du chiropraticien. La chiropratique est vraiment inclusive, n’est-ce pas?

Considérant les vastes possibilités associées au suivi chiropratique, nul doute que vous pourrez en bénéficier!

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Horaire de fou et manque d’énergie : comment survivre à l’appel du divan

Grosse journée au boulot? Pareille comme celle d’hier et sans doute comme celle de demain? Votre travail vous demande beaucoup de temps et d’énergie, assez qu’il n’y a que le divan qui vous appelle lorsque vous rentrez à la maison? Saviez-vous que vous n’êtes pas seul(e) et que, malheureusement, cette routine de vie est néfaste à long terme? Dans cet article, vous découvrirez comment vaincre les horaires de fou et faire en sorte que vos soirées ne soient pas seulement consacrées à dormir sur le fauteuil par manque d’énergie et de vitalité. Finie, l’excuse du divan!

Le divan : un élément clé dans la hausse du taux de sédentarité

La sédentarité se définit par un mode de vie avec un faible taux d’activité physique et souvent associé à de longues périodes passées en position assise (comme devant un ordinateur ou une télévision). Elle est devenue un problème de santé publique important en raison de ses effets néfastes sur la santé. Selon Santé Canada, la sédentarité est associée à un risque accru d’obésité, d’hypertension, de dépression, de problèmes de santé chroniques et de maladies, ainsi qu’à une mortalité prématurée.

Plusieurs facteurs peuvent “expliquer” la sédentarité, mais au final, elle demeure un choix de vie et de priorités. Lorsque nos journées nous épuisent à un point tel que la seule option au retour du travail est de s’endormir sur le divan en écoutant la télévision, il pourrait être intéressant de se demander si ce mode de vie correspond à un besoin réel. Oui, il y a les responsabilités et les factures à payer, mais n’en demeure pas moins que des réajustements peuvent être faits afin de trouver un équilibre de vie qui permette de préserver un état de santé optimal.

Pour contrer les effets de la sédentarité, il est évidemment recommandé d’intégrer des périodes d’activité physique dans la routine quotidienne :

  • Faire des pauses actives au travail
  • Se déplacer à pied ou à vélo au travail
  • Pratiquer un sport de façon régulière
  • S’inscrire à des cours de danse en famille
  • Prendre des marches après le souper

Si la sédentarité représente un enjeu de société, nous sommes conscients que ce ne sont pas ces 5 suggestions (ou plus, puisque les options sont infinies) qui vous feront délaisser le divan en soirée. Nous aborderons donc le sujet sous un angle différent afin de vous faire voir les choses autrement et briser le cycle du métro-boulot-dodo.

Le divan – ou comment détruire une bonne posture

Si les suggestions d’activité physique à inclure dans votre quotidien ne suffisent pas à vous éloigner du divan en soirée, peut-être que vous serez plus interpellés par l’impact que cette posture peut avoir sur votre santé en général.

Premièrement, notez qu’un divan n’offre pas un support adéquat pour permettre une bonne posture :

  • Support insuffisant
  • Surface inégale
  • Positionnement contraignant

Une bonne posture repose sur le fait que la colonne vertébrale demeure en position neutre la majorité du temps. En conséquence, il faut adapter nos activités et nos postures quotidiennes afin de les faire correspondre autant que possible à cet alignement:

Lorsqu’on observe la posture de face :

  • La tête devrait être droite (et non penchée d’un côté ou l’autre)
  • Les épaules devraient être à la même hauteur
  • Il ne devrait pas y avoir de rotation dans les épaules
  • Les hanches et le bassin devraient être à la même hauteur
  • Il ne devrait pas y avoir de rotation dans les hanches et le bassin
  • Les pieds devraient être alignés et à la largeur du bassin

Lorsqu’on observe la posture de côté :

  • La tête devrait être droite et le regard vers l’avant
  • Le conduit auditif devrait être aligné avec les épaules
  • Les courbes vertébrales devraient être dans leur alignement naturel (lordose cervicale, cyphose thoracique, lordose lombaire)
  • En posture debout, les hanches, les genoux et les chevilles devraient être alignés
  • En posture assise, les genoux devraient former un angle de 90° avec les hanches et les pieds

À la lumière de ces informations, vous comprendrez que de passer la soirée sur le divan à regarder la télévision, à jouer à des jeux vidéos ou à avoir le cellulaire en main ne vous permet pas de maintenir une posture de base optimale. Sachez de plus que cette posture peut être liée à l’apparition de différentes conditions :

Évidemment, il n’est pas interdit de s’installer sur le divan pour relaxer! Si ce moment de la journée est important pour vous — ce qui est fort légitime — gardez en tête que votre posture devrait maintenir votre colonne vertébrale en position neutre.

Le divan – ou comment nuire à sa santé globale

Outre les enjeux posturaux, passer de longues heures sur le divan n’optimise pas la santé globale. La plupart du temps, on finit par s’endormir et cette pratique ne contribue pas à un sommeil réparateur.

Puisque le stress lié au travail et à la charge mentale suffit à lui seul pour nuire au sommeil, il serait judicieux d’optimiser la routine du soir en débutant la nuit dans un lit et en évitant les écrans comme méthode d’endormissement.

Le divan – ou comment fuir le changement

Soyons réalistes : la vie d’adulte comporte son lot de défis. Dans une ère où la pression sociale est relativement forte, il peut être difficile de faire des choix qui correspondent à nos besoins. En fait, nous sommes de plus en plus conscients de nos besoins, mais les modèles de perfection qui nous sont proposés semblent tellement inatteignables que le simple fait de passer à l’action devient impensable. Vous vous reconnaissez dans ces situations?

  • Bouger plus
  • Manger plus de protéines
  • Manger moins de sucre raffiné
  • Faire 10 000 pas par jour
  • Boire plus d’eau
  • Couper le vin la semaine
  • Prendre plus de temps pour entretenir ses amitiés
  • Prendre plus de temps pour son couple
  • Prendre plus de temps pour soi
  • Pratiquer le “good enough” dans toutes les sphères de sa vie
  • Agir en pleine conscience, tout le temps
  • Être aligné dans chaque choix
  • Pratiquer le laisser aller
  • Gérer le budget familial de main de maître
  • Faire des collations santé pour les enfants
  • Et surtout… avoir une santé mentale inébranlable

Pas étonnant qu’on prenne la fuite puisqu’il est beaucoup plus confortable de rester dans une habitude qui ne correspond plus à nos besoins que d’aller vers quelque chose de nouveau même si on sait le bienfait qu’on pourrait en retirer.

À notre avis, il est là, le réel enjeu. Il ne réside pas dans nos capacités physiques ou notre niveau d’énergie de fin de journée; il est surtout lié aux choix et aux actions posées pour créer le changement nécessaire. La grande majorité d’entre nous est capable d’intégrer un mode de vie sain dans lequel les soirées ne sont pas consacrées aux écrans ou des activités sédentaires.
C’est pour cette raison que nous avons pensé introduire la notion d’habitude et d’intention afin de vous aider à passer à l’action. Lisez bien ce qui suit!

Délaisser le divan : quand l’intention et l’habitude surpassent la motivation

Avez-vous déjà entendu quelqu’un dire qu’il “fallait” qu’il se motive pour reprendre l’activité physique? Peut-être l’avez-vous déjà dit vous-même. À notre avis, ce n’est pas la motivation qui fera la différence, mais bien l’intention et l’habitude .

En effet, lorsque l’habitude surpasse la motivation, les actions posées deviennent automatiques et ne dépendent plus du niveau de motivation. Il en va de même pour l’intention : lorsqu’elle est réelle, elle facilite l’entrée en action sous toutes ses formes. À long terme, l’habitude et l’intention peuvent être très bénéfiques puisqu’elles permettent des actions posées sur une base régulière qui font partie de votre routine de vie. Elles laissent place à des comportements bien ancrés plutôt qu’à des comportements sporadiques. De plus, cet ancrage est bénéfique puisqu’il élimine les périodes de remise en question et le temps perdu à espérer ou tergiverser.

Voici quelques autres avantages des habitudes :

  1. La stabilité : Elles permettent une structure et ajoutent quelque chose de prévisible, ce qui réduit les remises en question et la prise de décision. Quelle belle façon de gagner du temps dans une journée, n’est-ce pas?
  2. La réduction de l’effort : Les habitudes bien ancrées demandent moins d’effort mental que celles qui découlent d’une motivation non fondée ou sans intention réelle. Elles contribuent donc à un sentiment de légèreté au quotidien.
  3. La répétition et l’ancrage : Les habitudes permettent la répétition d’une action ou d’un comportement. Plus cette action ou ce comportement est répété, plus il est ancré et s’enracine pour laisser place à un automatisme. Finie, la recherche du “timing parfait”!
  4. La persistance : Sans grande surprise, la mise en place d’une habitude permet le maintien d’un comportement dans le long terme.

À vous de choisir celle qui vous permettra d’optimiser votre temps et votre énergie pour éliminer les heures passées sur le divan en fin de journée! Allez hop! Déjouez les statistiques!

 

Sources, telles que consultées le 6 septembre 2024 :

https://www150.statcan.gc.ca/n1/pub/82-003-x/2022010/article/00002-fra.htm

https://sante-infobase.canada.ca/labo-de-donnees/blogue-apcss.html

Prince, S. A., A. Melvin, K. C. Roberts, et coll. 2020. « Sedentary Behaviour Surveillance in Canada: Trends, Challenges and Lessons Learned », International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity, vol. 17, article 34.

Biswas A, P. Oh, G. E. Faulkner, et coll. 2015. « Sedentary Time and Its Association with Risk for Disease Incidence, Mortality, and Hospitalization in Adults: A Systematic Review and Meta-Analysis », Annals of Internal Medicine, vol. 162, no 2, p. 123-132.

Chau, J. Y., A. C. Grunseit, T. Chey, et coll. 2013. « Daily Sitting Time and All-Cause Mortality: A Meta-Analysis », PLOS ONE, vol. 8, no 11, article e80000.

Jingjie, W., L. Yang, Y. Jing, L. Ran, X. Yiqing et N. Zhou. 2022. « Sedentary Time and Its Association with Risk of Cardiovascular Diseases in Adults: An Updated Systematic Review and Meta-Analysis of Observational Studies », BMC Public Health, vol. 22, article 286.

Saunders, T. J., T. McIsaac, K. Douilette, et coll. 2020. « Sedentary Behaviour and Health in Adults: An Overview of Systematic Reviews », Applied Physiology Nutrition and Metabolism, no 10, suppl. 2, p. S197-S217.

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Mal de cou : causes, traitements et recommandations

Le mal de cou (ou cervicalgie) fait partie des causes les plus fréquentes de consultation en chiropratique. Avec les technologies, les jeux d’écran et le travail de bureau, il y a fort à parier que chacun d’entre nous expérimentera un épisode de douleur au cou au moins une fois dans sa vie et que ce dernier surviendra probablement plus tôt comparé aux décennies précédentes. Dans cet article, vous découvrirez les causes communes associées au mal de cou et avec les recommandations qui vous seront partagées, gageons que vous serez outillés pour espacer les prochains incidents douloureux!

Le cou : structures anatomiques et système nerveux

La région du cou est d’une importance capitale dans le corps humain. Il joue différents rôles, tout aussi fondamentaux les uns que les autres :

1. Rôle de support

Le cou supporte et stabilise la tête.

2. Rôle de mobilité

En plus de son rôle de support et de stabilisation, le cou permet le mouvement de la tête :

  • Flexion
  • Extension
  • Flexion latérale
  • Rotation

Les mouvements du cou, comme tous ceux de la colonne vertébrale, sont rendus possibles grâce à la présence d’articulations situées au niveau des vertèbres. L’amplitude de mouvement sera déterminée en fonction de l’orientation et de la configuration de ces articulations.

3. Rôle de protection

Les différentes parties du cou permettent de protéger des structures importantes comme la trachée, l’œsophage, les vaisseaux sanguins et les nerfs. La trachée et l’œsophage se rendent dans le thorax alors que les vaisseaux sanguins et les nerfs prennent différentes directions en fonction de leurs rôles respectifs.

Le défilé thoracique est une région située à la base du cou. Il permet le passage de vaisseaux et de nerfs entre le muscle sternocléidomastoïdien et la première côte. Ces vaisseaux et ces nerfs se dirigent dans le bras et permettent la circulation sanguine ainsi que les fonctions nerveuses du membre supérieur.

4. Rôle de transmission de l’information nerveuse

La moelle épinière se situe à l’intérieur du canal vertébral. Elle permet la transmission de l’information nerveuse entre le cerveau et le reste du corps humain. Comme mentionné précédemment, elle doit être protégée puisque les structures nerveuses sont très fragiles. En conséquence, les vertèbres cervicales forment un canal qui laisse passer la moelle épinière et permettent une transmission optimale de l’information nerveuse.

5. Rôle facilitant l’expression et la communication

Les muscles du cou ainsi que différentes structures comme les cordes vocales permettent la production de la voix et les mouvements liés à la parole. Ce n’est pas à négliger!

Douleurs cervicales : 4 causes communes

Plusieurs causes peuvent être associées à l’apparition d’une douleur cervicale et c’est en partie ce qui fait de cette condition l’une des plus rencontrées en chiropratique. Plusieurs structures ayant une origine et une fonction différente sont présentes dans la région du cou et en conséquence, elles peuvent toutes jouer dans l’apparition d’une condition douloureuse à cet endroit.

Douleur cervicale d’origine posturale

Il n’y a plus de doute quant à l’importance de la posture sur la santé globale et optimale. Une mauvaise posture influence nécessairement le corps en entier puisque des déséquilibres se créent et des compensations s’installent. Le corps a cette capacité de s’adapter afin d’éviter l’apparition de douleur, mais cette adaptation devient parfois impossible et c’est à ce moment que les conditions apparaissent.

Le travail de bureau est sans aucun doute l’un des facteurs clés dans l’apparition de douleurs au cou d’origine posturale. Avec le travail à la maison, les postes de travail ont dû être adaptés afin de limiter le stress au niveau de la colonne vertébrale. Ce n’est pas évident d’être bien installé. En conséquence, l’alignement du haut du corps avec l’écran et l’ajustement de la chaise par rapport au bureau ne sont pas toujours optimaux, ce qui influence la posture générale. Des douleurs au cou, au dos et aux coudes sont souvent rencontrées chez nos patients qui travaillent à l’ordinateur.

La posture de sommeil est également liée à l’apparition de douleurs cervicales. La posture de sommeil idéale est celle où la colonne vertébrale est au neutre, c’est-à-dire sur le côté ou sur le dos avec un oreiller qui laisse la tête au neutre et un autre entre les genoux ou sous les genoux pour que la colonne vertébrale lombaire et le bassin soient stables.

La posture avec le cellulaire peut provoquer des douleurs cervicales et c’est ce que l’on appelle le syndrome du cou texto. Lorsqu’on utilise le téléphone cellulaire, le cou a tendance à se fléchir, ce qui déplace le centre de gravité de la tête et crée un stress au niveau des éléments cervicaux postérieurs qui tentent de supporter son poids. Il n’en faut pas moins pour créer des douleurs au cou.

Douleur cervicale d’origine articulaire (subluxation, facettaire, arthrose…)

La douleur au cou peut être causée par une condition articulaire. Souvent, elle sera associée à une douleur au mouvement, ce qui peut même diminuer les amplitudes de mouvement.

La subluxation vertébrale se caractérise elle-même par une diminution du mouvement vertébral. En d’autres mots, la vertèbre perd de sa capacité à bouger normalement. La subluxation peut être associée ou non à une douleur et elle est détectée lorsque le chiropraticien effectue une palpation de la région. Différentes causes sont en lien avec l’apparition de la subluxation (causes physiques, causes chimiques, causes émotionnelles). L’ajustement vertébral sera alors très utile afin d’aider la région du cou à retrouver ses amplitudes optimales.

L’arthrose, l’irritation facettaire et l’arthrite sont également des conditions qui ciblent les articulations et qui peuvent être à l’origine de douleurs au cou.

Douleur cervicale d’origine traumatique (whiplash, chute)

Il est normal qu’un traumatisme soit lié à l’apparition d’une douleur. Dans un cas comme un accident de voiture (ex.: le whiplash) ou une chute, la colonne vertébrale absorbe un impact de plus ou moins grande force et les structures cervicales réagissent afin de limiter la douleur. En conséquence, l’équilibre général de la région est atteint et la compensation peut mener à l’apparition de la douleur au cou.

Douleur cervicale d’origine discale

Le disque intervertébral sert principalement à amortir les chocs et participer au mouvement vertébral. S’il contribue au mouvement, il a un rôle articulaire. Nous aurions donc pu classer cette catégorie avec les douleurs cervicales d’origine articulaire.

Dans un contexte d’arthrose vertébrale, les fonctions du disque peuvent être compromises puisque ce dernier perd de ses propriétés. Sa vascularisation diminue et sa capacité à se régénérer ralentit. Sa hauteur diminue, ses insertions sur la vertèbre deviennent irrégulières et son rôle d’amortisseur devient moins présent. La douleur peut alors s’installer.

Dans un contexte traumatique, le disque peut se rompre et créer une hernie discale. Le résultat de la hernie est que le noyau du disque intervertébral fuit à travers son anneau fibreux. En conséquence, la hernie peut comprimer la moelle épinière et être à l’origine de douleur au cou. Dans certains cas, la hernie peut causer des engourdissements dans la région du bras et de la main puisque certaines racines nerveuses peuvent être comprimées également.

Douleur cervicale : comment prévenir

La prévention demeure sans aucun doute un élément clé dans le maintien d’une santé globale et optimale. Sachant que plusieurs causes associées au mal de cou sont en lien avec les habitudes de vie, une partie des douleurs pourrait facilement être évitée (ou limitée) en mettant de l’avant de saines pratiques au quotidien. Penser à maintenir une posture neutre le plus souvent possible, travailler avec le bon équipement et penser à la sécurité ne sont que quelques exemples qui prônent la prévention.

En ayant comme objectif d’aider son patient dans l’atteinte d’un état de santé global, le chiropraticien porte lui-même une attention particulière aux éléments à mettre en pratique afin de vivre de façon optimale. Ses connaissances vous permettront sans aucun doute d’améliorer votre condition et faire en sorte d’éviter une récidive par le biais d’une éducation axée sur le bien-être général.

N’hésitez pas à le consulter!

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Sports et blessures : comprenez les risques associés à la pratique de votre sport

Que vous soyez débutant ou de niveau professionnel, la pratique de votre sport vous expose nécessairement à un risque de blessure. Certains facteurs sont prédisposants et il est important de les connaître pour minimiser les chances de blessures et demeurer à son plein potentiel de santé et de performance. Puisqu’il n’y a pas que la technique qui est garante de la réussite d’un sport, voici comment vous pourriez maximiser vos résultats à long terme et de façon sécuritaire. Bonne lecture!

Les blessures sportives : facteurs de risque

Les blessures sportives peuvent être influencées par une multitude de facteurs. Ils peuvent être indépendants les uns des autres, mais ils sont parfois interreliés et c’est ce qui peut complexifier le processus de compréhension et ultimement, la guérison. Voyons lesquels sont souvent impliqués :

1. Niveau de compétence

Le niveau de compétence et/ou de compréhension d’un sport influence généralement les résultats. Au-delà de la réussite, il peut aussi être associé à un risque de blessure plus élevé.

En effet, en tant que débutant, la maîtrise de la technique n’est pas toujours optimale et en conséquence, il peut arriver que des blessures s’installent en raison d’un mouvement mal exécuté ou d’une technique inappropriée :

  • Un joueur de golf qui se blesse au dos en raison d’un élan mal exécuté
  • Un gardien de but qui se blesse à l’aine ou la hanche en faisant un déplacement latéral sans avoir développé sa souplesse
  • Un coureur qui développe une douleur au genou alors qu’il ne connaît pas parfaitement la technique à utiliser.

Au niveau professionnel, les risques sont présents également, mais pas nécessairement en lien avec la mauvaise technique ou l’incompréhension des mouvements à exécuter. Ils sont plutôt associés à la surutilisation :

  • Un coureur qui subit une fracture de stress en lien avec un sport pratiqué de façon intensive et prolongée.
  • Un nageur qui se blesse à l’épaule en raison des mouvements répétitifs de grande amplitude exigés par son sport.
  • Un joueur de tennis professionnel qui se blesse le coude par surutilisation.

2. Type de sport

La course et le football ne sont pas associés aux mêmes types de blessures. En effet, certaines catégories de sports vont causer des blessures très peu probables dans d’autres disciplines :

  • Sports de contact : les sports comme le rugby, le football et le hockey ont un risque plus élevé de blessures dues aux contacts physiques. Les fractures traumatiques et les commotions cérébrales sont plus probables que chez les gens qui pratiquent un sport comme le golf, par exemple.
  • Sports d’impact : les sports comme la course à pied peuvent entraîner des blessures en lien avec le stress imposé aux articulations en raison des impacts répétitifs. Dans ce cas précis, le pied, la cheville, le genou, la hanche et le bas du dos peuvent être impliqués. Les fractures de stress demeurent un des types des blessures les plus fréquentes pour les coureurs. De plus, les mouvements répétitifs peuvent être à l’origine de certaines atteintes musculaires comme les tendinites et le syndrome fémoropatellaire.
  • Sports avec mouvements répétitifs : Le tennis est l’exemple parfait de mouvement répétitif causant des atteintes musculaires et articulaires. En effet, le mouvement effectué avec le bras pour frapper la balle peut être à l’origine d’une épicondylite (tendinite).

3. Technique

La base pour pratiquer un sport de façon sécuritaire et optimale demeure toujours la méthode d’exécution. Si plusieurs utilisent l’improvisation au moment de débuter un sport, n’en demeure pas moins que les risques de blessures sont plus importants lorsque les mouvements ne sont pas exécutés optimalement. Informez-vous avant de débuter!

Une mauvaise technique influence la posture négativement. En conséquence, l’équilibre et les forces du corps ne sont pas utilisés adéquatement. À long terme, un stress s’accumule sur les os, muscles, tendons, ligaments et articulations, ce qui provoque de blessures qui auraient peut-être pu être évitées.

4. Condition de santé générale

Une santé optimale permet au corps humain d’exprimer son plein potentiel en tout temps. Lorsque le système nerveux fonctionne optimalement, tous les autres systèmes du corps humain fonctionnent optimalement aussi. En conséquence, on est plus alerte, on a une meilleure concentration et on réagit plus facilement. De plus, en cas de blessure, le corps a une meilleure capacité à retrouver son équilibre général (homéostasie). En consultant un chiropraticien, vous pourriez bénéficier des compétences d’un professionnel de la santé pour qui le système neuromusculosquelettique n’a pas de secrets et ainsi faire en sorte de pratiquer votre sport de façon sécuritaire et optimale.

Des conditions spécifiques peuvent influencer la pratique d’un sport. En conséquence, il faut parfois adapter son jeu afin d’éviter les risques de blessures. Encore une fois, aller chercher des conseils chez les experts pourrait faire toute la différence entre la poursuite ou l’arrêt d’un sport. Il ne faut pas baisser les bras trop vite!

5. Équipement

Tout comme l’état de santé et la technique utilisée, le choix d’équipement est primordial dans la pratique d’un sport.

  • Un équipement de qualité : Courir avec des chaussures qui n’offrent pas un soutien adéquat au pied et à la cheville rend la pratique de ce sport plus risquée. Il en va de même pour le choix de la longueur du bâton au hockey ou au golf. Les conseils d’experts demeurent essentiels afin de permettre au sportif de jouer (ou performer) de façon sécuritaire.
  • Un équipement complet : Un sport pratiqué sans équipement de protection rend le sportif à risque de blessure, donc il n’y a pas que la qualité qui importe. Le manque de protection peut mener à des blessures importantes! Pensez au joueur de hockey qui n’a pas de casque, de plastron ou de protection au cou. Il aura beau avoir la meilleure technique au monde, il ne sera pas moins à risque de recevoir une rondelle à la poitrine et n’est pas à l’abri des mises en échec qui pourraient le faire tomber sur la tête.

6. L’état mental (surmenage, stress)

Les sportifs de haut niveau vivent souvent des périodes de grand stress avant, pendant et même après les compétitions. Il faut être bien entouré afin de composer avec les exigences du sport professionnel. À un niveau non compétitif, les stress et la fatigue du quotidien peuvent influencer eux aussi les performances sportives et augmenter les risques de blessures. Le manque de concentration en général, peu importe ce qui le cause, est directement lié à l’apparition de blessures.

Règle générale, avoir un bon sommeil et des habitudes de vie axées sur le bien-être global contribuent au maintien d’un état d’esprit sain. Y aviez-vous pensé?

7. L’environnement

La pratique d’un sport peut être influencée par les différents éléments environnementaux :

  • Dans certains sports, la pluie ou le froid et la chaleur intenses augmentent le risque de blessures. Il faut être prévoyant lorsque vient le temps de pratiquer son activité. La météo telle que nous la connaissons actuellement n’est pas la plus stable, donc mieux vaut prévenir les engelures, les chutes et la déshydratation avant de débuter!
  • Les surfaces de jeu mal entretenues et les terrains accidentés augmentent les risques de blessures. Raison de plus de consulter en chiropratique afin que votre professionnel aide votre système nerveux et votre corps entier à fonctionner de façon optimale. Vous serez donc plus alertes et réagirez plus facilement aux éléments imprévus!

L’éducation, la sécurité, la connaissance de soi et la prévention sont essentielles dans la pratique d’un sport afin de minimiser les risques de blessures. Soyez vigilants et surtout… informez-vous!

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Votre temps est précieux, cessez de vous le faire voler!

Le temps est une ressource précieuse. Une fois passé, il nous est impossible de le récupérer. Faire des choix judicieux, vivre le moment présent et le consacrer aux personnes et aux choses qui comptent réellement pour nous devient de plus en plus évident lorsqu’on en prend conscience. Une façon de mettre cette vision de la vie est d’identifier les voleurs de temps afin d’optimiser nos actions pour profiter au maximum des moments qui se présentent à nous. Dans cet article, nous mettrons en lumière les voleurs de temps les plus souvent rencontrés et gageons qu’à la fin de votre lecture, vous serez mieux outillés pour les reconnaître et pourrez profiter au maximum de chaque moment qui s’offre à vous!

Une journée de 24 heures, ça passe vite!

C’est un fait : il n’y a que 24 heures dans une journée. Après le temps consacré au sommeil, près du tiers de cette journée est passé. Sachant qu’une grande majorité des individus fonctionne sur un horaire de travail d’environ 8 heures par jour, il n’en reste que 8 autres pour faire en sorte de vivre pleinement tout en répondant aux obligations et responsabilités faisant partie du quotidien. Comment faire pour que tout s’amalgame de façon harmonieuse? Évidemment, tout part de soi (gestion interne), mais parfois, certains impondérables influencent le déroulement de la journée (éléments externes). Voyons voir comment les reconnaître et s’ajuster en conséquence.

Les voleurs de temps internes

Puisque le temps est précieux, mieux vaut mettre son énergie à l’utiliser de façon judicieuse. Lorsqu’on parle de voleurs de temps internes, il faut penser à tout ce qui est influencé par notre propre comportement. Voici les voleurs de temps internes les plus fréquents :

1. La procrastination

La procrastination consiste à remettre à plus tard des tâches ou des décisions (importantes ou non). Ce comportement peut être conscient ou non et est souvent suscité par différents facteurs :

La peur de l’échec
La peur de ne pas réussir peut être assez grande pour repousser une tâche ou une action. La clé de la réussite pour passer par-dessus cette peur réside dans la mise en action de petites tâches plutôt que de voir tout ce qui doit être fait dans sa globalité. Chaque petite tâche est aussi importante que le résultat final et c’est ce qui permet d’avancer plus rapidement pour finalement “gagner” du temps.

Le mental est fort et nous joue parfois des tours; la prise de conscience de cette peur de l’échec représente en soi une victoire interne afin d’optimiser son temps, bien sûr, mais aussi pour être aligné sur soi de façon consciente et continuelle.

2. Le manque de motivation

Laisser les vêtements propres dans le panier à linge ou remettre le lavage de la vaisselle à plus tard n’a jamais tué personne. D’un autre côté, chercher des vêtements propres (et fripés) partout dans la maison ou fouiller dans le fond de l’évier pour laver le chaudron manquant n’optimise pas nécessairement le temps, n’est-ce pas?

Il n’y a pas de doute que les tâches ennuyeuses ou moins intéressantes sont repoussantes. Nous ne pouvons pas y échapper, donc mieux vaut se fixer des objectifs réalistes afin de passer à l’action. Laver toutes les fenêtres de la maison en une seule journée peut sembler essoufflant avant même de commencer et si c’est le cas, il peut être intéressant de diviser la tâche. À vous de voir ce qui vous convient le mieux! Soyez indulgents, donnez-vous le droit d’essayer et permettez-vous d’ajuster votre gestion au besoin.

Avez-vous pensé vous récompenser après l’accomplissement des tâches moins intéressantes? C’est peut-être l’élément qu’il vous faudrait afin de vous motiver à passer à l’action!

3. L’absence de planification

La planification restera toujours un élément clé dans la gestion du temps et l’accomplissement de n’importe quelle tâche. Elle peut même être en lien avec tous les autres voleurs de temps internes dans le sens où si elle n’est pas mise en place, on peut facilement repousser la mise en action par peur d’échouer ou par manque de motivation, par exemple. La planification permet d’avoir une image claire de ce qui doit être fait et en conséquence, apaise les émotions négatives en lien avec la mise en action.

La meilleure façon de planifier est de décortiquer ce qui doit être fait en étapes simples et garder en tête que lorsque tout est aligné, le temps devient de plus en plus disponible pour tout ce qui nous tient vraiment à cœur!

4. La fatigue et le stress

Comment penser à gérer le temps de façon efficiente alors que le stress et la fatigue influencent notre comportement?

Une bonne hygiène de vie est essentielle afin d’avoir les idées claires et rester aligné. Il est capital que certains éléments soient présents au quotidien afin d’optimiser sa qualité de vie et par la bande, sa gestion du temps :

Pensez à tout ce qui vous sera accessible en mettant en place ces éléments : meilleur focus, meilleur état d’esprit, meilleure santé et meilleure gestion du temps!

5. Les distractions

Qu’elles soient numériques ou liées à votre environnement, les distractions détournent généralement l’attention des tâches qui doivent être faites, surtout si ces dernières ne sont pas les plus intéressantes.

Nous le répétons, le mental est excellent pour jouer des tours et il n’hésitera pas à détourner l’attention vers la fuite ou l’évitement. Il est crucial d’apprendre à le déjouer malgré que cela représente un combat quotidien!

L’exemple le plus facile à mettre à l’avant est l’utilisation du téléphone intelligent. Avez-vous déjà pris le temps de calculer combien de temps son écran est allumé? Vous pourriez être surpris, et pas nécessairement positivement! Le cumul de tous les petits moments dans une journée peut facilement se terminer en plusieurs heures d’utilisation au bout de 24 heures.

De plus, l’utilisation du cellulaire peut être à l’origine de douleurs qui, en bout de piste, pourraient elles aussi vous limiter au quotidien.

La clé : mettez-vous des balises et respectez-les! Vous serez surpris de voir à quel point vous pourrez libérer un temps fou pour vous réaliser dans les autres sphères de votre vie! Certaines applications pourraient vous être grandement utiles à ce sujet!

Les voleurs de temps externes

La gestion (optimisation) du temps n’est pas seulement influencée par notre propre comportement. En effet, des éléments externes sur lesquels nous n’avons pas toujours un contrôle ont un impact sur le déroulement du quotidien. Il faut savoir les reconnaître, les accepter et s’ajuster en conséquence, surtout en milieu de travail.

1. Les retards et l’attente

Devoir attendre après un collègue (ou un ami/parent) peut être frustrant. Sans pouvoir contrôler leur comportement, utilisez votre temps d’attente à bon escient en effectuant des tâches courtes et qui ne nécessitent pas une concentration trop importante. Évidemment, n’hésitez pas à mentionner l’importance que vous portez à la ponctualité afin d’éviter que ce retard se reproduise à l’avenir!

2. Les problèmes techniques

La technologie a révolutionné notre vie, certes, mais nous ne sommes pas à l’abri de pannes de systèmes ou d’une mauvaise connexion internet. La meilleure chose à faire afin d’éviter ce genre de situation est de s’assurer de faire un entretien régulier des systèmes utilisés. Cela n’élimine pas à 100% les bogues informatiques, mais il s’agit tout de même d’une excellente façon de mettre toutes les chances du bon côté!

3. Un environnement bruyant

Ce n’est pas donné à tout le monde de garder une bonne concentration dans un environnement bruyant. Avez-vous déjà pensé utiliser des bouchons ou des écouteurs à bruit blanc? Il pourrait être judicieux de conjuguer les moments les moins bruyants avec les tâches nécessitant une plus grande concentration afin d’optimiser votre temps, que ce soit au travail ou à la maison.

4. Les notifications et les alertes

Bien que les technologies aient révolutionné notre monde, elles peuvent parfois avoir un impact négatif sur la gestion du temps. Puisqu’il est prouvé qu’interrompre une tâche est contreproductif, agir afin d’éviter les coupures serait judicieux. Les notifications de réseaux sociaux, les textos et courriels non essentiels auraient tout avantage à être mis en sourdine le temps que les tâches importantes soient effectuées!

Bien plus qu’une question de temps, les voleurs de temps impactent la productivité au travail. Il ne tient qu’à vous d’établir des objectifs clairs, de décomposer vos tâches, d’utiliser des techniques de gestion du temps, d’éliminer les distractions et d’aller chercher un soutien au besoin afin que vous puissiez vivre de façon optimale, autant dans votre vie personnelle qu’au travail.

Nous sommes curieux, quels sont les voleurs de temps les plus présents dans votre quotidien?

 

Sources, telles que consultées le 28 juillet 2024 :

https://www150.statcan.gc.ca/t1/tbl1/fr/tv.action?pid=4510001401

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Les fractures : quelles sont les causes les plus communes?

Rares sont ceux qui ne connaissent pas quelqu’un qui a déjà eu une fracture. La témérité des enfants, les sports de contact, la surutilisation chez les athlètes ou les facteurs liés à diverses conditions de santé ne sont que quelques exemples qui démontrent à quel point les fractures sont relativement communes. Dans cet article, vous comprendrez de quoi est constitué un os et quel est le processus de guérison derrière la fracture osseuse. De plus, nous mettrons en lumière différents types de fractures en fonction de l’âge, la maturité osseuse et certains diagnostics prédisposants.

Pour commencer : bien comprendre la composition osseuse

Le squelette humain est composé de plus de 200 os. Certains sont plats alors que d’autres sont tubulaires. Peu importe leur forme, la composition de base des os reste sensiblement la même et leur fonction globale aussi :

  1. Donner la forme au corps humain
  2. Protéger les organes internes
  3. Fabrication des cellules sanguines (globules blancs, globules rouges, plaquettes) via la moelle osseuse contenue dans les os longs et plats (comme le sternum et la hanche)

La composition des os peut se diviser en 2 :

  1. La région périphérique, le cortex, qui est dense et confère la rigidité à l’os. En présence d’une fracture, le cortex se voit interrompu. Nous y reviendrons plus loin lorsqu’il sera question du suivi et de la guérison de la fracture.
  2. La région interne, l’os trabéculaire, qui est moins dense que le cortex. Cette région participe tout de même à la résistance osseuse et lorsque sa densité diminue, le risque de fracture augmente.

L’os est évidemment entouré de nerfs et de vaisseaux sanguins.

Un système osseux fort : d’une importance capitale

C’est un fait : la densité osseuse joue un rôle primordial dans la capacité du système squelettique à remplir son rôle de protection. Plusieurs facteurs influencent la densité osseuse, mais les principaux sont en lien avec le calcium puisque ce minéral est un constituant essentiel dans la composition de l’os (d’autres minéraux ainsi que la vitamine D sont également essentiels à cette composition). En conséquence, il participe à sa solidité et à sa rigidité. Un apport quotidien en calcium est donc essentiel afin d’aider le corps à optimiser son rôle au sein du squelette humain.

L’os est en continuel remodelage. C’est un processus normal et c’est ce qui lui permet de maintenir une densité et une forme adéquates au fil du temps. Avec l’âge (à partir de 30 ans environ), ce processus ralentit, ce qui résulte en une diminution de la densité osseuse. Lorsque la densité diminue à un certain niveau, il est question d’ostéoporose et cette condition est associée à un risque plus élevé de fracture puisque l’os est moins dense. Selon Statistique Canada, en 2019-2020, il y a eu 665 fractures liées à l’ostéoporose pour 100 000 Canadiens âgés de 40 ans et plus.

Les fractures : différents mécanismes, différentes conditions

1. Les fractures en fonction de l’âge

Le squelette de l’enfant n’est pas mature. De façon imagée, l’os est considéré plus “mou” que celui de l’adulte, ce qui augmente le risque de fracture par rapport à un squelette à pleine densité.

Comme mentionné précédemment, la densité osseuse diminue avec l’âge. Lorsque la densité diminue (ostéoporose), l’os devient moins “fort” et moins résistant aux chutes et impacts potentiels. En conséquence, les fractures augmentent chez les personnes du bel âge.

Entre l’enfance et le bel âge, la densité osseuse est à son maximum, ce qui rend l’os plus résistant et donc moins à risque de fracture. Évidemment, même si un os est dense et fort, il n’est pas à l’abri de traumatisme qui puisse mener à une fracture.

2. La fracture de stress

Les sportifs tels les coureurs sont à risque de fracture de stress. En effet, ce type de fracture est associé à la surutilisation (stress répétitif) et les impacts répétés au niveau des structures osseuses du pied lors de la pratique de la course.

3. La fracture d’ordre traumatique

Les traumatismes sont associés aux fractures. L’allure de la fracture sera directement liée à la direction et la force de l’impact sur l’os.

4. Les facteurs de risque associés aux fractures

Certaines conditions de santé/habitudes de vie ont un impact sur la qualité de l’os et peuvent augmenter les risques de fractures :

  • Différents types de cancers ciblant les os (primaires ou secondaires)
  • Maladie de Paget
  • Tabagisme
  • Corticothérapie
  • Carence en vitamine D
  • Immobilisation prolongée
  • Certaines infections
  • Manque d’apport en calcium

La fracture, son suivi et sa guérison

Le corps humain a la capacité de permettre à l’os fracturé de se guérir en mettant en place un processus de réparation précis (évidemment, toute fracture doit être adressée au domaine médical afin de permettre un suivi approprié de la condition).

Dès la fracture, un hématome se crée afin d’augmenter la circulation sanguine dans la région touchée et débuter le processus de guérison (comme n’importe quelle blessure). La première étape sera de créer un cal primaire pour stabiliser la région. Par la suite, le cal change et se constitue principalement des mêmes cellules qu’un os non blessé, ce qu’on appelle le cal osseux. Une fois le cal osseux formé, l’os est nouvellement formé et la guérison est complétée. Dépendamment du type de fracture (localisation et gravité), l’immobilisation de la région touchée fait partie du processus de guérison afin de permettre un remodelage se rapprochant le plus possible de l’os initial. La guérison aura passé par les étapes d’inflammation, de réparation et de remodelage.

Le temps de guérison associé à une fracture varie évidemment en fonction de plusieurs facteurs (clientèle touchée, type de fracture, localisation, etc.), mais en général il faut compter 6 à 8 semaines afin que le cal osseux soit complet.

La radiographie est le moyen privilégié afin d’observer une interruption au niveau du cortex osseux, et potentiellement, une fracture. La gestion de cette condition doit être orientée en médecine afin que le suivi approprié soit effectué.

Puisqu’au Québec, le chiropraticien est parmi les seuls professionnels de la santé à pouvoir prescrire, prendre et analyser des radiographies de l’appareil locomoteur dans son intégralité, cet atout le positionne une fois de plus au haut de la liste en termes de compétences et d’accessibilité afin d’orienter son patient vers le professionnel de la santé le plus adapté à son besoin lorsqu’il sera en présence d’une interruption au niveau du cortex osseux. Une corde de plus à son arc!

 

Sources, telles que consultées le 14 juillet 2024 :

https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/publications/maladies-et-affections/ecart-soins-osteoporose-fractures-connexes-canada-2021.html

https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/rapports-publications/promotion-sante-prevention-maladies-chroniques-canada-recherche-politiques-pratiques/vol-43-no-2-2023/blessures-enfants-jeunes-canadiens-analyse-enquete-canadienne-sante-enfants-jeunes-2019.html

https://www.merckmanuals.com/fr-ca/accueil/troubles-osseux,-articulaires-et-musculaires/biologie-du-syst%C3%A8me-musculosquelettique/os

https://www.msdmanuals.com/fr/accueil/l%C3%A9sions-et-intoxications/fractures/pr%C3%A9sentation-des-fractures

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Nerf coincé et déplacé : mythe ou réalité?

Vous est-il déjà arrivé de ressentir un pincement au cou sans raison? Avez-vous déjà eu un blocage à l’omoplate? Souvent, on pense qu’un nerf coincé ou déplacé peut être à l’origine de la limitation de mouvement et des douleurs ressenties. Comme s’il tirait sur quelque chose et empêchait le reste de bouger. Plusieurs structures anatomiques peuvent être en cause dans des conditions semblables et le nerf coincé n’est pas, pour la grande majorité des cas, à l’origine de ces douleurs et ces limitations de mouvement. Cet article vous aidera à comprendre ce qu’est réellement un nerf coincé et mettra en lumière les causes possibles de blocage au cou, à l’omoplate et au dos.

Le nerf : anatomie

Revenons à la base. Le nerf est une composante du système nerveux. Émergeant de la base du cerveau, la moelle épinière se dirige dans un espace prévu à cet effet dans la colonne vertébrale et de là se forment les nerfs qui se dirigent partout dans le corps humain.

Le nerf peut avoir différentes fonctions :

  • Transmission de l’information entre les différents systèmes du corps humain
  • Contraction musculaire (rôle moteur)
  • Réaction à la douleur (rôle sensitif)
  • Gestion des fonctions cardiaques et digestives
  • Contrôle du mécanisme de défense face à une menace

Sans un système nerveux efficace (y compris les nerfs), le cœur ne peut pas battre, la digestion ne peut pas se faire et les articulations ne peuvent pas bouger.

Vous le savez, le système nerveux est complexe. C’est ce qui fait de lui le système maître du corps humain puisqu’il contrôle tous les autres systèmes.

Le nerf qui émerge de la colonne vertébrale, peu importe sa fonction, n’est pas “libre” dans le corps humain. Il ne bouge pas librement. Il est fixe en raison de plusieurs tissus qui le stabilisent. En conséquence, et contrairement à certaines croyances, il ne se déplace pas et n’est pas mobile. Évidemment, il suit le mouvement créé par un membre, mais à l’intérieur du membre lui-même, il est fixe.

Pensez-y : le nerf est une structure très petite et très fragile. Il serait utopique de penser qu’il puisse se déplacer sans conséquence directe sur sa fonction. D’ailleurs, il en va de même pour toutes les structures du corps humain. Chaque chose à sa place!

Le nerf déplacé : si ce n’est pas possible, c’est quoi alors?

Plusieurs causes peuvent être à l’origine d’une douleur. Elles ne seront pas toutes passées en revue, mais nous vous listerons celles qui sont réellement associées à ce qui nous est rapporté comme étant une sensation de nerf pincé ou déplacé.

1. Irritation facettaire

Chaque vertèbre compte 4 facettes (processus articulaires). Ces facettes sont les surfaces articulaires qui permettent le mouvement vertébral. Il y a 2 facettes au niveau supérieur et 2 facettes au niveau inférieur. Le corps ayant une excellente capacité d’adaptation et de modulation, il est fréquent que la colonne vertébrale compense un stress (ex.: mauvaise posture de travail, mauvaise posture de sommeil). Le résultat est qu’une diminution de l’amplitude de mouvement s’installe au niveau du cou afin d’éviter l’apparition de douleur. En conséquence, un mouvement qui excède la capacité du corps donnera l’impression d’un pincement relativement aigu pour signifier la présence du problème et ainsi éviter d’aller plus loin dans le mouvement. S’ajoutent à cette perte de mouvement l’inflammation et les tensions musculaires. L’irritation facettaire peut se trouver à n’importe quel niveau vertébral.

2. Subluxation vertébrale

La subluxation vertébrale est elle aussi associée à une perte de mouvement articulaire. Elle se présente à la suite d’un stress subi par le corps. 3 types de stress peuvent être associés à l’apparition d’une subluxation vertébrale :

  • Stress physique
  • Stress chimique
  • Stress émotionnel

La présence de subluxation vertébrale se traduit par une perte de mouvement lors de la palpation de la colonne vertébrale par le chiropraticien et peut être ressentie comme un pincement au mouvement. Au cou comme au dos, la sensation reste sensiblement la même.

Le traitement de la subluxation vertébrale joue un facteur clé dans le rôle du chiropraticien puisque c’est avec les ajustements vertébraux qu’il permet le bon mouvement articulaire, aide au fonctionnement optimal du système nerveux et permet au corps d’exprimer son plein potentiel de santé.

3. Hernie discale

La hernie discale est un problème du disque intervertébral. Les symptômes sont très variables et dépendent de la gravité et de la localisation de la hernie.

La hernie discale est un déplacement du matériel à l’intérieur du disque, qui déforme celui-ci. Les disques sont de petits coussins situés entre chacune des vertèbres. Ils servent d’amortisseurs lors des chocs (marche, course, saut) et des mouvements de la colonne vertébrale (se pencher vers l’avant, faire une rotation). À l’intérieur du disque, on retrouve un liquide gélatineux, le noyau, qui se déplace selon les mouvements du corps. Un anneau de fibres retient le contenu du disque. Lorsque cet anneau se fissure (assèchement, traumatisme, mouvements répétés), le noyau se faufile à l’extérieur du disque et peut venir comprimer une ou des structures environnantes comme la moelle épinière ou les racines nerveuses. C’est donc ce que l’on appelle une hernie discale et c’est principalement de ce seul cas que l’on peut dire qu’un nerf est pincé ou coincé (comprimé). Comme pour la subluxation et l’irritation facettaire, la hernie discale peut se retrouver à chaque niveau intervertébral où un disque est présent.

Comme la hernie discale, d’autres conditions peuvent amener une compression sur un nerf :

Un syndrome vient généralement avec plusieurs signes et symptômes, ce qui aide grandement dans l’établissement d’un diagnostic.

4. Irritation costovertébrale

Il n’est pas rare que des patients se présentent avec un point lancinant entre la colonne vertébrale et l’omoplate. Généralement, la douleur associée à ce point est assez intense et la plupart des gens nous diront qu’ils ont la sensation d’avoir un nerf coincé ou pincé dans le dos. La plupart du temps, cette douleur est associée à une irritation costovertébrale, c’est-à-dire une irritation de l’articulation entre une côte et la vertèbre sur laquelle elle s’articule. Cette douleur peut être locale et précise, mais elle peut également irradier vers l’avant en traversant la cage thoracique.

5. Hypertonicité musculaire

Pour protéger le corps, un muscle peut se contracter suite à un faux mouvement. La conséquence est que le mouvement associé à ce muscle peut être limité en raison de cette contraction. Ses fibres ne s’étirent pas comme convenu et ensuite, l’amplitude de mouvement habituelle n’est pas possible. Cette perception de blocage liée au mouvement est souvent traduite comme un nerf coincé. L’hypertonicité d’un muscle vient rarement seule, puisque pour se protéger, le corps aura également tendance à créer de l’inflammation.

S’il est une notion que nous souhaitons qui soit comprise dans cet article, c’est qu’un nerf ne bouge pas et ne se déplace pas et qu’en aucun cas votre chiropraticien vous diagnostiquera un nerf de nerf pincé ou déplacé. Vous aurez compris que certaines conditions sont associées à des compressions nerveuses et que dans ces cas, le diagnostic sera fait en conséquence.

N’hésitez pas à consulter votre chiropraticien. Puisqu’il a la capacité d’évaluer, diagnostiquer et traiter les conditions neuromusculosquelettiques, il pourra vous aider à trouver la cause de votre douleur, déterminer si elle est associée ou non à une composante nerveuse et établira le meilleur suivi pour vous aider sur le chemin de la santé optimale.